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    Abandoned WW2 Bunkers by Jonathan Andrew

    Our long-standing obsession with abandoned places was piqued when we saw this series, an artful look at the abandoned military bunkers of the second world war.  Photographer Jonathan Andrew has traveled across Europe to document the decay of WW2-era military bunkers, standing strong and stoic against time.  These bunkers in The Netherlands, France and Belgium have been marked by graffiti, by wear and discoloration, but their concrete shapes remain firm against invisible invaders from a fading history.  Andrew’s photographs are both haunting and serene, a stark reminder of a troubled century in Europe.

    Source: http://www.thecoolist.com/abandoned-ww2-bunkers-by-jonathan-andrew/

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    Noël dans le djébel

     

     

    shapeimage_2.pngMe revient ce matin le souvenir du Noël 1956 en pleine guerre d’Algérie.

     

    J’avais été démobilisé en octobre, mais je ne cessai de penser à mes camarades et aux hommes de ma section, à la frontière tunisienne. L’engagement politique intense dans le quel je m’étais lancé tenait pour une bonne part à ce souvenir encore brûlant. J’avais prévu de retrouver ma section dans son cantonnement d’Aïn Zana pour passer avec mes hommes la veillée de Noël. Je voulais également mettre à profit ce bref séjour en Algérie pour poser les bases d’une action future et visitant les quelques personnes qui s’étaient fait connaître au « mouvement ». Je commençais par Oran, Tiaret, Alger, et Souk-Ahras où me reçurent le Dr Thouvenot et son épouse. Brève idylle durant le vol Paris-Oran, comme on peut en avoir dans un avion, à vingt ans, avec une fille du même âge, partageant les mêmes sentiments. C’était une jeune Française du Maroc, agréable et douce. Il n’était pas nécessaire de lui expliquer longuement les raisons de mon combat. Cela contribuait à nous rapprocher. Nous nous savions promis l’un et l’autre à des temps difficiles. Quelques jours plus tard, après des contacts dans l’Oranais et l’Algérois, j’arrivais à Souk-Ahras, petite ville de l’est-Constantinois, devenue une base militaire, que j’avais tant de fois traversée au départ et au retour d’opérations depuis novembre 1954. A mon hôtel, je retrouvais des officiers du 2e REP croisés quelques mois plus tôt dans les djébels.

     

    Rejoindre Aïn Zana n’était pas facile. Le Dr Thouvenot, dont la cinique chirurgicale était transformée en annexe d’un hôpital militaire de l’avant, avait les meilleurs contacts avec nombre d’officiers. Aucun convoi militaire n’était prévu pour ce poste perdu face à « désert des Tartares » qui n’était pas peuplé que de songes. Malgré l’avis très réprobateur de l’excellent chirurgien qui me voyait déjà la gorge ornée du célèbre « sourire kabyle », je décidais d’emprunter un camion de bois qui montait justement vers le cantonnement de mon ancienne compagnie, à travers quelques dizaines de kilomètres de territoire fellouze, autrement appelé zone interdite. Je misais sur mon étoile et, très accessoirement, sur mon pistolet. Il ne m’aurait pas protégé contre un coup de main des HLL ou une trahison de mon chauffeur. Mais il me donnait une illusion de sécurité et m’aurait peut-être permis de tuer quelques agresseurs avant d’y passer à mon tour. En me remémorant cela aujourd’hui, je dois convenir que c’était folie pure. Mais, contre toute attente, mon chauffeur musulman ne fit pas d’entourloupe. Après quelques heures de mauvaise piste, il me déposa devant le P.C. de mon ancienne compagnie. L’arrivée d’un martien n’aurait pas provoqué plus de stupeur chez le nouveau capitaine que je n’avais fait qu’entrevoir naguère. Il avait été pourtant été averti de mon arrivée, mais pas dans un tel équipage. Il me passa un « savon » carabiné. Non seulement j’étais maintenant un civil qui n’avait rien à faire en ces lieux, mais j’avais pris des risques qui ne témoignaient pas pour la qualité de mon jugement, ce qui n’était pas complètement faux. Bref, n’ayant pas le moyen de me réexpédier à Souk-Ahras, il m’autorisa comme je le souhaitais à passer la veillée du 24 décembre avec mon ancienne section. Mais dès le lendemain, me dit-il, je serai embarqué sur un convoi de liaison. Cela me convenait.

     

    Mon ancien commandant de compagnie, le capitaine Jaugeon, ancien légionnaire, officier de troupe remarquable et vrai guerrier, avait été muté je ne sais où. Il n’était plus là pour me protéger et me comprendre à sa façon.

     

    L’accueil de mes hommes fut à la hauteur de ce que j’attendais et mieux encore. Quelques semaines plus tôt, faisant jouer la corde sensible, j’avais requis l’aide de mes trois sœurs. Chacune avait expédié à l’un de mes anciens groupes de combat un copieux colis contenant vins, victuailles et cigarettes, toutes choses précieuses et rares, faites pour égayer le bivouac des soldats dans le fin fond du bled. Au début de la veillée, les caporaux organisèrent une petite cérémonie qui devait me valoir quelques ennuis par la suite. A ma grande stupeur, ayant mis la section au garde-à-vous,  ils épinglèrent sur mon anorak civil la croix de la Valeur militaire récemment instituée. L’initiative était touchante mais elle fut fort mal appréciée par la hiérarchie. Il est vrai que trois mois plus tôt, le capitaine Jaugeon m’avait proposé pour une citation à l’ordre, transmise avec avis favorable du colonel. Bien des années après, grâce à la complicité inattendue d’un officier, je découvris, en consultant mon dossier de la Sécurité Militaire, que l’initiative fort peu réglementaire de mes hommes, ajoutée à des rapports de police sur mon activisme politique, avait eu des effets pervers. Tout cela est dénué d’importance depuis longtemps. Ne subsiste en moi que la marque d’estime des hommes que j’avais commandés. Subsiste aussi le souvenir d’une veillée dans la nuit froide, sous les armes, aux avant-postes de notre monde menacé, alors que nos coeurs étaient encore gonflés de l’assurance que donne la jeunesse, l’ignorance des vrais périls et de leur perfidie. Peu après mon départ, la position d’Aïn Zana fut violemment attaquée par des katibas venues de Tunisie. Le futur “barrage” (ligne Morice) n’existait pas encore à cette époque. Si l’on conserve un peu d’esprit aventureux, il n’est pas difficile, je suppose, d’interpréter mon équipée, ce qui m’avait poussé à rejoindre pour la nuit de Noël le hommes avec qui j’avais tout partagé peu avant et vers qui m’appelait un sentiment fraternel. Je me répétais le mot un peu facile de Montherlant, « l’ennui naquit un jour de l’uniforme ôté ». Rejoindre la vie civile m’avait été un poids. J’y avais consenti par raison, ayant compris que cette guerre que nous faisions si mal ne se perdrait ou ne se gagnerait pas dans les djebels mais à Paris. C’était là, pensais-je, qu’il fallait agir et se battre. Je n’étais nullement préparé à ce terrain et à ses embuches. Me tenaillait la nostalgie de nos bivouacs sous les étoiles, de nos marches arides dans une montagne que j’aurais voulue nôtre, de nos chasses à la rencontre d’un gibier armé, de notre camaraderie. C’est avec tout cela que j’allais renouer dans cette nuit de Noël, aux frontières de l’espérance.

     Dominique Venner

     

     

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    Noël sans solde pour des milliers de soldats français


    Le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, a dégagé une enveloppe de 30 millions d'euros pour régler les cas urgents générés par le bug informatique de Louvois.

     

     


    L'énorme bug qui affecte la paie des militaires français ne sera pas résolu pour Noël, comme espéré au ministère de la défense. Primes oubliées, soldes amputées au point de mettre des familles en grave difficulté financière, ou, au contraire, trop-perçus de milliers d'euros, devenus des pièges à l'heure des déclarations d'impôts : depuis plus d'un an, du soldat rentré d'Afghanistan aux gradés, quelque 15 000 personnes font face à une machine folle.

    Un nouveau logiciel de paie est en cause, Louvois, mis en place en 2009. "Je reçois beaucoup de militaires dans la Marne, des gens qui ne sont pas payés depuis deux mois ! Ils n'ont plus rien pour vivre ! L'ordinateur est devenu fou : on ne leur verse que 150 euros par mois !", s'est emporté le député (UDI) Charles de Courson quand le sujet a été abordé, mardi 18 décembre, à l'Assemblée nationale, lors de l'examen du projet de loi de finances rectificative pour 2013.

    Le ministre Jean-Yves Le Drian, s'est rendu pour la deuxième fois, vendredi 21 décembre, dans le centre "Solde assistance" qu'il a mis en place le 1er octobre à Rambouillet. La défense déploie depuis quatre mois des efforts très importants pour tenter de régler ce qui apparaît comme l'un des plus gros dysfonctionnements dans la gestion des ressources humaines des armées. Un fonds d'urgence de 30 millions d'euros a été débloqué.

    Lire aussi :  Soldes des militaires : Le Drian dégage 30 millions d'euros pour régler le bug

    La plateforme d'accueil de Rambouillet a reçu 15 000 appels et ouvert 6 500 dossiers. Elle a déjà, en urgence, remboursé 9 millions d'euros à 3 800 soldats qui n'avaient pas été payés correctement. La majorité des problèmes concernent des militaires partis en opérations extérieures. Dans la plupart des cas, les erreurs portaient sur des sommes inférieures à 5 000 euros. Pour près de 350 militaires, le trou atteignait cependant 8 500 euros en moyenne. Le ministère a demandé aux banques d'être bienveillantes vis-à-vis des découverts justifiés par le bug. La défense a aussi saisi la direction générale des impôts.

    LES PRINCIPALES VICTIMES SONT DES MILITAIRES PARTIS EN "OPEX"

    M. Le Drian décidera début janvier, après audit, si Louvois, logiciel fourni par une société de services informatiques, Steria, peut être viable à long terme dans les conditions où il a été implanté au ministère. Mais selon nos informations, l'outil ne semble pas réformable : à mesure que les données individuelles des 130 000 militaires de l'armée de terre y sont intégrées et les erreurs corrigées, l'informatique génère des bugs aléatoires. Le remplacer prendrait des mois, et coûterait des millions d'euros.

    "J'ignore dans quelles conditions il fut décidé de créer, d'instaurer puis de mettreen œuvre ce logiciel. En tous cas, de tels errements posent un très gros problème dans la gestion des affaires de l'Etat", a dû reconnaître le ministre du budget, Jérôme Cahuzac, mardi, à l'Assemblée. Le gouvernement a demandé au Parlement d'ouvrir 195 millions d'euros de crédits supplémentaires pour les traitements des militaires ; non seulement ils avaient été sous-évalués dans la loi de finance initiale, mais Louvois a aggravé la situation.

    Le sujet, contenu dans le plan de réforme décidé par le précédent gouvernement, a provoqué la colère de M. Le Drian. "En juillet, on m'avait fait savoir que tout rentrait dans l'ordre. C'est en me rendant dans les forces à partir de septembre que j'ai pu me rendre compte de l'ampleur des dégâts", avait-il regretté le 29 octobre en présentant le plan d'urgence. En interne, le contrôle général des armées est pointé du doigt, qui a poussé à la mise en œuvre rapide de la réforme sans que toutes les garanties soient acquises.

    MOBILISATION DES FEMMES DE SOLDATS

    De plus, l'armée de terre, particulièrement concernée, a d'abord nié qu'il y avait un problème. C'est la mobilisation des femmes de soldats qui a permis de mettre au jour l'ampleur du dysfonctionnement. Dans les autres services, marine ou service de santé des armées, aux effectifs moindres, des problèmes sont aussi survenus. Mais des équipes ont, discrètement, règlé au cas par cas les situations individuelles, en signant des chèques.

    L'affaire n'a pas fini d'empoisonner le gouvernement. "Il est clair que de très gros efforts devront être déployés l'année prochaine afin que le logiciel Louvois donne les résultats que l'on est en droit d'attendre et qu'il cesse de décevoir au point demettre les gestionnaires du ministère de la défense, et plus généralement le gouvernement, dans une situation particulièrement délicate", a encore indiqué M. Cahuzac.

    Nathalie Guibert

    Source : http://www.lemonde.fr/international/article/2012/12/21/des-milliers-de-soldats-francais-non-payes-a-cause-d-un-bug-informatique_1809606_3210.html

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    Joyeux Noël !

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    Après l’Afghanistan, l’armée prépare de futures missions

    http://www.dna.fr/actualite/2012/12/22/l-armee-prepare-de-futures-missions

    http://www.dna.fr/actualite/2012/12/22/l-hommage-du-president

    Bonne journée

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    Nedeleg laouen !

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