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    Le général de Corps d'Armée Christian PIQUEMAL interpelle MACRON

    Le général de Corps d'Armée Christian PIQUEMAL interpelle MACRON from Popodoran on Vimeo.

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    Menace

    Mon cher camarade,
     
    Je vous écris ces quelques mots depuis l’Australie où je rencontre, en ce moment même, nos homologues militaires. Chaque semaine, des signaux, venus des cinq continents, accréditent l’idée d’une dégradation sécuritaire. Le monde semble, chaque jour, plus instable et plus incertain. Ici, à l’autre bout du monde, je le mesure tout autant. L’évolution n’a pas pu vous échapper ; vous êtes – ou vous serez bientôt – en première ligne.
     
    Nul ne peut dire précisément, aujourd’hui, comment la situation évoluera demain. Le brouillard de la guerre s’épaissit. Le pire n’est pas certain, mais tout devient possible en raison de l’expansion du terrorisme islamiste radical et du comportement belliciste de certains Etats-puissance.
     
    Ces deux types de menaces sont distincts, mais non disjoints. Dans les deux cas, les stratégies reposent sur l’imprévisibilité, l’intimidation et le fait accompli. Dans les deux cas, la conflictualité sort du seul champ physique pour se porter massivement sur le champ virtuel de l’information et du cyber. Dans les deux cas, l’élévation du niveau d’agression passe par la prolifération, les trafics d’armes ou le réarmement.
     
    Car le monde réarme. Deux exemples simplement : l’Asie consacre, cette année, 100 milliards de dollars de plus que l’Europe à sa défense. De l’autre côté du Pacifique, les Etats-Unis projettent d’augmenter leur budget de 9% pour atteindre 639 milliards de dollars, en 2018.
     
    Tout nous indique que nous avons changé d’époque. La France et, plus largement, le continent européen ne sont plus totalement préservés des crises, qui traversent un monde désormais ouvert et globalisé. Nous sommes entrés dans le temps du courage. Nous avons le devoir de regarder la réalité en face ; sans la noircir, ni l’exagérer mais avec le souci de l’exactitude et de la lucidité. C’est le retour de l’histoire.
     
    Je le dis, à temps et à contretemps : face à ces menaces, notre modèle d’armée complet est la meilleure garantie de protection de la France et des Français.
     
    Mais il y a une autre garantie, plus importante encore ? Cette garantie, nous l’avons en nous. C’est notre courage ; notre espérance ; notre sens du service ; nos valeurs. Vous le savez, les temps difficiles permettent souvent aux hommes, comme aux nations de développer ce qu’ils ont de meilleur. C’est le cas aujourd’hui. J’y vois une opportunité.
     
    Sur ce plan, je voudrais terminer sur deux recommandations. Ce sont les deux attitudes à opposer, en priorité, à ces menaces. Etre vigilant, d’abord, pour ne pas être pris, à revers, par surprise. Garder l’œil ouvert. Veiller, ce qui signifie à la fois « rester éveillé » et « protéger ». Etre unis, surtout, car les menaces se nourrissent de la discorde. Elles prolifèrent sur le terreau de la division. Opposons à ces menaces notre unité, notre force, notre cohésion. Il n’y a rien de plus dissuasif !
     
    Comme annoncé précédemment, je vous parlerai, dans ma prochaine lettre, des missions qui évidemment découlent des menaces.
     
    Fraternellement,
     
    Général d’armée Pierre de Villiers
     
    https://www.facebook.com/notes/chef-d%C3%A9tat-major-des-arm%C3%A9es/menace/1436243886458103/
     
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    LE SACRE DE NAPOLÉON

     

    DÈS LE LENDEMAIN DU 2 DÉCEMBRE 1804, LA PRESSE LIVRAIT UN COMPTE-RENDU DE LA CÉRÉMONIE QUI ACCOMPAGNA LE COURONNEMENT DE L'EMPEREUR.

    En mai 1804, le sénat proclame Napoléon Bonaparte empereur des Français, sous le nom de Napoléon Ier. À la suite de cette proclamation, on demande au peuple, sous la forme d'un plébiscite, d'accepter "l'hérédité de la dignité impériale" : le oui l'emporte à 99,9 %.

     

    La cérémonie a lieu à Notre-Dame de Paris le dimanche 2 décembre. Célébrée par le pape Pie VII, elle est retranscrite dans le Journal des débats et des décrets du lendemain.

    "Qu'on se figure 7 ou 8 mille hommes de cavalerie de la plus belle tenue, entremêlés de groupes de musiciens, défilant entre deux haies continues d'infanterie de plus d'une demi-lieue de longueur ; qu'on y ajoute la richesse et le nombre des voitures, la beauté des attelages, le concours de quatre ou cinq cent mille spectateurs, et l'on n'aura qu'une idée imparfaite du coup d'œil qu'offrait la seule marche du cortège."

     

    Le couple impérial (Napoléon et Joséphine) arrive à 11h du matin à Notre-Dame. La cérémonie dure près de cinq heures. L'empereur et l'impératrice montent sur l'estrade, où le pape les bénit.

     

    "Après que S.S. eut intronisé l'Empereur et dit les paroles, Vivat imperator in aeternum, les voûtes de l'Église ont retenti des cris de vive l'Empereur ! Vive l'Impératrice ! […] Sa Majesté a prononcé le serment impérial du haut du trône, d'une voix si ferme et si distincte, que les paroles ont été entendues de tous les assistants, surtout celles où elle promet d'employer tout son pouvoir pour le bonheur et la gloire des Français."

     

    La scène sera immortalisée en 1807 par Jacques-Louis David, dans un célèbre tableau qui se trouve aujourd'hui au Louvre. Quand Napoléon quitte Notre-Dame, une salve de 101 coups de canons retentit. Pendant tout le mois de décembre, des festivités ont lieu dans la capitale. Napoléon restera empereur jusqu'en 1814, lorsque la prise de Paris l'amène à abdiquer. L'épisode des Cent-Jours lui permettra de reconquérir temporairement son empire.