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Un sous-officier français tué mardi

le 06/07/2010 à 18:27 lepoint.fr AFGHANISTAN

Un sous-officier français du 13e régiment du génie de Valdahon (Doubs) est décédé mardi en Afghanistan des suites de ses blessures après l'explosion d'un engin explosif improvisé (IED), ce qui porte à 45 le nombre de militaires français tués depuis 2002 dans ce pays.

Ce sergent-chef, dont le nom n'a pas été divulgué, a été grièvement blessé par l'engin alors qu'il sécurisait la "route logistique Vermont" au nord-est de Kaboul, lors d'une opération de reconnaissance, et il est décédé à l'hôpital de Kaboul, a annoncé l'Élysée dans un communiqué. Il est le 45e militaire français à avoir perdu la vie en Afghanistan depuis l'engagement des troupes françaises dans ce pays en janvier 2002.

Les forces françaises stationnées en Kapisa, à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Kaboul, conduisaient "une opération de présence" à quelques kilomètres au sud de la base française de Tagab en soutien à une unité afghane, a indiqué à l'AFP l'amiral Christophe Prazuck, de l'état-major des armées à Paris. "Au cours de la phase de reconnaissance, un IED a explosé, le militaire français grièvement blessé étant d'abord évacué vers Tagab puis par hélicoptère vers l'hôpital militaire de Kaboul où il a succombé à ses blessures", a-t-il précisé.

Toujours selon l'amiral Prazuck, une cinquantaine d'IED ont été découverts depuis le début de l'année dans cette région dont un tiers ont été révélés aux militaires français par la population afghane. Les IED sont la première cause de mortalité parmi les soldats de la coalition internationale en Afghanistan, mais les civils afghans paient le plus lourd tribut avec plus d'un millier de morts en 2009.

Un légionnaire grièvement blessé vendredi

Nicolas Sarkozy a présenté à la famille et aux compagnons d'armes de la victime ses "plus sincères condoléances". "Ce sergent-chef a payé de sa vie l'engagement de la France au service de la paix et de la sécurité du peuple afghan", a ajouté la présidence. Dans un communiqué où il a fait part de sa "grande émotion", le Premier ministre François Fillon a expliqué que "la charge avait explosé alors que ce sous-officier démineur effectuait une reconnaissance pour préparer une opération d'actions civilo-militaires au profit de la population". Le chef du gouvernement a précisé que l'explosion avait eu lieu "au sud de Tagab, au niveau de la vallée de Bedraou".

Présentant "ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches du sous-officier", François Fillon a, en outre, "salué le dévouement et le professionnalisme des unités (françaises) engagées aux côtés des forces afghanes, pour la sécurisation et la reconstruction de l'Afghanistan", et rendu "un hommage particulier au courage et à l'action des démineurs". Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a exprimé, dans un communiqué, "sa grande peine et sa reconnaissance à l'égard de ce militaire français qui a donné sa vie dans l'accomplissement de sa mission", et s'est "associé étroitement à la douleur de sa famille".

Ce décès survient alors qu'un légionnaire du 1er régiment étranger de Laudun-l'Ardoise (Gard) a été grièvement blessé vendredi dans la même région lors d'un accrochage avec les talibans. Rapatrié à Paris, son pronostic vital était encore jugé "engagé" lundi. Mardi, la force internationale de l'Otan a annoncé la mort de quatre de ses soldats en Afghanistan, portant à 335 le nombre de militaires étrangers tués depuis le début 2010, qui s'annonce déjà comme l'année de loin la plus meurtrière en près de neuf ans de guerre.
Le décès porte à neuf le nombre de soldats français tués en 2010 en Afghanistan © Abaca

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