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    Mali : décès du sergent-chef Thomas Dupuy

    Dans le cadre d'une mission de neutralisation d'éléments terroristes lancée dans la nuit du 28 au 29 octobre 2014 dans le massif du Tigharghar dans le Nord du Mali, le sergent-chef Thomas Dupuy a trouvé la mort lors des combats.

    Portrait du sergent-chef Thomas Dupuy

    Né le 18 mai 1982 à Toulouse, le sergent-chef Thomas Dupuy aura servi la France durant 9 ans et 5 mois.

    À 23 ans, il intègre l’armée de l’air en qualité de sous-officier. À compter du 30 mai 2005, il suit pendant un an sa formation initiale à l’École des sous-officiers de l’armée de l’air de Rochefort. Il est successivement nommé caporal, le 1er novembre 2005, puis caporal-chef, le 1er janvier 2006 et sergent le 1er mars 2006.

    Le 28 mai 2006, il rejoint l’escadron des fusiliers commando de l’air, stationné à Dijon, pour y suivre sa formation spécialisée de fusilier commando de l’air. À l’issue, le 9 octobre 2006, il est affecté au sein du commando parachutiste de l’air n° 30 de Bordeaux-Mérignac. Il est intégré au groupe Rapace puis à la cellule MASA (mesures actives de sûreté aérienne) en qualité de tireur d’élite. Enfin il intègre un module «Récupération de personnel» (Personnel recovery).

    De février à mai 2007, il effectue une mission au Togo où sa motivation, son très bon esprit d’équipe et son courage, lui ont permis d’assumer ses responsabilités de chef de poste de commandement de la protection et la défense et d’assurer le maintien en condition opérationnel de son personnel.

    Le 24 août 2009, il rejoint le groupe action 14 du commando parachutiste de l’air n°10 d’Orléans, puis en septembre 2010, il est affecté au groupe 12C, en qualité de chuteur opérationnel. Du 16 octobre 2010 au 19 novembre 2010, il est déployé à Djibouti.

    Du 2 décembre 2010 au 27 janvier 2011, il est engagé sur alerte dans la bande sahélo-saharienne au sein du groupement de forces spéciales « CARLIT » en qualité d’équipier groupe action. Il s’est particulièrement distingué en apportant un soutien sans faille à son chef, dans la préparation à l’engagement du groupe, lors d’un saut opérationnel à grande hauteur sur une zone d’opération tenue par des preneurs d’otages, tout cela dans des conditions difficiles et dans des délais extrêmement réduits. Son comportement exemplaire et ses qualités remarquables de combattant lui ont permis d’être cité en exemple et de lui voir attribuer la Croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze.

    Calme et réfléchi, le sergent-chef Dupuy était doté de capacités physiques et intellectuelles rares. Cherchant constamment à progresser, il était un spécialiste reconnu dans des domaines aussi variés que l’appui aérien, les transmissions opérationnelles et le saut à ouverture très grande hauteur. Élément incontournable de son groupe, il était un camarade apprécié de tous.

    Engagé du 8 juin au 28 octobre 2011 comme chef d’équipe au sein d’un groupe action du groupement de forces spéciales «Jehol» dans le cadre de l’opération Pamir en Afghanistan, il a fait preuve de belles qualités militaires. Il a été pris à partie par des insurgés au cours d’une infiltration derrière les lignes adverses où il a efficacement appuyé le désengagement des éléments amis. Quelques jours plus tard, il est violemment accroché par des rebelles et pris sous le feu, il a parfaitement riposté avant d’être blessé par des éclats de roquette. Ceci lui a valu l’attribution de la Croix de la Valeur militaire avec étoile d’argent et l’attribution de la médaille des blessés.

    Le 1er juillet 2013, il est promu sergent-chef.

    Le sergent–chef Thomas Dupuy était engagé au Mali depuis le 2 août 2014. Ce sous-officier était titulaire de la Croix de la Valeur militaire avec étoile d’argent et étoile de bronze, de la médaille d’outre-mer agrafe Sahel et République de Côte d’Ivoire, de la médaille d’argent de la défense nationale et la médaille des blessés.

    L’aviateur vivait en concubinage, sans enfant.

    Âgé de 32 ans, il est mort dans l’accomplissement de sa mission au service de la France.

    L’armée de l’air partage la douleur de sa famille et de ses frères d’armes.

    Droits : © Armée de l'air 

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    Musée des fusiliers marins et commandos

    Très bon anniversaire à Léon Gautier ! / Vétéran commando Kieffer / Badge n° 98 / Né le 27 octobre 1922 / En savoir plushttp://musee.fusco.lorient.free.fr/biofuscoleongautier.htm

    Très bon anniversaire à Léon Gautier ! / Vétéran commando Kieffer / Badge n° 98 / Né le 27 octobre 1922 / En savoir plus http://musee.fusco.lorient.free.fr/biofuscoleongautier.htm
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    Mers-el-Kebir

    Cimetière marin de Mers-el-Kebir, rénovation achevée... Cherchez l'erreur

    01f80da474c7f64ae7610695ed93c28c.jpg
    AVANT....
    a462c57af5cd6d7345c24bbe059b51a0.jpg
    APRES....
     

    ....."L'ossuaire a été réhabilité, les tombes endommagées ont été reconstruites et sont matérialisées par des pupitres individuels fixés au sol et portant une plaque d'identité marquée d'un symbole confessionnel. Deux préaux, aménagés de part et d'autre de I'entrée, seront très prochainement dotés de panneaux d'information relatant l'histoire de la bataille.

    Les travaux de restauration et de sécurisation de ce cimetière, commencés en septernbre 2006, ont été achevés enjanvier dernier.

    Il n'est donc plus envisageable de transférer les corps dans un cimetière situé sur le territoire français"......

     

    Philippe RIFFAUT

    Directeur de Cabinet

    Cabinet du Secrétaire d'Etat à la Défense chargé des Anciens Combattants 

     

    07:25 Écrit par Henri dans blogs.breizh.info | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Mers-el-Kebirmarins,bretonsfrançais |  Facebook

    18/06/2007

    Mers-el-Kebir, 3 juillet 1940

    Mers-el-Kébir

    3 mn - 14 nov. 2006

    http://video.google.fr/videoplay?docid=-8037833888775749967

    Profanation du cimetière marin de Mers-el-Kébir le 25 avril 2005.
    1300 marins sont morts les 3 et 6 juillet 1940 bombardés par les anglais.
    Parmi eux, près de 800 marins bretons.
     

    28/05/2007

    Mers-el-Kebir, rénovation achevée...

    132356c4905d26d4932f48e95c4955a4.jpgAssociation MEK du 3 juillet 1940 - 2005

    pour le rapatriement du cimetière marin

    de Mers-el-Kébir en Bretagne

    N° 0561009707

    Notre site :http://mers-el-kebir.net

     

     

    COMMUNIQUE N° 20

     

    Chers amis

     

    La désacralisation du cimetière de Mers-el-Kébir

     

    Le point de départ de l'affaire du cimetière de Mers-el-kébir prend effet le 25 avril 2005.

    Le Président de la république Monsieur Jacques Chirac, est le seul responsable de la conduite des opérations de réhabilitation du cimetière en Algérie. Il impose la perpétuité.

    En apposant le sceau définitif de la forclusion, l'état Français fixait le sort de ce cimetière avec ces paroles cinglantes à la figure de ces marins "Vichy ce n'est pas la France".

     

    Pour éviter de subir les attaques des associations et des Anciens Combattants, le Ministre de la Défense, Madame Alliot-Marie, s'est empressée de remettre en état la ruine de Mers-el-Kébir, que le Souvenir Français avait si bien entretenu depuis cette date, jusqu'à  l'indépendance de l'Algérie.

     

    La désacralisation du cimetière de Mers-el-Kébir achève la réhabilitation de ce lieu de mémoire. Iriez-vous désacraliser le cimetière des Musulmans à Douaumont ?....

     

    Après ce savant nettoyage ethnique des Chrétiens, notre association a dénoncé l'outrage et l'infamie qui continuait sur ces hommes.

     

    Le Ministre délégué aux Anciens Combattants, Hamalaoui Mékachéra, a encouragé son entourage de changer la stratégie pour cette rénovation, lui le Musulman, ancien candidat à  la mosquée de Paris.

     

    Afin de ne pas blesser les musulmans d'Algérie, sur les signes confessionnels de la religion, l'état Français a fait éradiquer les croix chrétiennes de ses soldats. Bizarre !!

     

    En enlevant les signes ostentatoires de notre religion "Chrétienne", l'état Français franchissait une limite jamais atteinte dans l'innommable des sépultures militaires.

     

    Cela ne suffisait pas, il fallait joindre à l'immortalité, l'inviolabilité, ce qui rassurait les politiques, qui regardaient ce dossier à la longue vue, histoire de ne pas mettre les mains dans cette salle besogne.

     

    Au cabinet des Anciens Combattants le ridicule ne tue pas, mais salit une fois de plus ces marins morts pour la France.

     

    Quand aux Anciens Combattants ils sont restés divisés et révoltés par l'ampleur du mal fait aux familles et à la marine en particulier. Pour les Anciens Combattants une partie d'entre eux ont perdu le sens du combat, résignés, brocardés par les politiciens.

     

    Mes amis, nous voilà  devant le mur de la démocratie citoyenne, à vous de prendre votre décision, continuer ou arrêter le combat.

     

    Pour notre association c'est le combat qui continue, avec plus de détermination, face à  l'imposture.

     

    Mesdames, Messieurs, recevez mes sincères et chaleureuses salutations

     

    Alain Garcia

     

    11:21 Écrit par Henri dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Mers-el-Kebirmarinsbretons,françaisalgériensChirac GIAGSPC |  Facebook

    16/01/2007

    Mers-el-Kebir, nettoyage ethnique

    Description : 

    Acte 1

    Le 3 juillet 1940 l'escadre au mouillage à Mers-el-Kébir, aurait du rejoindre Toulon pour se mettre à l'abri. Cette erreur sera fatale et coûtera 1200 marins, dont 800 Bretons, morts pour des clopinettes. L'entêtement d'un chef face aux Anglais, prendra la moins bonne des solutions, l'affrontement voué à l'échec..

    Acte 2

    Le 25 avril 2005, la profanation par le GIA Algérien, des islamistes convaincus que ce cimetière est un affront, le saccageront en bonne et due forme. Pour laver cette souillure le président Jacques Chirac, fera éradiquer les croix chrétiennes pour apaiser les musulmans.

    Acte 3

    Mais l'histoire rattrape les incrédules, ceux qui sont propulsés pour établir en France un équilibre des populations ethniques et signer un traité de dupe entre deux peuples diamétralement opposé. L'oeuvre du Président Français va connaître un sérieux revers, avec le déclenchement du GSPC qui appelle les Algériens à s'en prendre aux Français. 

    Si vous ne parvenez pas à visionner la vidéo, copiez l'URL suivante dans votre navigateur :
    http://video.google.fr/videoplay?docid=793587281882258454...

     

     

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    Destruction de l’Armée française et sacrifice de la Défense – Guillaume Faye

    Destruction de l’Armée française et sacrifice de la Défense - Guillaume Faye

    26/10/2014 – PARIS (via le blog de Guillaume Faye)

    Depuis maintenant près de trente ans, sous les gouvernements de droite de gauche, l’Armée française est sacrifiée. Dans ses effectifs, ses équipements, son budget. Analysons ce drame, le sacrifice de la Défense, son ampleur, ses causes, ses conséquences et ce qu’il faudrait faire pour y remédier. Bien entendu, les autres pays européens suivent la même voie funeste de diminution drastique des budgets de Défense. Ce qui donne l’impression que l’Europe, aux frontières ouvertes, baisse la garde. Au moment même où les menaces intérieures et extérieures s’accroissent.

    Sacrifier la Défense : une constante politique droite/gauche

    Chirac a été le premier à restreindre le budget militaire et a entamer la réduction du format des armées et même, à réduire les vecteurs de la dissuasion nucléaire aux composantes sous marines et aériennes en supprimant les composantes fixes et mobiles terrestres. Chirac, le pseudo-gaulliste, a entamé la démolition de l’armée française. Non pas tant en supprimant le service militaire qu’en inaugurant une diminution des effectifs et des budgets des armées professionnelles.

    Aucune des LPM (Loi de programmation militaire) n’a vraiment été respectée depuis trente ans. Non seulement on baisse régulièrement les crédits de l’armée française, mais les promesses de ”sanctuarisation” du budget de la Défense n’ont jamais été tenues. Tous les gouvernements, adeptes du mensonge élastique, se sont assis sur les besoins des armées. Avec à peine 1,9% du PIB, leur budget est ridiculement insuffisant.

    Moins naïfs que les Européens et pas si bêtes, les Américains maintiennent leurs capacités militaires. Le budget du Pentagone représente 50% de tous les autres budgets militaires internationaux. Partout dans le monde, on réarme, sauf en l’Europe où l’on désarme. Depuis 30 ans, l’armée ne cesse de fondre comme peau de chagrin ; un tiers des départements n’a plus de garnison ; cette désertification militaire provoque à la fois un délitement du tissu social et un recul de l’activité économique locale. Entre 2009 et 2019, au terme de la loi de programmation militaire en cours, l’armée professionnelle aura perdu 80.000 hommes, soit un quart des effectifs. Beau suicide, accompli au nom de la ”rationalisation”. La loi de programmation militaire 2008-2014, votée par l’UMP et le PS, a sabré 54.000 postes. Les socialistes prévoient encore 23.500 suppressions d’ici 2019. Dissoudre des régiments, couper dans les budgets d’équipement ou les reporter, voici les principales missions des ministres de la Défense successifs. Aucun(e) n’a osé protesté, droite et gauche confondues, puisque leur carrière politicienne passe avant tout.

     

    À la paupérisation des unités s’ajoute l’obsolescence des matériels. L’armée accomplit ses opérations dans des conditions acrobatiques. Les réformes successives de réduction du format des armées les ont affaiblies dans leurs capacités et minées dans leur solidité psychologique. On se dirige vers une situation de rupture, de la troupe comme de l’encadrement. L’armée est employée à 120% de ses capacités. Chaque année, la liste des régiments dissous s’accroit.. On s’attaque même maintenant à l’hôpital militaire du Val de Grâce ! Cette réduction globale des moyens et du format des trois armées avait commencé avec Chirac, preuve qu’il s’agit bien d’une politique (suicidaire) consensuelle partagée par la classe politicienne de droite comme de gauche.

    Nos voisins et amis européens belges, néerlandais, italiens, espagnols, allemands, scandinaves, portugais, etc. suivent la même politique de baisse des budgets de la Défense, négligeant leurs capacités militaires. La situation des armées allemandes, Bundeswehr, Luftwaffe et Bundesmarine, (seulement 1,4% du PIB ) est dramatique : plus de 50% des matériels des trois armes, déjà très réduits, sont hors d’usage, faute de crédits de renouvellement et de maintenance. Bien sûr, en tout, les Européens entretiennent 1,5 millions de militaires. Mais ces chiffres sont fallacieux et cachent une autre réalité : de moins en moins de soldats capables de se battre, des matériels hors d’usage, des moyens de transports déficients.

    Sacrifier la Défense : une ineptie économique

    Sacrifier les dépenses et investissements de la Défense, en les considérant comme variables d’ajustement budgétaire est d’une stupidité économique totale à notre époque. Car le secteur de la Défense, porteur de hautes technologies aux retombées importantes multisectorielles, est capital pour les exportations et l’emploi. Restreindre les crédits d’achats et d’équipements pour l’Armée française induit une baisse des exportations de notre industrie de Défense, aéronautique, maritime, terrestre, électronique, équipementière, etc. L’industrie de la Défense assure, de manière directe ou indirecte, par sous-traitance et retombées technologiques civiles, environ un million d’emplois. Et pas n’importe lesquels : des emplois hautement qualifiés, pas des balayeur ou des livreurs de pizzas.

    Sacrifier le budget de la Défense, c’est torpiller un peu plus l’industrie et la recherche françaises. Comme politique ”anti-croissance”, il n’y a pas plus efficace que de sabrer dans le budget de la Défense. Le programme spatial européen Ariane est la retombée directe de budgets militaires français sur les missiles.

    Internet (dont la domination mondiale est américaine) est né grâce aux budgets de la défense du Pentagone. Les commandes du complexe militaro-industriel américain alimentent toujours le dynamisme des grands groupes américains, notamment informatiques et numériques. Idem en Chine. Le budget d’équipement de nos armées est le seul budget d’État qui soit créateur, en termes de retombées technologiques dans tous les secteurs innovants. Et c’est le seul que l’on sacrifie. Cherchez l’erreur. Elle est le fruit de la bêtise idéologique.

    Sacrifier la Défense : un ineptie idéologique et stratégique

    Derrière cette diminution constante du budget de la Défense et de la réduction de la taille de l’outil militaire se cachent des relents d’idéologie antimilitariste et antipatriotique. Ainsi qu’une vision pacifiste et irénique du monde, naïve et irréaliste. Mais il faut mentionner aussi une inconscience géopolitique : on s’imagine que le XXIème siècle sera pacifique, dominé par les négociations, les petites crises gérables, les interventions humanitaires des armées. Après l’effondrement de l’URSS, on s’est dit que toutes les guerres étaient finies et que seules ne compteraient plus sur une planète globalisée que les opérations de police ponctuelles. Or les conflits majeurs, les guerres de haute intensité ont autant de chance de disparaître que le soleil de cesser de se lever chaque matin.

    Au moment où le monde s’arme, la France et l’Europe désarment. Très intelligent ! La Russie est le seul pays européen à accomplir un effort de défense et à essayer d’augmenter ses capacités. Mais on présente la Russie de Poutine comme agressive, comme un danger, un contre-exemple. C’est au contraire un exemple
    Pour s’amuser, les chefs d’État (Sarkozy, puis Hollande) lancent des OPEX (Opérations extérieures), mini-guerres inefficaces, improvisées, en Afrique ou au Proche-Orient, avec de moins en moins de moyens, puisqu’ils coupent eux mêmes dans les budgets. Pour ces OPEX, l’armée est à bout de souffle, en capacités ou en moral. Moins on lui donne de moyens, plus on la sollicite sur des terrains extérieurs, et souvent pour des missions stupides et contre productives, lancées par des présidents de la République avides de se poser, de manière immature, en ”chefs de guerre”. Ces opérations inutiles et précipitées réduisent d’autant plus les budgets.

    Prendre le budget militaire comme variable d’ajustement sacrificielle constitue une quadruple faute : sur le plan de la cohésion nationale, du rang international de la France (et de l’Europe), de la croissance économique et de la sécurité face aux menaces prévisibles et imprévisibles. Quand le ministre de la Défense, Le Drian, raconte qu’ « il faut faire porter aux armées leur part dans l’effort budgétaires du pays », il se moque du monde. Car, en réalité, seules les armées sont appelées à faire des efforts.

    Où sont les efforts sérieux d’économie dans l’Éducation nationale pachydermique et impotente, les dépenses sociales délirantes de l’État Providence, les aides et allocations aux migrants clandestins, etc. ? En réalité, deux catégories ont été sacrifiées : les familles des classes moyennes (par hausses fiscales et coupes dans les allocations familiales) et les armées. Tout un symbole : la famille et l’armée. Tout ce que déteste sans l’avouer vraiment une oligarchie formatée selon certains dogmes idéologiques officialisés depuis Mai-68.
    Les deux seuls secteurs qui ne devraient pas ”faire d’effort” dans la rigueur budgétaire mais au contraire bénéficier de crédits accrus sont précisément la politique familiale et la Défense ! Et c’est sur eux qu’on s’acharne ! Toujours ce suicide français. Les bla-blas politiciens flatteurs sur l’ ”armée, symbole de la République et de la Nation” ne doivent tromper personne. Ils sont destinés à prévenir une possible révolte (sous forme de démissions d’officiers et de rébellion gréviste ?) des forces armées.

    Questions polémologiques prédictives et inquiétantes

    Il est facile de sacrifier le budget de la Défense, puisqu’on s’est habitué à ce les militaires (de tout rang) se taisent, obéissent, se sacrifient. Mais à un moment, trop c’est trop. La corde casse à partir d’un certain seuil de tension. Un risque d’implosion des armées existe, ce qui, depuis que nous connaissons ce qui s’est produit dans les légions romaines au IVe siècle, se nomme d’un terme dévastateur : la désobéissance. Les chefs militaires sont souvent tentés de créer un clash et de dire les choses clairement. Mais les dirigeants de la ”grande muette” renoncent et, en bons fonctionnaires obéissants, pratiquent la langue de bois ou se taisent. Pour combien de temps ?

    L’armée est la colonne vertébrale de la Nation – de toute Nation pourvue d’une ambition de rang et de rayonnement, d’indépendance et de souveraineté – parce qu’elle représente, d’un point de vue pratique et moral, l’organe de sa sécurité et de sa crédibilité. De plus, répétons-le, au XXIe siècle, les budgets de défense sont devenus des facteurs centraux de cristallisation et de retombées technologiques et économiques de pointe dans la recherche et innovation (R&D) et les exportations. Les grandes et moyennes puissances mondiales l’ont parfaitement intégré. Apparemment pas les gouvernements européens, ni les opinions publiques. Ce genre d’indifférence peut devenir dramatique.

    Au XXIe siècle, nous sommes entrés dans un monde ”plurimenaçant”. Les menaces sont polymorphes et viennent de partout. La chute de l’URSS en 1991 a joué comme une gigantesque illusion pour les Européens. Qui peut savoir – au delà de la ”menace terroriste” et de la ”cyberguerre” souvent exagérées – si l’Europe au XXIe siècle ne risque pas une guerre civile ethnique, une ”attaque intérieure” armée sur son propre territoire ? Voire même une agression extérieure sous une forme classique, voire nucléaire ? Les armées européennes seront-elles capables d’assurer la défense du territoire ? Au rythme actuel d’embâcle et de fonte des moyens, certainement pas. Et inutile de faire un dessin : la menace physique ne vient plus du tout de l’Est européen slavo-russe, mais du Sud et du Moyen-Orient.
    Et ce ne sont pas les Etats-Unis qui nous défendront. Notre seul véritable allié serait la Russie.

    Faute d’une armée robuste et disciplinée, suffisamment nombreuse et équipée, la France ajoute encore un handicap aux autres. Pour l’instant, elle n’a pas encore, comme la Grande Bretagne, sacrifié sa dissuasion nucléaire, mais qui sait si nos politiciens pusillanimes ne vont pas être tentés de le faire ? La logique suicidaire est une pente savonneuse. D’autre part, un autre problème lourd se pose : le recrutement très important dans l’armée de personnels issus de l’immigration, notamment musulmane. Cette question, c’est le tabou absolu. Je n’aborderai pas ce point ici mais un parallèle éclairant doit être fait avec les légions romaines du Bas-Empire qui engageaient pour défendre Rome les frères de ceux qui l’assaillaient. On sait comment la tragédie s’est terminée.

    La constitution d’une armée européenne, serpent de mer récurrent depuis la CED des années 50, faussement revigorée depuis vingt ans par toutes les tentatives d’”euroforces”, franco-allemandes ou autres, est une impossibilité, qui s’appuie sur des gadgets. L’Europe n’a aucune politique étrangère commune, mis à part la blague des Droits de l’homme et la soumission volontaire à Washington et à l’OTAN.

    Le Front National a raison de protester contre le sacrifice du budget des armées. Il demande un minimum de 2% du PIB consacré à la Défense – ce qui est d’ailleurs encore insuffisant, il faudrait 3%. C’est un point positif dans son programme, par rapport à ses positions erronées socialo-étatistes dans l’économie. Mais il se méprend quand il affirme que c’est ”Bruxelles” qui oblige les pays européens à tailler dans leurs dépenses militaires ; même l’Otan incite au contraire à les augmenter ! Ce qui pousse la classe politicienne française à tailler dans les budgets de Défense, c’est un mélange d’indifférence, de solutions de facilités à court terme et d’ignorance des enjeux stratégiques et économiques. Il est tellement plus facile de sacrifier des régiments ou des commandes d’équipement que de s’attaquer à la gabegie de l’ État-providence.

    Les sept pistes à suivre

    Examinons maintenant ce qu’il faudrait faire, dans l’absolu : 1) Rétablir le budget de la Défense à 3% du PIB minimum. 2) Honorer et augmenter les commandes de l’armée à l’industrie nationale de défense, dans les domaines terrestres, aéronautiques/spatiaux et maritimes, mais aussi dans les budgets R&D. 3) Mettre en chantier un second porte-avion à propulsion nucléaire. 4) Rétablir les régiments dissous et durcir les conditions de recrutement. 5) Effectuer les commandes promises à la Russie de navires BPC. 6) Construire un ensemble techno-industriel européen de défense indépendant, avec obligation pour chaque pays de l’UE de pratiquer la préférence de commandes à l’industrie européenne et non plus américaine. 7) Travailler intelligemment à moyen terme, avec pragmatisme et avec diplomatie à une dissolution de l’OTAN au profit d’une organisation militaire intra-européenne puis euro-russe. Sans que, bien entendu, les USA n’aient rien à craindre et ne soient désignés comme ennemis. Au contraire, ils pourraient être des alliés s’ils ont l’intelligence de comprendre qui sont les véritables ennemis communs.

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    Le saviez-vous? Une compagnie disciplinaire belge au large de la Bretagne

     

    Fred Sempels (d’après archives)
    Mis en ligne dimanche 19 octobre 2014, 8h00

    Une île bretonne abrita un temps un pénitencier militaire belge

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Cézembre © D.R.
Cézembre © D.R.

    Cézembre, une île de 18 hectares située en Baie de Saint-Malo, au nord-est de la Bretagne, accueille pendant la Première guerre mondiale un pénitencier de l’armée belge.

    Des soldats, mais aussi des civils, condamnés pour divers faits sont envoyés dans cette compagnie disciplinaire.

    Ainsi, l’abbé Vandermeulen rejoint l’île en 1917, condamné pour avoir participé à la rédaction d’un journal portant préjudice aux institutions de l’État belge.

    La Belgique, en agissant de la sorte, évite les longs procès et les exécutions.