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    PRIERE DU PARA

    PRIERE DU PARA

    Je m’adresse à vous, mon Dieu
    Car vous donnez
    Ce qu’on ne peut obtenir que de soi.
    Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,
    Donnez-moi ce qu’on ne vous demande jamais.
    Je ne vous demande pas le repos
    Ni la tranquillité,
    Ni celle de l’ âme, ni celle du corps.
    Je ne vous demande pas la richesse,
    Ni le succés, ni même la santé.
    Tout ça, mon Dieu, on vous le demande tellement,
    Que vous ne devez plus en avoir !
    Donnez-moi, mon Dieu,ce qui vous reste,
    Donnez-moi, ce que l’on vous refuse.
    Je veux l’insécurité et l’inquiètude
    Je veux la tourmente et la bagarre,
    Et que vous me les donniez, mon Dieu,
    Définitivement.
    Que je sois sûr de les avoir toujours
    Car je n’aurai pas toujours le courage
    De vous les demander.
    Donnez-moi, mon Dieu,ce qui vous reste,
    Donnez-moi ce dont les autres ne veulent pas,
    Mais donnez-moi aussi le courage,
    Et la force et la foi.
    Car vous êtes seul à donner
    Ce qu’on ne peut obtenir que de soi.

    A ne pas louper, une explication de texte
    qui accompagne cette prière en cliquant ici




    André ZIRNHELD (voir ci-dessous)
    Parachutiste mort pour la France
    En 1942 dans le désert de Lybie

    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


    En savoir plus sur André ZIRNHELD.............................
    Né le 7 Mars 1913 à Paris dans une famille Alsacienne, son père meurt quand il a 9 ans. Licencié de philosophie, professeur en 1937 il enseigne au Lycée Carnot à Tunis lorsqu'il doit faire son service militaire, le sursis qu'il demande pour préparer l'agrégation, lui étant refusé.
    Au lendemain de l'armistice qu'il n'accepte pas, il rejoint les Britanniques.
    Plus tard il notera dans son carnet : "la légalité est un confort dont il faudra savoir se priver."
    En Mai 41 il obtient de suivre les cours de l'école d'élèves officiers de Brazzaville, en Décembre il est aspirant et 5e de sa promotion; il choisit de servir chez les parachutistes des FFL et en Mars 42 il rejoint le French Squadron intégré à la  SAS Brigade britannique du major Sterling à Kabret sur les rives du canal de Suez. Des équipes autonomes de 7 ou 8 hommes sous le commandement d'un officier ont pour mission d'effectuer des sabotages à des centaines de kilomètres derrière les lignes ennemies pour paralyser l'aviation d'interception Allemande
    Le 11 Juin il parvient à détruire 5 Messerschmitt 109 après avoir neutralisé la défense adverse, ce qui lui vaut d'être proposé pour la Military Cross.
    Le 28 juillet dans la soirée,une équipe franco-britannique de 60 hommes équipés de jeep, attaque en force l'aérodrome de Sidi-Haneish; trente appareils sont détruits, mais au cours du repli une crevaison et la rupture d'un essieu isolent l'aspirant Zirnheld et l'aspirant Martin. Lorsque le jour se lève, un avion d'observation allemand les repère alors qu'il tente de se dissimuler au pied d'une falaise. Vers 7h30, 4 Stukas attaquent les 2 jeeps qui s'abritent tant bien que mal. André Zirnheld est blessé grièvement à deux reprises par les rafales des avions. L'aspirant Martin, mettra le cap à l'ouest, mais son camarade meurt dans d'atroces souffrances vers midi.
    Il est inhumé en plein désert et ses camarades recouvriront sa tombe de cailloux pour éviter que son corps ne soit dévoré par les chacals.
    Il repose aujourd'hui au cimetière des Batignolles à Paris. En recueillant ses quelques affaires personnelles, on retrouvera dans une de ses poches un carnet sur lequel il avait écrit plusieurs poëmes dont ce très beau texte que les parachutistes vont choisir pour en faire leur prière qu'ils récitent désormais avec ferveur. Ce carnet est dans une vitrine du musée des Compagnons de la Libération aux Invalides à Paris.
    Ses décorations :
    -Compagnon de la Liberation
    -Croix de Guerre 39/45 avec 2 palmes
    -Military Cross (GB)

    Sources : Musée de l'Ordre de la Libération : à découvrir en cliquant ici

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    Rwanda. Plainte de dix officiers français

    Le général Lafourcade : le film Opération Turquoise est partial et partiel !Dix officiers français de haut rang ayant participé en 1994 à l ’ opération militaro-humanitaire « Turquoise », au Rwanda, ont porté plainte en diffamation, mardi à Paris , après avoir été mis en cause , en août , dans un rapport rwandais les accusant d ’ avoir participé au génocide. Parmi les plaignants figurent cinq généraux, dont Jean-Claude Lafourcade , qui a commandé l’opération Turquoise, et cinq colonels.


    Rappel:

    Le général Lafourcade : le film Opération Turquoise est partial et partiel !

    Enquête à charge au Rwanda, documentaire-fiction sur Canal +, émission de Colombe Schneck sur France Inter, l'Armée française est mise sur la sellette à propos de son comportement dans les années 1990. Contre-enquête et interview du général Lafourcade.



    Le Rwanda revient dans l'actualité. Les autorités du pays s'apprêtent à publier le rapport de la Commission nationale indépendante (CNI), commission d'enquête sur la responsabilité de la France dans le génocide. Un rapport sans nuances accusant les militaires français, par exemple, d'avoir jeté dans le vide des Tutsi du haut de leurs hélicoptères, violé des femmes du pays, etc. Au même moment, Canal + a diffusé lundi 19 novembre un documentaire fiction intitulé Opération Turquoise, qui reprend un certain nombre de ces accusations sur le comportement des troupes françaises en 1994.

    Depuis quelques années, une violente polémique agite les milieux diplomatiques, humanitaires et journalistiques sur ce qui s'est passé au Rwanda, comme en a rendu compte Alain Léauthier dans le numéro de cette semaine de Marianne. Le dossier est à la fois complexe et douloureux. Du côté rwandais, on accuse la France, qui était liée par des accords de coopération au régime d'Habyarimana, d'avoir soutenu les génocidaires. Le journaliste du Figaro Patrick de Saint Exupéry a donné une certaine force à ces accusations, ainsi que certaines associations humanitaires.
    De leur côté, d'autres journalistes comme Stephen Smith ou Pierre Péan ont réalisé des contre-enquêtes tendant à établir que l'armée française a fait du mieux qu'elle a pu pour remplir la mission de l'ONU, décidée bien tardivement, et que les intentions du gouvernement de l'époque étaient strictement humanitaires. D'ailleurs, interrogé récemment par Marianne2.fr, le conseiller spécial du président Sarkozy Henri Guaino a indiqué que «la France n'avait pas l'intention de se repentir pour des exactions que son armée n'avait pas commises». Enfin, l'enquête du juge Bruguière, publiée voici un an, a conclu à la culpabilité du président Kagame et de certains de ses lieutenants dans l'attentat perpétré le 6 avril 1994 contre le président Habyarimana, attentat qui a joué un rôle de déclencheur dans le génocide ayant causé la mort de 800 000 personnes.

    Un traitement à charge
    Il n'est pas question ici de trancher sur le fond d'un dossier comprenant des milliers de pages de documentation et de témoignages. Mais on peut s'étonner du peu d'impartialité manifestée à la fois par les auteurs du documentaire et par l'émission de France Inter.
    Il est pour le moins cavalier que les auteurs du documentaire n'aient consulté que Patrick Saint Exupéry, négligeant même (voir l'interview ci-dessous) d'interroger le général responsable de l'opération. Il est aussi regrettable que, lors de son émission consacrée en principe à la critique des médias sur France Inter, J'ai mes sources, lundi 19 novembre, Colombe Schneck n'ait convié que les partisans d'une seule thèse, qui met en cause l'armée française : les auteurs de la fiction télé et Patrick de Saint Exupéry, sans jamais faire référence à l'enquête de Pierre Péan ni aux travaux universitaires critiquant le régime de Kagame. Il est d'ailleurs ahurissant que les auteurs du documentaire aient loué à l'antenne la largesse d'esprit de Paul Kagamé qui a certes autorisé le tournage d'un film dont il savait qu'il ne le desservirait point, mais qui, rappelons-le, écrase son peuple sous le joug de sa dictature… Encore plus ahurissant que le journaliste du Figaro Patrick de Saint Exupéry ait pu dire à l'antenne qu'il était blacklisté par les militaires français du Sirpa, le service de communication de l'armée, alors que lui-même écrivait, le 12 juillet 1994 dans le Figaro : «En mettant sur pied l'opération Turquoise, l'armée française a agi au mieux.»
    Fidèle à notre conception de la contre-programmation, nous avons demandé au général Lafourcade, qui dirigea l'opération Turquoise, de réagir au film de Canal+.


    Le Général Lafourcade répond à Canal +

    Vous avez dirigé l'opération Turquoise en 1994. Avez-vous été contacté par les auteurs du film Opération Turquoise ?
    Jean-Claude Lafourcade : Je n'ai jamais été contacté et c'est d'ailleurs ce qui m'a choqué. Le documentaire-fiction est à la fois partiel et partial. Partiel, parce qu'il ne prend en compte qu'une séquence d'une dizaine de jours sur une opération qui a duré deux mois. Partial, parce qu'il popularise la thèse d'une prétendue complaisance d'une fraction de l'armée française envers les exactions hutus.

    Avez vous vu le film ?
    Oui. Il pose d'abord un problème de méthode : les auteurs se protègent en expliquant qu'il s'agit d'une fiction alors que le nom de l'opération Turquoise, ainsi qu'un certain nombre de lieux sont réels, et que les personnalités évoquées par le film sont aisément reconnaissables. Sous couvert de fiction, les auteurs du film popularisent une thèse partisane sur la responsabilité de l'armée française dans le génocide. Par ailleurs, la sortie de ce film pose un problème puisqu'elle intervient au moment où une instruction est en cours devant le tribunal pénal des armées.

    Que répondez-vous sur aux accusations graves portées par les auteurs du film et par le journaliste consultant Patrick de Saint Exupéry ?
    Il faut d'abord rappeler que le génocide a commencé en avril. Je porte personnellement un jugement très sévère sur l'ONU qui ne s'est pas donnée les moyens d'intervenir alors que l'envoi de 2500 hommes aurait suffi à éviter le génocide. Devant cette situation, François Mitterrand a obtenu de l'ONU qu'elle mandate un petit contingent de troupes françaises pour faciliter l'arrivée d'un contingent de 2500 hommes destiné à arrêter les exactions. Cette mission impliquait évidemment une impartialité totale par rapport au conflit. La difficulté était que la France, liée au régime rwandais de l'époque par des accords de coopération, n'était sans doute pas la mieux placée pour intervenir. Mais notre mission a scrupuleusement respecté les consignes d'impartialité de la mission de l'ONU. A l'époque, tous les observateurs sur le terrain ont salué l'intervention française. Maintenant, si l'enquête révèle des fautes de certains militaires, ils seront sanctionnés. Mais cela n'a rien à voir avec ce dont on accuse l'armée, d'avoir prêté main forte aux forces génocidaires.

    Les auteurs du film accusent la France d'être incapable, treize ans après les faits, de prononcer le mot de génocide.

    Alain Juppé a dénoncé le génocide à l'époque. Il est extravagant de voir les militaires français dénoncés alors qu'ils ont été les seuls sur le moment à venir défendre les Tutsis. Même si cette intervention était certainement trop tardive – c'était en avril qu'il fallait agir –, nos troupes ont tout de même sauvé des dizaines de milliers de Tutsis.
    Propos recueillis par Philippe Cohen

    L'auteur de cet article a co-écrit avec Pierre Péan La Face cachée du Monde (2003, Mille et une nuits)

    Mardi 20 Novembre 2007 - 00:01
    Philippe Cohen
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