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    Quoi de neuf ? Le Capitaine DANRIT

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    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Driant

    Pour l'état-civil Emile Cyprien Driant, sorti de Saint-Cyr en 1877 (la promotion 1965-1967 de l'Ecole Spéciale Militaire porte son nom). Parti pour une brillante carrière il aura le malheur d'épouser une fille du général Boulanger et "Écarté de ce fait de tout avancement, il quitte l'armée en 1905" (Grand Larousse encyclopédique). Bien que député de Nancy, il reprend du service à sa demande à la déclaration de guerre, et commandant avec le grade de lt-col (de réserve) le groupe de Chasseurs de la 72e division il tombera devant Verdun, au Bois des Caures, le 22 février 1916.

    Mais entre temps il était devenu "le Jules Verne militaire" en faisant oeuvre de visionnaire dans des livres tels que : "La Guerre de demain", "L'Invasion noire", "L'Invasion jaune", "La Guerre en ballon", "Robinsons sous-marins", "La Guerre fatale", etc. Si le conflit avec le Royaume-uni a été évité, en revanche celui avec l'Empire allemand a bien eu lieu, et la guerre par la troisième dimension est devenue omniprésente. 
    Passionné par cet auteur dont il possédait l'intégralité des œuvres, mais sachant que le temps lui était compté et qu'il ne pourrait lui consacrer un ouvrage exhaustif, l'écrivain spécialiste de l'histoire militaire contemporaine Jean Mabire a laissé un ouvrage posthume qui vient d'être publié, "bio-bibliographie sous forme d'opuscule" intitulé simplement "DRIANT-DANRIT", "petit livre-guide" qui présente en moins de cent pages l'homme et l'oeuvre et donne envie de se reporter à celle-ci.
    (Jean Mabire "Driant-Danrit", éditions Le Polémarque 2015, 12 euros - ISBN : 979-10-92525-02-1)

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    Parmi les figures admirées de longue date auxquelles Jean Mabire redonna vie le temps d'un livre, avec tout l'enthousiasme communicatif qui le caractérisait, il manquait un nom. Un nom, ou plutôt deux : Émile Driant, aussi connu sous le pseudonyme anagramme de Capitaine Danrit. Officier - il fut tué au combat aux premières heures de la bataille de Verdun, le 22 février 1916 - et romancier visionnaire, surnommé « le Jules Verne militaire » de son vivant (avec l'assentiment de ce dernier, s'il vous plaît !), Driant était un homme taillé sur mesure pour la machine à écrire de Jean Mabire. Considérable à tous les points de vue, l'œuvre de Driant jalonne la longue carrière d'écrivain de Jean Mabire. Driant/Danrit avait, sinon tout prévu (La Guerre fatale entre la France et l'Angleterre n'eut jamais lieu), tout imaginé, des guerres modernes du XXe siècle (les trois tomes de La Guerre de demain : La Guerre de forteresse, La Guerre en rase campagne, La Guerre en ballons) aux luttes des races et des religions (L'Invasion noire, L'Invasion jaune). Ni la montée en puissance des États-Unis, ni la modernisation à marche forcée du Japon n'échappèrent à sa sagacité. Driant termina d'écrire son dernier roman, La Guerre souterraine, dans les tranchées du bois des Caures en 1915. Jean Mabire nous laisse un tapuscrit complet, qui démêle l'écheveau d'une bibliographie prolifique, rendue confuse par la propension de Driant à écrire des romans fleuve, comprenant plusieurs tomes, eux-mêmes scindés en autant de volumes que de sous-parties. Une clarification bienvenue pour les collectionneurs. Le titre du livre, Driant Danrit, frappant, concis, est aussi de lui.

     

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    26 mars 1962, souvenez-vous

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    Éric Zemmour : le sanglot du soldat français

     

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    FIGAROVOX/EXTRAITS - Des Français en guerre dans une France en paix. Éric Zemmour présente un livre passionnant de témoignages de soldats pour éclairer ce paradoxe.

    Cyprien allait entrer au CP. C'est un petit bonhomme qui va avoir six ans en septembre. Son père devait être là pour la rentrée, à un ou deux jours près. Il me dit: “Papa va jamais me voir lire! Il va pas être là pour mon anniversaire!” Et puis, il y a Joséphine, trois ans: “Je voudrais juste faire un bisou à mon papa, là sur sa joue… il est au ciel, on peut mettre une échelle pour que j'aille lui faire un bisou, là sur sa joue?” L'hélicoptère de papa s'est crashé en Afghanistan. Papa est mort.»

    Depuis plus de trente ans, la France est en paix, mais des soldats français meurent pour la France. Depuis plus de trente ans, des soldats français sont morts alors qu'ils ne faisaient pas la guerre. Ce double paradoxe est au cœur de Paroles de soldats, qui alterne précis historique et témoignages. Les précis historiques sont clairs et complets (à l'exception d'une étonnante confusion entre Huntington et Fukuyama!); les témoignages ont la syntaxe hasardeuse de l'oral, mais sont toujours passionnants, souvent édifiants et parfois poignants.

    Liban, Rwanda, Bosnie, Afghanistan, Libye, Mali, Centrafrique: le soldat français tourne autour de la terre qui ne tourne plus très rond. Il s'est engagé pour faire la guerre et il est devenu soldat de la paix -un oxymore; il accepte de ne plus être maître de lui-même par patriotisme et volonté de servir son pays; mais il risque sa peau pour protéger des populations étrangères qui l'ignorent ou le haïssent. Partout où il passe, ce sont les mêmes surprises, angoisses, états d'âme, désarrois. «Je vais abattre quelqu'un qui ne m'a pas tiré dessus, qui a commandité des meurtres, mais je ne suis pas un tribunal» (Rwanda). «On nous avait raconté n'importe quoi. On était partis défendre les Bosniaques opprimés par les méchants Serbes… mais les Serbes nous accueillent chaleureusement et les Bosniaques nous ont rafalés d'emblée» (ex-Yougoslavie).

    Il fait une guerre factice en Irak dans les bagages de l'armée américaine en 1990; il risque sa peau en Afghanistan, pour défendre la stratégie et les intérêts de l'Oncle Sam. «Les Afghans, faut dire ce qui est, ils nous considéraient comme une force d'occupation.» Il essaye quand même de rester digne de l'image de l'armée française qu'il s'est forgée: «Le mec, on l'a pas tué, on l'a laissé repartir après. On est quand même des soldats français… La politique, c'est pas tirer n'importe où et faire n'importe quoi… C'est comme ça que vous gagnez petit à petit une population.»

    Paroles de soldats, Hubert le Roux et Antoine Sabbagh, Tallandier, 444 p., 20,90 €

     

    Retrouvez la suite de la chronique d'Eric Zemmour ici ou dans Le Figaro du 26 mars.

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    Rue Helie de Saint Marc à Béziers

    Bravo Monsieur le Maire

    pour votre initiative courageuse que bien entendu nos dirigeants actuels ne vont pas manquer de stigmatiser, eux qui mènent notre pays à la ruine mais ne sont jamais avares de donner des leçons au monde entier... sauf au Maghreb.

    Bravo pour avoir osé être fidèle à une conception de l'Honneur que notre Pays a oubliée.
    Bravo pour votre action.
    Helie de Saint Marc méritait cet hommage posthume et vous l'avez fait. Encore bravo.

    Il est grave et indécent que le Premier ministre de la France, Manuel Valls, puisse porter des jugements sur des évènements aussi douloureux que ceux de la guerre d’Algérie, alors qu’il est né en Espagne un mois après l’indépendance de l’Algérie (juillet 1962).

    Manifestement, M. Valls n’a pas bien compris l’histoire de France, et feint d’ignorer que le chef de bataillon Hélie de Saint Marc a d’abord été gracié le 25 décembre 1966, puis réhabilité dans ses droits civils et militaires en 1978. Il semble ignorer aussi que c’est un gouvernement socialiste, auquel participait François Mitterrand, qui a donné les pleins pouvoirs à l’armée – et fermé les yeux – pour mettre un terme aux attentats, lors de la bataille d’Alger en 1957.

    Manuel Valls n’a pas pu voter Mitterrand en 1981, n’étant pas encore Français, mais est déjà militant du PS et adhérent de l’UNEF-ID. Hélas – la peur étant mauvaise conseillère –, tous les coups sont permis à huit jours d’élections départementales qui s’annoncent catastrophiques pour son camp.

    Monsieur le Premier ministre, vous avez choisi un mauvais cheval de bataille en remettant ainsi en cause l’honneur d’Hélie de Saint Marc, saint-cyrien de la promotion “Veille au Drapeau” (1943) : vous allez encore perdre des électeurs !

    Pour mémoire : la date du 19 mars 1962 n’est pas celle de la signature des Accords d’Evian (dimanche 18 mars) mais celle de l’application du cessez-le-feu qui n’a jamais été respecté par le FLN, alors que l’armée française restait cantonnée dans ses casernes...