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    RESPECT MON GÉNÉRAL .

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    Considérant, pour 40 % d’entre eux, que “les démocraties ne savent pas bien maintenir l’ordre”, le besoin d’autorité au sommet de l’État est tel que 12 % des Français vont jusqu’à souhaiter que “l’armée dirige le pays” !

    Cevipof : Le rapport qui accuse

    valeurs4026_001_0.jpgSource Valeurs actuelles cliquez ici

    Séisme. En partie censuré, le 5e baromètre de la confiance politique est une bombe. “Valeurs actuelles” se l’est procuré dans son intégralité. Ses 84 pages révèlent une société au bord de l’explosion. Jusqu’à réclamer, pour la moitié des Français, un “homme fort qui n’a pas à se préoccuper du Parlement ni des élections” !

    Commandé, pour cette dernière édition, par le Cese (Conseil économique, social et environnemental) et réalisé par le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), le baromètre de la vie politique dresse chaque année, depuis 2009, l’audit le plus approfondi de l’état de l’opinion française. Sondés via plusieurs centaines de questions par l’institut OpinionWay, les Français s’y livrent sur eux-mêmes, leur pays, leurs valeurs et leurs représentants. Pour la première fois depuis sa création, près d’un tiers des pages n’ont pas été rendues publiques. À les lire, on comprend pourquoi. Ce rapport témoigne, en effet, d’un pessimisme généralisé et d’une défiance inégalée à l’encontre de nos institutions, de la classe politique et du chef de l’État — qui “inquiète” 67 % des Français. Entre quête d’autorité, droitisation tous azimuts, rejet de l’Europe et de la mondialisation, c’est à une France fracturée et ulcérée que fait face la gauche, moins de deux ans après son accession au pouvoir.

    Inquiets 65 %

    C’est la part des Français qui prédisent que “la situation économique du pays va se dégrader au cours des douze prochains mois”, et ils sont presque aussi nombreux (60 %, + 5 points en un an) à penser la même chose pour leur propre situation financière. Mais cette inquiétude va très au-delà des questions pécuniaires. Quand on leur demande quels sont les qualificatifs qui caractérisent le mieux leur état d’esprit, les Français ne sont que 10 % à répondre la “confiance”. Contre 12 % qui répondent la “peur”, 30 % la “méfiance”, 31 % la “lassitude” et 34 % la “morosité”.

    Jamais depuis la création de ce baromètre les Français n’ont été aussi résignés et inquiets pour leur avenir. Idem concernant celui de leurs enfants. À la question : “Pensez-vous que les jeunes d’aujourd’hui auront plus, autant ou moins de chances de réussir que leurs parents dans la société française de demain ? ”, ils ne sont que 3 % à répondre “plus de chances”, contre 72 % “moins de chances”. La moitié d’entre eux (51 %) estime même qu’“aujourd’hui, pour assurer leur avenir professionnel, les jeunes ont intérêt à quitter la France”.

    Défiants 75 %

    La défiance des Français vis-à-vis de l’État n’a jamais été aussi forte : 75 % d’entre eux ne lui font “pas confiance”, dont 36 % “pas du tout”. À l’opposé, seuls… 2 % lui font “tout à fait confiance”. À travers l’État, ce sont toutes les institutions, ou presque, qui sont aujourd’hui discréditées aux yeux d’une écrasante majorité de Français : 68 % ne font pas confiance à l’institution présidentielle, 74 % se défient du gouvernement. Idem, entre autres, pour l’Assemblée nationale (63 %) et le Sénat (61 %). Pour les Français, le verdict est sans appel : “la démocratie ne fonctionne pas bien” (69 %, + 15 points en un an !), notamment parce qu’elle a “du mal à prendre des décisions” et provoque “trop de disputes” (67 %). La justice n’est pas épargnée : 65 % ne lui font pas confiance. Pour les médias, c’est encore pire : plus de trois Français sur quatre s’en méfient (76 %).

    Blasés 88 %

    Le rejet des partis politiques est quasi unanime : 88 % des Français ne leur font pas confiance, 83 % considèrent qu’il ne sert à rien de militer dans un parti politique. À la question : “Quand vous pensez à la politique, pouvez-vous me dire ce que vous éprouvez ? ”, le tiercé de tête des réponses des Français est “méfiance” (36 %), “dégoût” (31 %) et “ennui” (11 %)… Seuls 5 % y trouvent de l’“espoir” et 1 % du “respect” ! Hormis les maires, tous les élus sont perçus négativement. Principal reproche à leur être adressé : “ne pas se préoccuper [des] gens” — un jugement partagé par 87 % des Français, dont 49 % qui estiment qu’ils ne se “préoccupent pas du tout” d’eux. Politiques de gauche et de droite sont jetés dans le même sac : seuls 18 % des Français font confiance aux premiers et 21 % aux seconds pour diriger la France, tandis que 60 % n’ont confiance “ni dans la droite ni dans la gauche pour gouverner le pays”.

    Autorité 50 %

    Aussi incroyable que cela puisse paraître — d’où, sans doute, la censure de cette question par le Cevipof —, pas moins de 50 % des Français jugent “très bon” ou “assez bon” un système politique consistant à “avoir à sa tête un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du Parlement ni des élections” — en clair : une monarchie ou une dictature… Considérant, pour 40 % d’entre eux, que “les démocraties ne savent pas bien maintenir l’ordre”, le besoin d’autorité au sommet de l’État est tel que 12 % des Français vont jusqu’à souhaiter que “l’armée dirige le pays” !

    Contestataires 61 %

    Les Français grondent : ils sont 61 % à se dire “prêts à participer à une manifestation”, alors qu’ils n’étaient que la moitié en 2010. Seuls 12 % n’y sont “pas prêts du tout”. Lorsqu’on leur demande “ce qui permet aux citoyens d’exercer le plus d’influence sur les décisions prises en France”, “manifester dans la rue” (32 %), “boycotter des entreprises ou des produits” (29 %) et “faire grève” (23 %) recueillent ensemble largement plus de suffrages que “voter aux élections” (63 %) — laquelle proposition n’est citée en premier que par un Français sur deux (51 %) !

    Crise de régime 87 %

    Près de 9 Français sur 10 (87 %) — un résultat censuré par le Cevipof — jugent que.....  http://valeursactuelles.com/tous-clignotants-au-rouge

     
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    Afghanistan : Ghesquière jugé par une journaliste


    JE FAIS SUIVRE, ILS ONT BRAVE L INTERDICTION DES AUTORITÉS MILITAIRES, ET MAINTENANT ILS ONT SUR LEUR CONSCIENCE LA MORT DE 9 SOLDATS FRANÇAIS POUR LEUR LIBÉRATION, HONTE A EUX !!!



    À l’occasion de la sortie du livre intitulé « 547 jours » de Ghesquière, ce fameux ex otage d’Afghanistan qui a créé la polémique par son attitude outrancière et ses mensonges éhontés sur le fait qu’il n’avait jamais été prévenu de la dangerosité de l’endroit où il s’était aventuré avec son cameraman, l’ex responsable de la communication de l’armée de Terre à ce moment-là témoigne :"J'étais à la tête de la communication de l'armée de Terre à ce moment-là, et j'avais un de mes sous-officiers féminins présent en Afghanistan. Elle avait justement réceptionné les deux journalistes à l'aéroport, de retour de leur première virée dans les zones françaises : dédaigneux, incivils, orgueilleux, odieux, indisciplinés, jamais contents tels étaient les qualificatifs qui leur avaient été attribués à ce moment-là, quelques jours avant leur capture. Aujourd'hui,ce soi-disant journaliste récidive en médisant et mentant dans le récit de ses aventures dont il cherche à faire commerce après que tant de soldats ont risqué leur vie pour les libérer ... 



    "Mais ce qui nous donne un peu de baume au cœur aujourd'hui, c'est que c'est une autre journaliste qui lui dise ses 4 vérités et je vous invite à lire sa prose ...
    Les Chroniques amères 
    "Après une longue période de statut d'otage, on observe souvent deux types de comportement chez les victimes : Il y a celles qui se suicident, incapables de se réadapter au quotidien.
    Et puis il y a celles qui font un bouquin. 
    Ghesquière fait partie de la catégorie numéro 2. 
    A la veille de la sortie de « 547 jours », récit de sa captivité, il s'explique dans une parodie d'interview réalisée par « ELLE ».
    J'ai toujours pensé que le journalisme était une grande chose. Dommage qu'il y ait les journalistes. Et « ELLE » de leur dérouler le tapis rouge.Que voulez-vous, Grand Reporter, c'est comme pompier ou médecin urgentiste. Ça fait rêver la femelle en milieu urbain. 
    A la seule évocation du gaillard taciturne, barbe de trois jours, veste militaire et appareil photo en bandoulière, tout ce petit monde de la presse féminine se ruine un string. En oubliant de poser les vraies questions. Après tout, on ne va pas se taper dessus entre confères.« On n'a jamais voulu escalader l'Everest en tongs. » répète Ghesquière à l'envi, parodiant au passage l'humoriste Thomas N' Gijol. « On a voulu prouver que toutes les routes n'étaient pas sous contrôle, contrairement à ce qu'affirmait l'armée française» 
    Ce qui revient à dire : on va faire du hors-piste pour démontrer qu'il y a risque d'avalanche. Parce qu'on est des cow-boys de l'info, nous, des cow-boys sévèrement burinés, prêts à tout pour exercer notre noble métier.



    Alors quoi ? T'es journaliste, mec ? Ta carte de presse est le prolongement logique de ta quéquette ?

    Parfait. Tu es donc censé connaître le sens des mots mieux que la moyenne nationale.
    « Tout est sous contrôle » ne signifie pas "Il n'y a aucun danger". Ce n'est pas parce que l'incendie est circonscrit, que le périmètre est balisé et que les pompiers ont dégainé les lances qu'il faut pour autant se jeter dans les flammes.
    Quand l'état-major dit «Va pas là », c'est que la zone est risquée. Toi comprendre ou moi devoir traduire à toi ?
    « Hervé Ghesquière déteste être considéré comme une victime » susurre « ELLE », en ouverture du papier.
    Grand bien lui fasse parce qu'une victime, c'est quelqu'un qui n'a pas choisi.
    Reste que mon confrère ne déteste pas passer pour un héros. Ce que j'aurais voulu, moi, c'est qu'« ELLE » demande à ce baroudeur d'opérette combien de militaires sont morts pour aller le chercher, lui et son cameraman.
    Puisque la journaliste a cru bon de trapper la question, sachez-le donc, mes lapins :
    9 jeunes tombés sous les balles en essayant d'exfiltrer ces deux coyotes. Un détail. Un dommage collatéral.
    Que les choses soient claires, une bonne fois pour toutes : un journaliste n'est pas supposé être autre chose qu'un journaliste.
    Ce n'est nullement un héros.
    547 jours et un an plus tard, Superman est bien vivant, et il a, en plus, l'outrecuidance de traiter de lâche l'officier de presse en poste à l'époque de son enlèvement.
    Donc je pose la question, moi. Je la pose à mon courageux confrère.
    Etes-vous allés serrer les mains des veuves à votre retour en France , toi et ton cameraman ?
    Les avez-vous regardées bien droit dans les yeux, vous qui parlez de courage et de lâcheté ?
    M'est avis que les bénéfices du bouquin n'iront pas aux familles des 9 soldats morts en silence.
    En silence pour que Ghesquière continue d'ouvrir sa gueule, quand il devrait, en plus de manger sa carte de presse, observer la discrétion la plus élémentaire.


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    Aymeric Chauprade : Des voix s'élèvent à Washington pour réexaminer les liens troubles entre Al-Qaïda et l'Arabie Saoudite

    Envoyé par Aymeric Chauprade 
    Voir son blog :
    http://blog.realpolitik.tv/notice-biographique/
    Au moment où les États-Unis et la Russie démontrent qu’une sortie de crise pacifique est possible à propos de l’Iran, Paris choisit de s’aligner sur les positions bellicistes de l’Arabie saoudite face à la Syrie et l’Iran.

    Comment expliquer que la France qui, du général de Gaulle jusqu’à Jacques Chirac, avait maintenu séculairement notre tradition d’équilibre en politique étrangère, puisse aujourd’hui autant s’en écarter ?

    L’Arabie saoudite est certes le premier producteur et exportateur de pétrole mais elle est, avant tout, le cœur « nucléaire » d’un islam rigoriste, conquérant et même terroriste. Longtemps allié des États-Unis aux côtés d’Israël pour détruire les régimes arabes modernisateurs, le royaume wahhabite est, partout dans le monde, la source première de la radicalisation de l’islam. Tant que l’État profond saoudien et ses services secrets séviront, aucun islam apaisé ne pourra l’emporter dans le monde musulman, aucune tradition locale ne pourra tempérer le Coran et aucune paix véritable ne sera possible entre le monde islamique et les autres civilisations. L’État saoudien est responsable de l’implosion syrienne et des 130 000 morts qui en résultent, des décapitations de chrétiens par les hordes salafistes, comme il est sans doute derrière l’attentat de Volgograd en Russie.

    Est-ce donc avec ce pays qui coupe des mains d’enfants, réprime physiquement les homosexuels et réduit les femmes et les travailleurs immigrés à l’esclavage, que le « pays des droits de l’homme » entend refonder sa politique arabe au Moyen-Orient? J’ai toujours défendu la realpolitik et je ne ne suis pas un partisan de l’idéalisme en politique étrangère, mais il y a des limites au cynisme et au « court-termisme ». Or, avec l’Arabie saoudite, nous, Français, entrons en contradiction avec ce que nous sommes !

    Nous avons, au minimum, 6 millions de musulmans qui vivent sur le territoire français, dont l’immense majorité est sunnite. Voulons-nous que l’enchevêtrement économique de la France et de l’Arabie saoudite favorise la radicalisation des Français musulmans ? On ne peut pas faire la guerre contre le fondamentalisme islamique, soutenu par l’Arabie saoudite et le Qatar, au Mali et jusqu’en Centrafrique, et prétendre, en même temps, faire de Riyad notre meilleur allié au Moyen-Orient. Notre politique étrangère ne peut s’asseoir sur ce paradoxe intenable alors que bien d’autres choix sont possibles, à commencer par un retour en Iran, un pays bien plus prometteur sur le plan économique et humain.

    L’Iran a autant de pétrole (2e réserve mondiale) et bien plus de gaz (2e réserve mondiale) que l’Arabie saoudite ; c’est surtout un État multimillénaire solide qui se réformera quand l’Arabie saoudite, wahhabite dans ses fondements, ne pourra le faire. Avec la Russie, l’Iran est sans doute l’allié stratégique et énergétique naturel de l’Europe, sur le continent eurasiatique où la Chine de demain pèsera lourd.

    Les États-Unis sont en train de se dégager en douceur de l’alliance avec l’Arabie saoudite et ce n’est pas un hasard si, au même moment, des voix (Congrès, justice) s’élèvent à Washington pour réexaminer les liens troubles entre Al-Qaïda et l’Arabie saoudite à propos du 11 septembre. Il n’est pas impossible que les Américains « gardent au chaud » quelques révélations qui pourraient s’avérer bien embarrassantes pour la France lorsque celle-ci se sera enfoncée plus profondément et imprudemment encore dans l’alliance saoudienne…

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    Le renfort de la Brigade Franco-Allemande

     

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    Ce 20 janvier Mme Ursula Von der Leyen, ministre allemande de la Défense s'est rendue à Paris pour s'entretenir avec son collègue français Jean-Yves Le Drian. Parfaitement bilingue, on peut espérer qu'au-delà de son élégance naturelle, deux qualités auxquelles les Français ont toujours semblé si sensibles, elle aura su faire passer le courant entre les deux gouvernements.

    En tout état de cause, on doit regretter que les moyens de désinformation de l'Hexagone aient accordé si peu d'importance à l'événement que représente sa démarche. Une partie de la nouvelle équipe en poste à Berlin, en effet, se propose d'apporter le soutien de la Bundeswehr à l'intervention française de rétablissement de l'ordre au Mali.

    Les réticences ne paraissent actuellement venir que du nouveau titulaire des Affaires étrangères, locataire social-démocrate de la "Maison du Werderscher Markt" (1)⇓, Frank-Walter Steinmeïer. Celui-ci se montre soucieux de ne pas engager les unités combattantes de son pays dans des opérations extérieures à l'OTAN. Actuellement en effet les soldats allemands s'ils interviennent sur 13 théâtres de conflit, notamment en Afghanistan, restent toujours associés à des missions alliées et des mandats internationaux.

    Il nous semble important de rappeler ici que cette doctrine résulte d'une situation quasiment figée depuis 1955. Dans la pratique, elle aura été à peine modifiée par les guerres de Yougoslavie et surtout par les attentats de 2001 inaugurations officielle du XXIe siècle.

    Soulignons donc les origines de ce statut de l'Allemagne, devenu pénalisant pour l'ensemble de l'Europe.

    À partir de la signature du pacte atlantique de 1949, il fallut permettre l'intégration des forces ouest-allemandes dans un dispositif de défense essentiellement destiné à protéger l'Europe occidentale. Le premier projet, d'origine française, tendait à instituer une Communauté Européenne de Défense. Mais ce pilier européen de l'OTAN ne vit jamais le jour, en raison d'un vote négatif du parlement français, le 30 août 1954, résultant de la conjonction des influences, des mots d'ordre et des réseaux du gaullisme et du communisme. À la suite de ce rejet, furent négociés, dans les mois qui suivirent les accords de Paris permettant reconstitution d'une armée allemande. Le vote positif de 184 sénateurs français mit un terme, en mars 1955, à une longue procédure de ratification. L'un des principaux soutiens, à l'époque, venait du parti socialiste SFIO.

    Voila les arguments invoqués par son principal dirigeant.

    Guy Mollet mettait cette réserve : "En dotant l'Allemagne d'une armée nous avons pris un risque grave. J'en ai bien conscience". Et il rappelait le perspectives des années à venir : "Après cette ratification tout reste à faire. La négociation avec l'Est est à reprendre entièrement, l'échec de la CED et les atermoiements sur les Accords de Paris sont loin d'avoir créé les conditions les plus favorables."

    Mais, tel me semble le point principal, qu'on retrouve dans l'attitude constante de ses homologues allemands du SPD, il défendait ainsi le vote de ses amis : "Le parti les a endossés parce qu'il a estimé indispensable de maintenir sans faille l'Alliance atlantique et (…) surtout la présence des forces anglaises et américaines sur le continent". (2)⇓

    Les communistes n'allaient jamais le pardonner à vieille SFIO et particulièrement à Guy Mollet. Ce n'est pas avec eux mais avec le "nouveau parti socialiste" créé à partir de 1971 au Congrès d'Épinay par un François Mitterrand, qui n'avait jamais été socialiste, et théorisé par un Chevènement, qui cherche encore à fonctionner, que le PCF négociera et signera, 20 ans plus tard.

    Voilà comment, le lendemain, les staliniens répondirent aux socialistes :

    Titre : L'aveu de Guy Mollet

     

    "Guy Mollet se fait une fois de plus l'avocat du réarmement nazi. Il essaye de justifier l'attitude des dirigeants socialistes en faveur des Accords de Paris (…)

    La sécurité collective ? C'est une curieuse façon de l'assurer que de rendre leurs armes aux incendiaires d'Oradour et aux nazis qui ne rêvent que conquête et guerre de revanche ! À la vérité – et Guy Mollet le sait parfaitement – le réarmement de Bonn porte gravement atteinte à la sécurité du monde en général et à celle de la France en particulier. 75 ans d'Histoire et trois invasions nous l'enseignent.

    En ajoutant qu'il se soucie avant tout de l'Alliance atlantique et du maintien de l'occupation américaine, Guy Mollet montre d'ailleurs que les intérêts vitaux de la France constituent la dernière de ses préoccupations. Washington d'abord, dût la France en périr, voilà sa règle !" (3)⇓

    À tout ces vieux débats, qui continuent de prévaloir, aujourd'hui encore, entre politiciens et radoteurs médiatiques, on pourra préférer le commentaire, beaucoup plus prophétique, de Jules Romains qui écrivait alors : "Nous n'aurons pas si souvent l'occasion nous réjouir, quand elle se présente nous aurions tort de bouder. Ce qui vient de se passer au Conseil de la République (4)⇓est excellent à tous égards". (5)⇓

    JG Malliarakis
            2petitlogo

    Apostilles

    1.  jusqu'à sa destruction par les bombardements anglo-américains de la capitale allemande ce ministère était installé "rue Guillaume" et on l'appelait à Paris "la Wilhelmstraße". La nouvelle adresse n'est pas connue des journalistes de l'Hexagone : faisons la connaître… 
    2.  in "Le Populaire" du 31 mars 1955. 
    3.  in "L'Humanité" du 1er avril 1955. 
    4.  c'était sous la IVe république le nom de la Haute Assemblée, le mot de "Sénat" paraissant trop réactionnaire aux constituants de 1946 
    5.  publié dans "L'Aurore" le 31 mars 1955.