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    Armée : les derniers fidèles d’une austère religion – par Dominique Venner

     
    Armée : les derniers fidèles d'une austère religion - par Dominique Venner

    Photo: Commando marine de l’armée française attend d’être héliporté par un Sikorsky H-34, dans le sud Oranais (Algérie-avril 1961). Crédit : Saber68 via Wikipédia (cc).

    Nous reproduisons ci-dessous un texte de Dominique Venner cueilli dans la revue Item en 1977 et consacré à l’armée comme refuge de valeurs essentielles à la vie de la cité.

    Je me sens peu de goût pour défendre les militaires indéfendables. Leurs insuffisances sont les causes premières de l’antimilitarisme. Il me suffit d’éveiller mes propres souvenirs. Durant les trente mois passés sous l’uniforme pendant la guerre d’Algérie, j’ai connu peu d’hommes de qualité. En fait de guerriers, j’ai surtout rencontré des fonctionnaires timorés. Cette armée était une remarquable machine à tuer les vocations. Chez les cadres, en dehors de fulgurantes exceptions, la mollesse du caractère, l’apathie intellectuelle et même le débraillé physique semblaient la règle. En dessous, se traînait en maugréant un bétail sale et aviné. Cette caricature d’armée était à l’image de la société. Les choses ne se sont pas améliorées.

    Mais il y avait des exceptions. Là, battait le cœur véritable de l’Armée. Les paras n’étaient pas seuls à donner le ton. Il arriva qu’au sein du régiment « cul de plomb » le plus loqueteux, une compagnie, voire une section tranchât, par la seule grâce d’un officier ou d’un sous-officier différent. Ceux-là avaient transformé les bidasses en hommes.

    Tel est le miracle de la société militaire, si malade fût-elle. Tout y est possible pour des tempéraments forts et imaginatifs.

    Depuis trente ans et plus, l’armée propose aux lecteurs de ses affiches « un métier, un avenir ». Du temps de Montluc ou du Maréchal de Saxe, les rutilants sergents-recruteurs promettaient l’aventure et la gloire. Rien n’interdirait d’actualiser. Quand elle a des chefs capables, l’Armée offre aux jeunes hommes tout juste sortis de l’adolescence les grandes vacances des servitudes civiles. Plus de profs, plus de patrons, plus de factures ni de percepteur. L’anti-« métro-boulot-dodo ». Le plaisir d’être jeunes, souples, agiles et forts. Le régiment, c’est la bande, avec ses rites et ses lois.

     

    Dans les sociétés industrielles bourgeoises ou socialistes qui sécrètent un égal ennui, l’homme de guerre, dans son isolement, son insolence, est seul à porter une part de rêve.

    A condition d’être lui-même, le soldat de métier exerce une fascination à laquelle même ses détracteurs n’échappent pas. Mais qu’il s’abandonne au courant, à la faiblesse d’être ordinaire, qu’il dépose ses orgueilleuses prérogatives, il n’est plus qu’un fonctionnaire de statut médiocre et méprisé. Les militaires qui veulent assumer leur condition se trouvent nécessairement en rupture avec l’esprit des sociétés utilitaires soumises aux seuls impératifs économiques. Les hommes de guerre viennent d’un autre temps, d’un autre ciel. Ce sont les derniers fidèles d’une austère religion. Celle du courage et de la mort.

    Ils sont de l’espèce qui se rase pour mourir. Ils croient à la rédemption de l’homme par la vertu de l’exercice et du pas cadencé. Ils cultivent la forme physique et la belle gueule. S’offrant le luxe de réveils précoces dans les matins glacés et des marches harassantes pour la joie de s’éprouver. Ce sont les derniers poètes de la gratuité absolue.

    Le privilège moral de l’armée réside tout entier dans une différence acceptée, entretenue, cultivée. Sa philosophie tragique ne tourne pas aux vents de la mode ou des majorités politiques. Elle ne varie jamais. Elle est propre à son état, à sa destination qui est la guerre. Guerre classique ou guerre subversive, car sa vocation est de veiller sur la Cité, même quand celle-ci s’abandonne.

    Les divisions sibériennes qui brisèrent l’offensive allemande devant Moscou, en décembre 1941, ne devaient rien à Marx, mais beaucoup à Clausewitz. Si les troupes nord-vietnamiennes ont conquis Saïgon, ce n’est point le fait de leurs vertus communistes, mais de leurs qualités militaires. En revanche, on peut juger des effets de la mode permissive du libéralisme avancé sur la risible et inutile armée hollandaise.

    De bons apôtres nullement innocents prêchent, au nom des mœurs nouvelles, la répudiation par l’Armée de ce qui lui reste d’esprit militaire. C’est bien visé. De cette façon, il n’y aurait plus de Défense.

    Plus la société change, plus l’Armée évolue dans ses armements, sa stratégie, son organisation, plus l’esprit militaire doit être renforcé. Il est la seule réponse jamais inventée par l’homme face à la guerre. Pour les gardiens des empires et des nations, Sparte la divine, chère au vieil Homère, reste le maître étalon.

    Dominique Venner
    (Item, décembre 1977)

     

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    Zone de Défense et de Sécurité - Ouest

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    Fontenay-Le-Comte , 14 juillet 2014, cérémonie de la fête nationale. (Crédits DR/ZDS-O)

    Source: https://www.facebook.com/pages/Defensegouv/127027683999474?fref=photo

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    ‎LégionEtrangère

    L’emblème du 2e Régiment étranger de parachutistes, déjà décoré en 2013 de la Croix de la Valeur militaire avec palme pour l’opération PAMIR en Afghanistan en 2011, vient d'être décoré à nouveau ce jour, pour sa participation à l’opération SERVAL en 2013.

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    Robert Ménard rend hommage à des membres de l'OAS


    Robert Ménard en mai 2014.

    • Le maire de Béziers, proche du FN, s'est incliné devant une stèle en l'honneur de quatre fusillés pro-Algérie française.

    L'INFO. Le geste a mis en fureur l'opposition municipale de Béziers. Robert Ménard, élu maire de la ville de l'Hérault en mars avec le soutien du Front national, s'est incliné samedi dernier devant une stèle en l'honneur de quatre figures de l'Organisation armée secrète (OAS), rapporte Le Nouvel Observateur jeudi. Or, ces quatre membres du groupe clandestin pro-Algérie française, ont été condamnés à mort par la justice française et fusillés après la guerre d'Algérie. Dans le détail, Albert Dovecar et Claude Piegts ont été reconnus coupables de l'assassinat du commissaire d'Alger, Roger Gavoury, en 1961. Jean-Marie Bastien-Thiry a organisé l'attentat du Petit-Clamart en 1962, tandis que Roger Degueldre a créé les commandos Delta, bras armé de l'OAS.

    Robert Ménard commémorait ainsi les "massacres d'Oran" de juillet 1962, lorsque des Européens furent assassinés par des Algériens, en pleine célébration de l'indépendance. Un épisode sanglant sur lequel les polémiques persistent, notamment à propos du nombre exact de tués. Accompagné du député UMP Elie Aboud, son ancien rival aux municipales, Robert Ménard a dénoncé dans un discours "l'indifférence du gouvernement d'alors" et les "centaines de Français d'Algérie livrés sans défense à Oran au couteau des égorgeurs".

    Le PCF en colère. "Une véritable provocation", dénonce Aimé Couquet, conseiller municipal communiste, cité par le Nouvel Obs. "Nous n'avons rien contre les rapatriés d'Algérie. Ce qui nous pose problème c'est le fait de s'incliner devant ces photographies de tueurs de l'OAS qui ont été jugés et fusillés dans le cadre des lois de la République." Pour lui, "Robert Ménard a beau avoir été élu sans l'étiquette Bleu Marine, il continue de porter des idées encore plus extrémistes que celles du FN".

    "Ça n'est pas une stèle en l'honneur de l'OAS, mais de fusillés comme il y en a tant eu, avec un certain nombre de noms qui figurent sur cette plaque", se défend Robert Ménard auprès de l'hebdomadaire. Et les critiques, "je m'en contrefiche", ajoute-t-il.

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    « Le Défi démographique » du général Jean du Verdier

     
    « Le Défi démographique » du général Jean du Verdier

    10 JUILLET 2014 | POLÉMIA

    Un livre dense et salutaire sur la future défaite démographique de l’Europe et de la France.

    ♦ Le Défi démographique est un ouvrage paru en 2012 et écrit par le général de l’armée de l’air (2S) Jean du Verdier. Ancien professeur à l’Ecole supérieure de guerre aérienne, celui-ci s’est penché sur la problématique de la démographie et de l’immigration en strict polémologue, laissant à d’autres les questions également cruciales d’insécurité-criminalité et de coût budgétaire qui sont les suites et les conséquences de sa thématique. En réalité, plus que d’un défi, son livre traite de la Guerre démographique, guerre qui est menée contre le monde blanc, l’Occident et la France. C’est un ouvrage court et aisé à lire, léger en chiffres mais très dense en idées et en faits, qui s’inscrit dans une perspective historique et sociologique nourrie par une grande culture générale.
    Ce livre n’a peut-être pas eu la promotion qu’il mérite. Cassandre, surtout si elle est politiquement incorrecte, doit se taire. Polémia, toujours très concernée par ces questions, se doit de faire connaître l’ouvrage du général Jean du Verdier.


    Le tout premier mérite de l’ouvrage est de remettre au devant de la scène la démographie comme moteur fondamental de l’Histoire. Notre époque est surtout préoccupée d’économie et de finance. Elle a tort d’oublier l’importance des hommes et de leur vitalité qui demeurent une donnée de base de la politique.

    Jean du Verdier rappelle que l’excès d’êtres humains jeunes à un moment donné de l’histoire de certains pays explique les guerres et les conquêtes comme celles de Gengis Khan ou de Tamerlan. Mais c’est le nombre qui permet l’installation durable et la domination définitive qui écrase les autochtones sous le poids démographique. Ce fut le cas des Anglo-Saxons en Amérique du Nord, en Australie et en Nouvelle-Zélande ou des Noirs en Afrique du Sud. L’auteur évoque la célèbre déclaration de Boumedienne à l’ONU en 1974, il y a 40 ans :

    « Un jour, des millions d’hommes quitteront les parties méridionales et pauvres du monde pour faire irruption dans les espaces accessibles de l’hémisphère nord, à la recherche de leur propre survie. »

    Une très grande originalité du livre est la mise en exergue de l’idée d’instinct vital d’un peuple ou d’un pays. Certes, ce n’est pas un concept en vogue. Les historiens contemporains ne se livrent guère à l’étude de ces forces invisibles qui régissent l’instinct de vie ou de mort d’une nation. Certains historiens, comme J.B. Duroselle ou P. Renouvin, ont refusé d’établir une corrélation entre démographie et puissance.

    Et pourtant Taine a évoqué des époques de santé et des périodes de maladie pour les sociétés comme pour les êtres humains et pensait que celles-ci étaient, le plus souvent, victimes d’elles-mêmes. Quant à Bergson il estimait que l’élan vital, énergie accumulée et tendue, était la condition du développement d’une société.

    Manifestation de cet élan vital, l’instinct sexuel et de reproduction se manifeste pleinement lorsqu’une société a confiance en elle-même et dans son avenir. Jean du Verdier s’est plongé dans l’histoire des nations et des civilisations dans cette perspective : le dépeuplement et l’épuisement des cités de la Grèce antique, le déclin de Rome et de son empire qui fut avant tout démographique, le feu de paille des Vikings, l’histoire de la natalité française de 1789 à nos jours.

    En réalité l’idée d’un défi démographique apparaît largement dépassée. L’Occident fait face à une véritable guerre démographique qui prend des formes violentes. Nous la vivons pleinement et quotidiennement.

    L’insécurité, si bien éclairée par le livre France, orange mécanique, devient une guérilla urbaine relayée par des mouvements de masse, comme nous venons de le constater au cours de la Coupe du monde. Une stratégie de jeu de go : bruit, menaces, vandalisme, vols, etc., vise à éliminer les Français autochtones de cités entières. Ainsi se créent en pleine France et autour de la capitale des enclaves civilisationnelles. Au sein de ces enclaves les « pérégrins », dénomination que Jean du Verdier préfère à celle d’immigrés, créent une économie parallèle aux dépens de l’économie officielle : recels, reventes, trafics illicites. Demain ces enclaves voudront devenir des entités juridiques et politiques. Il en résulte en partie un très grave phénomène sur lequel Jean du Verdier insiste peu, qui est l’émigration définitive de jeunes Français souvent diplômés vers d’autres horizons plus porteurs d’espoirs : environ 80.000 par an, selon J.P. Gourévitch.

    Cette guerre qui nous est faite nous la subissons. Ou plutôtles politiques que nous élisons ne la mènent pas.
    Il y eut autrefois, à partir de 1920 et surtout après 1945, une politique nataliste qui eut des résultats efficaces pour une France épuisée biologiquement. Jean du Verdier cite des exemples identiques : la Sarre de 1945 à 1956, l’Allemagne de l’Est à partir de 1974. Or cette politique a été systématiquement démolie par tous les gouvernements depuis la fin des années 1960. Ce fut la pilule contraceptive prônée par Lucien Neuwirth et acceptée par le général De Gaulle. Ce fut surtout la loi Veil sur l’avortement, préparée par Pierre Simon, franc-maçon de grand calibre. Ces mesures législatives ne prévoyaient pas de dispositions d’accompagnement destinées à pallier les pertes démographiques qui en résulteraient et à limiter le nombre d’avortements estimé à environ 200.000. Sur près de 40 ans, 200.000 avortements pourraient représenter 8 millions de jeunes Français, aujourd’hui absents. Ne peut-on pas parler de génocide ?

    Au contraire, les gouvernements ont montré un grand désintérêt pour les questions démographiques. L’esprit de 1968, l’influence des groupes de pression homosexuels ou féministes, l’idéologie antinationale constituent des obstacles difficilement surmontables pour rétablir une politique démographique dont Jean du Verdier décrit les composantes et démontre la possibilité.

    La Famille, facteur fondamental de la vitalité démographique et de la continuité des nations et des civilisations, connaît une crise profonde. Mai-68, les idéologies antifamiliales ont tenu longtemps et tiennent toujours le haut du pavé du monde des idées. Sa mission éducatrice est en partie confisquée par l’Etat d’une manière voulue et officielle, comme l’a proclamé V. Peillon. Or, « l’échec de ce transfert est patent. L’Etat, représenté par l’Education nationale, s’avère incapable de former des citoyens responsables et prolifiques ». De plus, l’Etat socialiste mène clairement, notamment au plan fiscal, une politique hostile à la famille.Celle-ci peine à remplir pleinement son rôle démographique.

    L’Eglise catholique demeure un point de résistance à la chute démographique et mesure les conséquences graves de la dénatalité. Il est cependant possible de regretter vivement une vision angélique, comme celle du pape François, de « l’immigration-invasion » pour reprendre le terme de V. Giscard-d’Estaing, en venant au secours du mascaret humain qui nous menace à partir des côtes africaines.

    Jean du Verdier estime que la guerre démographique se traduit par une action psychologique inspirée par les méthodes de l’Agitprop marxiste-léniniste et menée par les réseaux qui préparent la submersion des populations européennes. En réalité, cette guerre est une guerre idéologique fondée sur l’oppression de la liberté d’expression par les universités, les médias, l’édition, les groupes de pression et toutes les associations « antiracistes » qui forment ce que l’auteur appelle les ennemis de l’intérieur. Ceux-ci exercent, en liaison avec des juges dont un quart vote pour le Syndicat de la magistrature de même idéologie et sur le fondement de lois mémorielles scélérates, une « police de la pensée pour défendre une anti-morale ». Rares sont les médias qui osent démonter le mécanisme d’une trahison qui brise les consciences et pervertit les intelligences.

    Enfin, Jean du Verdier en arrive au politique, sa veulerie et sa lâcheté. Selon lui, « faute du courage nécessaire pour résister à l’invasion, une partie de la classe politique en vient à prôner le métissage, forme plus progressive, mais pas plus indolore de la disparition ».

    Il est loisible d’aller plus loin que lui et de penser que, depuis plusieurs décennies, les partis politiques institutionnels dominés par le mondialisme et ses organes d’influence comme l’Union européenne, sidérés par l’extrême gauche et le noyautage trotskyste, ont fait le choix politique délibéré et conscient de la trahison et de la disparition de la nation française par la submersion et le mélange. Rappelons les propos qu’a tenus N. Sarkozy sur le métissage souhaité et inéluctable de la France devant les élèves de l’Ecole polytechnique.

    De son livre au contenu très dense, le général Jean du Verdier tire des conclusions très pessimistes et amères. Comme lui on peut penser que « nous sommes sacrifiés sur l’autel des idéologies universalistes »et que « notre défaite démographique sera mesquine, méprisable » et enfin que « notre attitude si passive, si lâche devant l’ennemi n’intéressera pas l’Histoire ». 

    Cependant, pour reprendre le titre d’un livre des années 1970, « L’Avenir n’est écrit nulle part » et l’Histoire n’est que retournements. L’auteur lui-même rappelle l’abîme, notamment démographique, dans lequel, du fait de la guerre et de la peste, l’Europe et la France avaient plongé au XIVe siècle. Et pourtant, quelle renaissance et quelles conquêtes au cours des deux siècles qui suivirent !

    La situation d’aujourd’hui, avec environ 15 millions d’allogènes dont une partie assimilée ou assimilable sur 65 millions d’habitants, peut être comparée à celle de juin 1940 qui vit la France effondrée, isolée et sans alliés être occupée par une armée allemande toute-puissante aux ordres d’un dictateur criminel. Cinq ans après, les dictatures étaient aplaties et l’armée française occupait le sud de l’Allemagne. Le redressement de la Russie n’est-il pas un exemple après 70 ans de socialisme et 10 ans d’ultra-libéralisme ?

    Nous aurions tort de subir la jactance de « pérégrins » qui n’est pas inspirée par leurs vertus mais résulte de la complicité et de la lâcheté de la classe politique, intellectuelle et médiatique de notre pays.

     André Posokhow
    Expert comptable
    Consultant
    10/07/2014

    Jean de Verdier, Le Défi démographique, Muller Editions, 2012,

    Correspondance Polémia – 10/07/2014