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    CAMERONE

    Bonne fête de CAMERONE à tous nos camarades et frères LÉGIONNAIRES !

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    Le véritable dernier samouraï

    Mission française au Japon. Capitaine Chanoine debout au centre, Jules Brunet est assis juste à la gauche du capitaine.

    Photo : Mission française au Japon. Le capitaine Chanoine debout au centre, Jules Brunet est assis juste à la gauche du capitaine.

    Peu de gens savent que le dernier samouraï n’était autre qu’un français, Jules Brunet, dont l’histoire a notamment inspiré le film “Le Dernier Samouraï” sorti en 2003 avec pour acteur principal Tom Cruise. Jules Brunet était un polytechnicien spécialisé en artillerie, qui servira en premier lieu dans l’expédition française au Mexique (1861-1867). Il reçoit alors la Légion d’honneur en reconnaissance de ses capacités militaires, et est rapidement promu dans la garde impériale. En Novembre 1866, il est choisi pour faire parti d’une mission envoyée au Japon sous les ordres de Jules Chanoine, ayant pour but de former l’armée du Shogun Yoshinobu Tokugawa.

     

    Yoshinobu Tokugawa souhaite moderniser le Japon, il estime que le retard de la nation est important. Mais il doit faire face à des rebellions, les Japonais jugeant que les accords passés en règle générale avec les puissances occidentales sont inégaux et favorisent l’occident. La France soutient le Shogun face à ces révoltes, aide le Japon à s’industrialiser, et fait face à la communauté internationale en faveur du Japon, qui suite à l’attaque de certains comptoirs occidentaux est en mauvaise position diplomatique. C’est dans ce contexte que Jules Brunet participe à la formation de l’armée du Shogun à partir de Janvier 1866 et acquiert rapidement le respect des Japonais. Il a l’esprit vif, est très respectueux et admiratif de la culture Nippone, et a un grand intérêt pour l’art et l’écriture (il est réputé très bon dessinateur et écrivain). En Novembre Yoshinobu Tokugawa abandonne le Shogunat, et le jeune empereur Meiji prend la succession (connu en occident sous le nom de Mutsuhito), après plus de 600 ans de Shogunat (gouvernement militaire) sans empereur, car Yoshinobu Tokugawa souhaite la mise en place d’un conseil composé des différents daimyos (seigneurs locaux). Mais le 3 Janvier 1868, les impérialistes prennent le pouvoir et rétablissent le fonctionnement monarchique, heureux du retour de l’empereur, ne souhaitant pas que celui-ci soit influencé, et ne voulant pas de Yoshinobu comme président du conseil. Les rebelles réalisent un faux arrêté impérial les autorisant à user de la force face à Yoshinobu Tokugawa et le destituent de ses terres et possessions en prenant garde à ce qu’aucun sympathisant ne puisse s’interposer. Les samouraïs de Tokugawa le prient de prendre les armes, c’est le début de la guerre de Boshin.
    Malgré la supériorité numérique des armées du Shogun, l’armée impériale disperse les forces de Tokugawa Yoshinobu grâce à leurs importantes avancées en armement moderne. Léon Roches, ambassadeur français, souhaite une revanche de Yoshinobu dont les hommes sont toujours formés par la mission française, mais ce dernier refuse et capitule le 27 Avril à Edo lorsqu’il constate que les rebelles se battent tous avec des bannières de l’empereur. La France a alors un devoir de neutralité face à ces événements, la mission Chanoine est terminée et les Français sont priés de quitter le territoire.

    Jules Brunet, le dernier samouraï

    Jules Brunet, le dernier samouraï

    Mais Brunet refuse, son honneur lui dicte de rester fidèle aux samouraïs qu’il a formé, au Shogun et à leur souhaits pour l’avenir du Japon. La France ne soutient pas officiellement cette décision, et décide de donner à Brunet un congé sans solde d’un an, durant lequel il n’est plus qu’un simple étranger. Il est cependant soutenu, par Roches qui continue de défendre la bonne volonté de Yoshinobu auprès de l’empereur, et par huit officiers français qui viendront rejoindre Brunet au Japon. Grâce à l’artillerie, l’empire contrôle à présent toute l’île principale du Japon (Honshu) et le Shogun se retire et prend avec Brunet le contrôle de l’île de Hokkaido en créant la république d’Ezo sous la direction de Takeaki Enamoto, Tokugawa Yoshinobu s’étant retiré. Brunet continue l’instruction de l’armée du Shogun, et organise avec Roches la défense de l’île qui est prise d’assaut le 30 juin 1868. Mais l’armée du Shogun est à présent composée de plus de trois fois moins de soldats. La résistance est héroïque, mais Brunet et les hommes du Shogun sont battus en mai 1869, avec lors du dernier combat 800 hommes face à 10000 impériaux. Les officiers français sont rapatriés. Brunet est alors suspendu pour ingérence dans les affaires d’un pays étranger, mais la torture étant courante au Japon à l’époque, la France refuse néanmoins de le rendre aux autorités Japonaises. Certains penseront que Brunet a été définitivement révoqué, en réalité la France lui demandera d’être discret et ses actes ne seront pas réellement condamnés au delà de l’apparente sanction validée par Napoléon III. Alors que le Japon s’estime satisfait de la sanction, Brunet est discrètement placé directeur adjoint d’une manufacture d’armes. Après quelques années, Brunet poursuivra ses actions militaires en tant que capitaine du 8ème régiment d’artillerie lors de la guerre franco-allemande, deviendra officier de la légion d’honneur, et poursuivra un cursus militaire des plus honorables en devenant commandeur de la légion d’honneur et en finissant sa carrière en tant que général.

    En 1895, le Japon honorera Brunet en se souvenant de lui en tant que samouraï qui aura fait face à la modernisation de la nouvelle armée impériale, et lui donnera le grade de grand officier du Trésor sacré du Mikado.

    Source : katananosekai.net

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    CAO BANG : LES SOLDATS SACRIFIÉS D’INDOCHINE

    Bonjour à tous,
     
    L'horaire de diffusion du documentaire, consacré à Cao Bang, que j'ai co-écrit avec Bernard Georges est modifié :
     
    Il sera diffusé le dimanche 27 avril sur France 5, en deuxième partie de soirée, à 22h25 (et non 20h35).
     
     
    Bon film… A bientôt
     
    Jérôme Santelli
     
     
     
     Le report de l'heure de diffusion d'un film évoquant le sacrifice des "mercenaires colonialistes" est sans doute un hasard ...

     

    Documentaire

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    Un peu de géopolitique pour passer un week end intelligent

    Ukraine : un point de vue d'un citoyen français d'origine russe...

    Alexis Beresnikoff, Français d'origine russe et capitaine de vaisseau en retraite, apporte un autre éclairage sur la situation en Ukraine en rappelant que KIEV est le berceau historique de la Russie. Ce qui n’est pas sans rappeler l’histoire de la Serbie qui veut que la Bataille du Champ des Merles (Kosovo Polje) soit le berceau des Serbes…

    C'est à lire ici.

    et aussi :

     

    JEU DE GO EN MER DE CHINE : DES ILOTS A FLEUR DE PEAU

    un article de Philippe du Fresnay- 20/03/2014, à retrouver intégralement dans La Tribune

    "La Théorie des Jeux combine trois éléments : les joueurs, leurs stratégies et les règles du jeu lui-même. Cette théorie peut s’appliquer en géostratégie avec notamment le Jeu de Go, plus ancien jeu chinois de stratégie combinatoire abstrait et équivalent asiatique du jeu d’échec. Sa particularité consiste à éviter l’affrontement direct en le contournant ou en changeant de terrain de jeu, comme le conseille Sun-Tzu dans l’Art de la guerre. A l’inverse de la stratégie occidentale clausewitzienne de « guerre éclair », on n’y recherche donc pas la victoire rapide par échec, mais par un encerclement systémique d’usure. Cette dimension holistique du Go en fait une clé de lecture des évènements actuels en Mer de Chine, où une partie cruciale se joue entre Pékin et Tokyo depuis 2012 autour des iles Diaoyu/Senkaku, dont l’issue pourrait augurer de l’avenir du Pacifique tout entier."(...)