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Mali : Tombouctou en vue, l'aide américaine renforcée

 

Par Les Echos | 27/01 | 10:22 | mis à jour à 11:2

Après la reprise de Gao, bastion islamiste au nord-est du Mali, les troupes françaises et maliennes se dirigent vers Tombouctou. La Maison Blanche donne son feu vert pour le ravitaillement en vol des avions français.

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11H21 : Le président sortant de l'UA « salue » l'intervention française -Le président sortant de l'Union africaine, Thomas Boni Yayi, a « salué » l'intervention militaire française au Mali, regrettant que l'UA n'ait pas réagi plus tôt pour « défendre » l'un de ses membres. « Je tiens à saluer la France qui, face aux délais de réaction extrêmement longs de l'Union africaine et de la communauté internationale, a pris les devants et fait ce que nous aurions dû faire depuis longtemps pour défendre un pays membre, » a déclaré le président béninois dans son dernier discours en tant que président de l'organisation pan-africaine, à Addis Abeba. Le dirigeant a encore fait part de sa « profonde reconnaissance » au président français, François Hollande, pour sa « décision salutaire » d'envoyer l'armée française au Mali.

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AFP
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10H04 : « Les islamistes ont commencé à fuir Tombouctou » -Après deux jours de voyage sur le fleuve Niger, une pirogue accoste à Mopti, dans le centre du Mali, en provenance de Tombouctou, dans le nord. « Là-bas, chez nous, les islamistes ont commencé à fuir », dit un étudiant venant de débarquer. « Il en reste quand même », nuance un commerçant. « J'habite à Tombouctou et nous sommes tous contents du président français François Hollande! On a l'impression qu'on va être libérés très bientôt », dit Sidi Touré, commerçant de 67 ans coiffé d'un turban vert, parti jeudi à bord d'une grande pirogue de sa ville « coupée du monde », sans réseau téléphonique. A son côté, un chauffeur songhaï de 44 ans, Mohamed Touré, dit vivre « comme une fête » l'annonce de la reprise aux jihadistes de Gao, à 1.200 km au nord-est de Bamako, par les militaires français et maliens. « Bien sûr, la guerre, ce n'est pas bon. Mais la libération du nord, est-ce vraiment la guerre? Ce sont les populations souffrant depuis neuf mois qui réclamaient d'être libérés », argumente-t-il.

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9h29 : L'aviation française détruit la maison du chef d'Ansar Dine et frappe Kidal -L'aviation française a bombardé des positions islamistes à Kidal et sa région, dans l'extrême nord-est du Mali, détruisant notamment la maison du chef du groupe armé Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), a-t-on appris de sources concordantes. « Il y a eu des frappes aériennes dans la région de Kidal (à 1.500 km de Bamako). Ces frappes ont notamment touché la maison de Iyad Ag Ghaly à Kidal et un camp militaire dans la même ville », a déclaré une source malienne de sécurité. « L'armée française a tiré sur un camp militaire à Kidal, et détruit la maison de Iyad Ghaly. Il y a aussi eu des tirs de l'aviation française à l'ouest de Kidal, non loin du village natal de Iyad Ghaly », a déclaré de son côté un élu de la région.

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8h57 : Les troupes africaines en cours de déploiement dans Gao - Des soldats maliens, tchadiens et nigériens étaient en cours de déploiement dans la ville de Gao, bastion islamique dans le nord du Mali, a annoncé le porte-parole de l'état-major des armées françaises à Paris. Selon le colonel Thierry Burkhard, qui s'exprimait sur Europe 1, ces forces africaines ont été projetées par voie aérienne sur l'aéroport de Gao, pris par les forces spéciales françaises. « Au cours d'une action combinée dans la nuit de vendredi à samedi de forces spéciales et de frappes aériennes », l'aéroport et un pont stratégique sur le Niger, à quelques km de Gao (1.200 km au nord-est de Bamako), ont été pris, a-t-il dit.

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AFP
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7h11 : Les Etats-Unis acceptent de ravitailler les avions français -Les Etats-Unis ont accepté de ravitailler en vol les avions de combat français intervenant au Mali, a annoncé l'armée américaine dans un communiqué. Paris avait demandé il y a plus de deux semaines à Washington de mettre des avions-ravitailleurs à la disposition des appareils français en mission au Mali. Le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta vient d'approuver cette requête, a indiqué le porte-parole du Pentagone George Little. M. Panetta a appelé samedi le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian pour discuter des modalités du soutien militaire américain, avec pour objectif « de priver les terroristes d'un refuge au Mali ». Le secrétaire américain « a informé le ministre Le Drian que le commandement militaire américain pour l'Afrique soutiendra l'armée française en conduisant des missions de ravitaillement en vol pendant la poursuite des opérations au Mali », poursuit le communiqué, sans plus de précisions.

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La journée de samedi

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20h39 : 6.000 soldats africains au Mali -L'Afrique de l'Ouest a l'intention de déployer près de 6.000 hommes dans le cadre de sa force d'intervention au Mali (Misma), auquel s'ajouteront les 2.000 militaires promis par le Tchad, a annoncé le chef d'état-major ivoirien, le général Soumaïla Bakayoko. Lors d'une réunion d'urgence à Abidjan, les chefs d'état-major de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont décidé de « relever » le volume de leurs effectifs promis au Mali, pour qu'ils atteignent « 5.700 hommes », a déclaré à la clôture le général Bakayoko, dont le pays préside actuellement la Cédéao. Jusque-là, l'Afrique de l'Ouest visait le déploiement d'environ 4.000 militaires. Le Tchad s'est engagé à fournir 2.000 soldats, qui ne font pas partie de la Misma mais agissent en coordination avec elle.

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AFP
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20h02 : Arrivée des forces africaines à Gao -Des contingents africains, formés de militaires nigériens et tchadiens, arrivent sur Gao pour prendre le relais des forces françaises. « Les forces françaises et africaines maîtrisent à 100% la ville de Gao. Il y a une liesse populaire, tout le monde est content », a indiqué une source de sécurité malienne. Mais de premiers témoignages font aussi état d'actes de pillage. Les soldats nigériens et tchadiens sont venus par la voie des airs, depuis Niamey. Ils étaient accompagnés de soldats maliens du colonel Alhaji Ag Gamou, qui étaient réfugiés au Niger depuis l'an dernier, après la débâcle face aux groupes armés, selon une source malienne de sécurité sur place.

 

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19h43 : François Hollande sous « très haute protection » -Voiture blindée, communications sécurisées, conseils de défense, déplacements quasi systématiques en avion... Depuis le début des opérations militaires françaises au Mali, la vie quotidienne de François Hollande, président « normal » devenu chef de guerre, est bouleversée. >>> Lire l'article sur le dispositif renforcé de sécurité de François Hollande .

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18h44 : Les partisans de l'action française au Mali manifestent à Montreuil -Quelque 800 personnes, selon la police et les organisateurs, ont manifesté à Montreuil en soutien à l'opération française au Mali, à l'appel de la communauté malienne de France. « Nous voulons soutenir l'action de la France au Mali. Merci d'être venus, nous sommes reconnaissants », a déclaré Mariam Dramé, de l'amicale de Montreuil, l'une des associations organisatrices de la marche.

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18h32 : Otage français au Sahel: Ayrault refuse les « logiques de chantage » -Le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, a refusé « les logiques de chantage », alors que le groupe islamiste Mujao a annoncé vouloir négocier la libération d'un otage français enlevé dans l'ouest du Mali en novembre 2012. Le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) a dit samedi à l'AFP vouloir négocier la libération d'un otage français Gilberto Rodriguez Leal, qu'il détient depuis deux mois. Interrogé sur cette demande de négociation lors d'un déplacement au Chili, le Premier ministre a souligné: « s'agissant de la situation de nos otages, vous n'imaginez pas qu'on va faire des déclarations publiques qui pourront contribuer à mettre en danger leur situation. La France fera tout pour leur liberté », a-t-il dit, en évoquant l'ensemble des otages français au Sahel.

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18H21 : Gao reprise par les armées française et malienne, des contingents africains arrivent -La ville de Gao (nord-est du Mali) a été reprise par les armées française et malienne et des « contingents africains, formés de militaires nigériens et tchadiens, arrivent sur zone pour prendre le relais des forces » françaises, a annoncé le ministère de la Défense. Dans un communiqué, le ministère a affirmé que « dès ce (samedi) soir, Sadou Diallo, le maire de Gao réfugié à Bamako, a pu regagner sa ville, accompagné par le colonel Dako ».

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17h06 : Les « troupes françaises et maliennes bientôt près de Tombouctou » -Le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, a affirmé que les « troupes françaises et maliennes » se trouvaient « en ce moment » « autour de Gao et bientôt près de Tombouctou », lors d'un discours devant la communauté française de Santiago du Chili. « En ce moment les troupes françaises et maliennes sont autour de Gao et bientôt près de Tombouctou », a-t-il dit, à quelques heures d'un sommet UE/Communauté des Etats latino-américains et des Caraïbes (Celac). Il a répété que la France « n'avait pas vocation à rester, bien entendu » au Mali. « L'objectif, c'est que la force multinationale africaine, qui est en préparation -plusieurs milliers de soldats sont déjà là, d'autres arrivent, l'état-major est à Bamako -puisse prendre le relais et que le Mali puisse engager un processus politique de stabilisation », a-t-il ajouté.

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Commentaires

  • 20 avril 1828 : René Caillé entre dans la cité légendaire, Tombouctou Que n'avait-on donc raconté sur Tombouctou ! La cité décrite par Léon L'Africain au XVIe siècle faisait état de toits en or, de dallages magnifiques, d'effervescence intellectuelle et religieuse... Le rêve était tel, que la Société de Géographie avait promis une récompense de 10 000 Francs au premier Européen qui atteindrait la ville et rapporterait une description précise de Tombouctou (au Mali). Il faut savoir qu'aucun Occidental n'était revenu vivant d'une telle expédition. C'est alors que René Caillé (ou Caillié), fils de boulanger né dans les Deux-Sèvres en novembre 1799 et orphelin très tôt, va entrer en jeu. Rêvant de noms africains mystérieux, le jeune homme s'embarque le 27 avril 1816 sur une escadrille à

    Bordeaux en direction du Sénégal. Cinq navires font partie de l'expédition dont la célèbre « Méduse » qui aura une fin tragique. Arrivé à Saint-Louis-du-Sénégal, René Caillé apprend qu'une expédition anglaise est partie à l'intérieur de l'Afrique pour tenter de retrouver un explorateur perdu depuis dix ans, Mungo Park. Il essaie de rejoindre l'expédition, mais seul et démuni, échoue et retourne à Bordeaux. Il revient au Sénégal en 1824 pour tenter de découvrir Tombouctou. Caillé rejoint un groupe de Maures, apprend l'arabe, déchiffre le Coran et s'initie à leurs coutumes. Se sentant prêt, il part de Saint-Louis au Sénégal le 19 avril 1827 avec une petite caravane, se faisant passer pour Egyptien lettré et musulman auprès des populations locales afin de ne pas être rejeté. Il arrive enfin au but le 20 avril 1828. Tombouctou le déçoit considérablement... Petit village perdu du Mali, la destination rêvée n'avait rien à voir avec une cité d'or ! Caillé accumule les notes et rebrousse chemin en direction du Maroc cette fois. Les conditions du retour sont épouvantables. Finalement revenu en France, il reçoit le prix de la Société de Géographie le 5 décembre 1828. Par la suite, il publiera en 1830 son « Journal d'un voyage à Tombouctou », publication qui connaît un grand succès et qui va assurer sa renommée. Avec cet argent, il achète un domaine à La Gripperie-Saint-Symphorien en Charente-Maritime. À 39 ans, marié et père de quatre enfants, il y décède le 15 mai 1838 des suites d'une maladie contractée en Afrique.

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