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    Les femmes de militaires en ont plein le dos que leurs maris ne soient pas payés


    @Facebook "Un paquet de Gauloises"

    Source: http://www.slate.fr/lien/64085/femmes-militaires-paye-louvois

    Les femmes de militaires et leurs familles en ont assez. Cela fait presque un an que les soldes de leurs maris ne tombent pas, ou ne correspondent pas à la somme due. Depuis la mise en place, en octobre 2011, de Louvois (pour Logiciel unique à vocation interarmées de la solde), un nouveau logiciel informatique pour la gestion des soldes de l'armée française (qui doit s'étendre à l'ensemble des armées à terme), les retards et les erreurs dans les bulletins de soldes de l'armée de terre se multiplient. Le raccordement de la marine à ce système en mars 2012 «n'a fait qu'aggraver la situation», selon le Figaro.

    Les femmes de soldats, qui avaient manifesté devant le ministère de la Défense en mars 2012, ont choisi une nouvelle méthode pour protester contre le non-versement des salaires de leurs maris: elles ont créé le 23 octobre 2012 une page Facebook, «Un paquet de Gauloises» où elles posent torse nu de dos.

    Sur leurs dos, elles inscrivent des messages. Sur l'une d'elles, on peut lire:

    «Fatigué par la guerre/Usé par les combats/Trahi par le gouvernement/Volé par les banques/Les enfants et moi nous sommes à tes côtés/On t'aime.»

    Sur une autre:

    «Parti au combat pour la France elle t'aime moi aussi Pas Louvois qui nous laisse sans solde.»

    Les femmes de militaires demandent, sur leur page Facebook, le paiement des soldes de leurs maris et parlent de problèmes«financiers» et non du logiciel Louvois pour expliquer ces erreurs et ces retards:

    «Alors que nos conjoints remplissent un travail qui leur a été demandé pour la France, leurs soldes sont retenues pour des motifs purement financiers et non pas techniques comme on veut nous le faire croire. (...) Les experts en communication de crise du Ministère préfèrent mentir et canaliser notre rancœur sur un logiciel bidon que sur une chaîne hiérarchique qui se fait toute petite devant les politiques.»

    Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé le 29 octobre«la mise en place d’une procédure exceptionnelle pour parer au plus pressé: le paiement des soldes de nos soldats avant la fin de l’année 2012», annonce un communiqué du ministère de la Défense. «Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé ce lundi "une trésorerie immédiatement mobilisable" de 30 millions d'euros pour régler les erreurs de paiement des soldes de militaires», précise l'AFP.

    Le 18 octobre 2012, le ministre de la Défense, avait déjà voulu rassurer les familles de militaires non payées et avait affirmé au micro de France Info lors d'une visite d'un centre d'appel, mis en place fin septembre pour les familles concernées:

    «Que des militaires courent après leurs soldes, c'est indigne d'un pays comme la France. (...) Dans le privé ou dans le civil, ça ferait longtemps qu'il y aurait eu plein de monde dans la rue. Alors c'est moi qui suis dans la rue. Je les remplace !»

    Le ministre de la Défense accusait en outre son prédécesseur, Gérard Longuet, d'être responsable du fiasco, car il aurait voulu mettre en place ce nouveau logiciel «au pas de charge».

    Sur l'ensemble des bulletins de soldes de l'armée de terre combien de familles sont concernées? En mars 2012, l'ancien porte-parole de la Défense, Gérard Gachet, avait affirmé à l'AFP que le problème «est en voie d'être résolu». Selon lui, «entre 2 à 3.000, soit entre 1,5% et 2%» des bulletins de soldes étaient concernés. Jean-Yves Le Drian n'a lui pas donné de chiffres précis.

    Photo: @Facebook "Un paquet de Gauloises"
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    Un SDF de 59 ans, ex-légionnaire, mort de froid dans la rue à Paris

    Un SDF de 59 ans, ex-légionnaire, mort de froid dans la rue à Paris

    28 octobre 2012 à 22:22
    Des SDF dans une rue à Paris, le 27 octobre 2012
    Des SDF dans une rue à Paris, le 27 octobre 2012 (Photo Kenzo Tribouillard. AFP)
     

    Un bouquet de chrysanthèmes a été déposé dimanche sur le trottoir de la rue Kellner, à Paris (XVIIe). C'est là qu'est mort dans la nuit, probablement de froid, Bernard, un SDF de 59 ans, ancien légionnaire dont la santé s'était détériorée, se souviennent les habitants du quartier.

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    La flotte franco-britannique s’assemble au large de la Corse

    22/10/2012

    Dossier(s) : Marine nationale Royal Navy

    crédits : MARINE NATIONALE. crédits : MARINE NATIONALE

    Un porte-avions, un porte-hélicoptères, trois bâtiments amphibies, quatre frégates et leurs navires de soutien…  Au large de la Corse, c’est une imposante force aéronavale qui s’est assemblée jeudi dernier. Une flotte franco-britannique, réunie dans le cadre de l’exercice Corsican Lion. Côté français, la Marine nationale aligne le porte-avions Charles de Gaulle, le bâtiment de projection et de commandement Mistral, les frégates Chevalier Paul et Jean de Vienne, ainsi que le pétrolier-ravitailleur Meuse. La Royal Navy mobilise, pour sa part, le porte-aéronefs HMS Illustrious, le transport de chalands de débarquement HMS Bulwark (navire amiral), le TCD auxiliaire RFA Mounts Bay, les frégates HMS Montrose et HMS Northumberland, ainsi que le navire roulier Hartland Point.

     

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    La frégate HMS Montrose et le TCD HMS Bulwark (© : MARINE NATIONALE)

     

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    La frégate HMS Northumberland et le BPC Mistral (© : MARINE NATIONALE)

     

    « Une nouvelle page dans l’histoire militaire de nos deux pays »

     

    Ces manœuvres s’inscrivent dans le cadre du traité de Lancaster House, signé fin 2010 afin de renforcer la coopération franco-britannique en matière de défense. Ces accords prévoient, notamment, la mise en œuvre d’une force expéditionnaire interarmées binationale, la CJEF (Combined Joint Expeditionary Force), capable entre autre, d’intervenir depuis la mer. « C’est une nouvelle page dans l’histoire militaire de nos deux pays. Nous attendions avec impatience cette étape concrète d’interopérabilité avec nos alliés français », affirme le Commodore Paddy McAlpine, commandant des forces amphibies L’exercice Corsican Lion traduit pour la première fois la volonté franco-britannique d’engager cette force en deux Task Group : un TG amphibie, articulé ici autour du Bulwark, de l’Illustrious et du Mistral ; ainsi qu’un TG aéronaval formé par le Charles de Gaulle et son escorte, renforcée d’une frégate britannique. « Une première journée de manœuvres à la mer a permis l’intégration de nos moyens respectifs et s’est achevée par le regroupement de toutes les unités, contribuant ainsi au développement de l’esprit d’équipe de Corsican Lion. A partir d’aujourd’hui, militaires français et britanniques constituent une seule et même force » précisait le 18 octobre le contre-amiral Jean-Baptiste Dupuis, commandant le Task Group 473 auquel appartient le porte-avions français. « J’attends beaucoup de Corsican Lion car c’est la première étape de la concrétisation de cette future force expéditionnaire franco-britannique avec, pour l’occasion, l’engagement des aéronefs du Charles de Gaulle en soutien des opérations amphibies conduites par le Task Group britannique ».

     

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    Les deux TG franco-britanniques réunis (© : MARINE NATIONALE)

     

    A bord du BPC Mistral, plus de 300 marsouins de la 9e brigade d'infanterie de marine et 52 Marines britanniques de la 3e brigade commando forment le Groupement tactique embarqué (GTE) commandé par le colonel Christophe Paczka du 2eRégiment d’infanterie de marine d’Auvours (2RIMa). Ils débarqueront ensemble, cette semaine, avec une cinquantaine de véhicules sur les côtes « d’un pays réputé hostile », comme l'annonce le thème tactique de l’exercice, sous la protection des avions catapultés depuis le Charles de Gaulle …

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    Corsican Lion, l’exercice de collaboration franco-britannique

    Jusqu’au 26 octobre, français et britanniques collaborent en mer méditerranée pour l’exercice amphibie Corsican Lion. L’occasion pour la 9e brigade blindée de marine (BLBMa) de développer sa coopération technique et tactique avec les forces d’Outre-Manche.

     

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    La Défense cherche trois milliards d'euros

    Par Alain Ruello | 18/10 | 16:15

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/air-defense/actu/0202330078981-la-defense-cherche-trois-milliards-d-euros-501795.php

     

    Le budget 2013 autorise les militaires à commander pour 12,3 milliards d'euros d'armements l'année prochaine. Sauf que les crédits prévus en 2014 et 2015 ne permettront pas de payer les factures !

    DGA

    DGA

    Même pas encore voté, le budget 2013 du ministère de la Défense provoque déjà des sueurs froides chez les militaires. Et pour cause : son application stricto sensu conduit à une impasse financière cumulée de trois milliards d'euros en 2014 et 2015, c'est à dire sur les deux dernières années de la programmation triennale, selon nos informations.

    Pour comprendre comment on peut en arriver là, il faut se plonger dans la technique budgétaire. Le projet de loi de finances 2013 de la mission Défense a alloué 12,3 milliards d'euros d'autorisations d'engagement pour l'équipement des forces (programme 146). Pour les non initiés, cela signifie que l'hôtel de Brienne a le droit de signer (d'engager) pour 12,3 milliards d'euros de contrats avec les industriels de l'armement l'année prochaine.

    Les documents officiels donnent un aperçu des commandes prévues, de manière non exhaustive : 3 systèmes de drones tactiques (programme SDTI), 4.400 postes radios de nouvelle génération (Contact), 220 missiles air-sol modulaires (AASM), rénovation des avions de patrouille maritime (ATL2), 5 hélicoptères Cougar, avion de transport et de ravitaillement (MRTT)... De quoi combler quelques manques dans la panoplie de l'armée.

    Le hic, c'est que cette liste au père Noël, l'armée n'a pas les moyens de se la payer, et l'état-major le sait très bien. Compte tenu de toutes les commandes déjà passées mais restant à payer, et si les militaires en rajoutent pour 12,3 milliards en 2013, alors il manquera 1 milliard en 2014 et 2 milliards en 2015 sur les 31,5 milliards de crédits de paiements prévus respectivement sur ces deux années pour payer les factures correspondants à tous ces engagements. La seule solution pour que cela passe, serait de ne prendre plus aucune commande ces deux années-là ! Le gel pour 4,5 milliards d'engagements décidé cet été ne change rien à l'affaire car cette mesure était destinée à économiser de la trésorerie cette année et l'année prochaine, pas au-delà.

    Des années 2014 et 2015 très difficiles

    La DGA, qui est co-responsable du programme 146 avec l'Etat-major, est tellement consciente de l'impasse à venir qu'elle a anticipé les travaux d'écriture de la prochaine loi de programmation militaire, sans même attendre que la commission du livre blanc de la Défense rende une première ébauche de ses réflexions ! « On cherche des solutions. Il faudra probablement renégocier des contrats, ce que l'on n'a pas fait jusque là », confirme un bon connaisseur du dossier. L'autre solution, évidemment, c'est de ne pas passer ces 10 milliards de commandes, ou en tout cas bien moins. C'est très probablement ce qui se dessine.

    Contacté, le cabinet de Jean-Yves Le Drian minimise le risque de trou de trésorerie. Son argument ? Le montant des engagements prévus dans le projet de loi de finances 2013 dépendra des conclusions du livre blanc et du contexte économique global. En clair, entre le budget voté et son exécution, il y aura forcément une différence. Les parlementaires apprécieront... Qui plus est, ajoute-t-on au sein du ministère, les 31,5 milliards d'euros prévus pour 2014 et 2015 constituent une enveloppe globale. En d'autres termes, toutes les lignes budgétaires de la mission défense seront mises à contribution, et pas seulement l'équipement des forces.

    Si le premier argument est vrai, le second l'est moins car, entre salaires, équipement, dissuasion, entraînement ou encore maintenance des matériels, les grandes masses du budget de la Défense sont connues et ne varient pas de manière spectaculaire. C'est en fonction de ces grandes masses que les militaires sont arrivés à la conclusion qu'il pourrait manquer 3 milliards sur le seul programme armement.

    La conclusion s'impose d'elle même : les annuités 2014 et 2015 s'annoncent très difficiles car, à la différence de celles qui ont précédé, le ministère de la Défense ne peut plus compter sur les recettes exceptionnelles tirées de la vente des fréquences hertziennes pour arrondir les fins de mois. Il y a bien encore de l'immobilier à vendre, mais cela reste encore très hypothétique. A moins d'une reprise économique miracle, l'armée française dans son format actuel vit ses derniers mois...

    ALAIN RUELLO .