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    Bonne et heureuse année à tous les anciens de la TBCH!

    et merci à Michel Langeron pour cette superbe photo de 1963 !

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    1914-1918: Saint-Cyr, officiers et citoyens

     

    Par Romain Rosso

    1914-1918: Saint-Cyr, officiers et citoyens
    Depuis 1802, l'Ecole spéciale militaire forme les futurs cadres de l'armée de terre. Près de 5000 meurent durant la Grande Guerre, serviteurs et modèles d'une nation dont ils commandent les bataillons de conscrits.

    "Saint-Cyr, le 2 août 1914. Chère mère, un mot en toute hâte pour te fixer sur mon sort. [...] J'ai l'intention dès maintenant de faire mon devoir [...] et suis heureux de me battre avec les chasseurs à pied et des premiers." Le sous-lieutenant Jules Lemarchand tombe quelques jours plus tard sur le front des Vosges. Sa dernière lettre, émouvante, est conservée au musée du Souvenir de Saint-Cyr-Coëtquidan.

    Dans ses vitrines défraîchies, des objets d'apparence anodine illustrent le panache et la bravoure des officiers formés par l'Ecole spéciale militaire: le minuscule livret du Coran ayant appartenu au maréchal Lyautey, résident général de France au Maroc en 1912, la tunique du résistant Théodose, dit Tom Morel, chef du bataillon des Glières entre 1942 et 1944, ou encore un livre de poche criblé de balles viêtminh, auquel doit la vie le capitaine Cabiro, du 1er bataillon étranger de parachutistes retranché à Diên Biên Phu, en 1954.

    Depuis deux cent treize ans, les saint-cyriens écrivent les heures parmi les plus glorieuses et les plus douloureuses du roman national. Sur le vaste campus situé, depuis 1945, à la sortie de Guer (Morbihan), en pleine forêt de Brocéliande, de vieux chars désarmés portent le nom des batailles héroïques: Austerlitz, Bazeilles, Campagne de France...

    >> Notre dossier: 1914-1918, la Première Guerre mondiale

    "Aucune école n'a donné autant à notre pays, avance le général Frédéric Blachon, directeur de Saint-Cyr. Plus de 10000 anciens élèves sont morts pour la France, au combat ou en service, soit un sur six. Le premier, en octobre 1805, juste avant la bataille d'Austerlitz; le dernier, Thomas Gauvin, en 2011, en Afghanistan." Aujourd'hui, Saint-Cyr forme l'essentiel des officiers de carrière de l'armée de terre.

    Une élite militaire fondée non sur la naissance, mais sur l'instruction

    La création de l'Ecole spéciale militaire (ESM), par la loi du 11 floréal an X (1er mai 1802), s'inscrit dans une entreprise de formation des cadres civils et militaires. Dans l'esprit du premier consul, Napoléon Bonaparte, l'ESM doit élever une nouvelle élite militaire fondée non plus sur la naissance, comme sous l'Ancien Régime, mais sur l'instruction. Bonaparte espère aussi en faire une "pépinière de généraux" fidèles au futur empereur.

    "Dès 1803, la nouvelle école jouit d'un grand prestige au sein de la population, souligne l'historien Michaël Bourlet, chef du cours d'histoire militaire. Elle attire de nombreux candidats qui cherchent la gloire sur les champs de bataille et une belle carrière. La réalité est plus cruelle: la moitié des premières promotions meurt lors des guerres napoléoniennes."

    A l'époque, les "cyrards" restent minoritaires dans une armée dominée par les officiers issus du rang. Pendant la guerre franco-allemande de 1870-1871, la faillite du commandement, pas seulement au plus haut niveau, est cuisante. La défaite provoque une prise de conscience de la part des autorités, qui décident de réformer l'encadrement et surtout le recrutement, en construisant une armée de masse dirigée par des officiers de carrière et de réserve. En 1905, malgré l'opposition d'une majorité de Français, la IIIe République impose la conscription universelle, obligatoire et égalitaire.

    L'officier change de rôle: "Il devient un éducateur qui prolonge, au sein de l'institution militaire, l'enseignement du maître d'école, poursuit Michaël Bourlet. La République veut offrir l'armée en modèle à la nation. Les officiers sont instruits afin non seulement de commander au feu, mais aussi de former militairement et d'éduquer des millions de Français." Pendant près d'un siècle - sa suppression est décidée par Jacques Chirac en 1996 -, des générations entières de conscrits passent entre leurs mains. Certains deviennent officiers à leur tour, dans la réserve.

    A Saint-Cyr comme à l'école publique, on cultive l'esprit de revanche, qui cimente le peuple français contre l'Allemagne. Les rêves de gloire des élèves disparaissent dans la boue des tranchées de la Grande Guerre. Près de 5000 saint-cyriens tombent au combat. Non sans panache, comme le sous-lieutenant Alain de Fayolle, de la promotion de la Croix du drapeau, qui s'écroule, le 22 août 1914, vêtu de son casoar (plumet rouge et blanc) et de ses gants blancs -contrairement à la légende popularisée par l'écrivain Maurice Barrès, il n'y a pas eu de serment collectif des promotions de l'époque pour recevoir le baptême du feu dans cette tenue.

    La Seconde Guerre mondiale est un autre choc: les saint-cyriens doivent choisir entre la fidélité au nouvel Etat français, dirigé par un glorieux aîné, Philippe Pétain, ou la résistance organisée par un autre camarade, le général de Gaulle. La plupart restent légalistes jus qu'à l'invasion de la zone libre par les nazis, en novembre 1942. Deux ans plus tard, la ville de Saint-Cyr, près de Paris, est bombardée par les Alliés.

    La Maison royale de Saint-Louis, qui héberge l'ESM depuis 1808, est détruite. En 1945, le général de Lattre de Tassigny décide de l'installer dans la lande bretonne de Coëtquidan, où sera également créée, seize ans plus tard, l'Ecole militaire interarmes qui permet à des sous-officiers de monter en grade.

    "Un repère stable, auquel les gens peuvent se référer"

    Courage, exemplarité, esprit de sacrifice, goût pour l'aventure... Aujourd'hui, les valeurs et les traditions enseignées ou transmises n'ont pas vraiment changé - au risque, pour certains, de cultiver un entre-soi peu en phase avec la société*. "J'appartiens d'autant plus au peuple français que je suis à son service", confie Arnaud, élève-officier de 21 ans.

    "D'un jour à l'autre, je peux être amené à défendre un compatriote, renchérit Augustin, 22 ans. C'est ma vocation." Côme, même âge, complète: "On reproche souvent à Saint-Cyr d'être endogame. Les officiers ne servent pas la catégorie sociale dont ils sont issus, mais la France." Claire, une des rares filles du 2e bataillon, conclut: "Dans la période actuelle, l'officier est un repère stable, auquel les gens peuvent se référer."

    Les jeunes qui s'engagent à Saint-Cyr - après un concours parmi les plus difficiles - rêvent aussi d'être chef, de se réaliser en commandant des hommes. Plus tard, ils seront déployés dans le Sahel mais aussi dans les rues de Paris. Depuis les attentats, un nouveau lien direct entre les Français et leur armée se développe; il s'était estompé depuis la professionnalisation. "L'histoire est tragique, nous le savons, car c'est notre métier, relève le général Blachon. L'armée, c'est comme une assurance-vie. C'est quand tout va mal qu'on se souvient qu'on en a une."

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    Hier otage des talibans, aujourd’hui racaille

    La-rancon-un-secret-de-polichinelle

    Hervé Ghesquière, anti-militariste notoire, était un obscur cameraman de la télévision française, jusqu’au jour où, ayant négligé toutes les mises en garde des autorités françaises qui recommendaient d’éviter la région, il était allé faire le beau en Afghanistan pour FR3. Il a été kidnappé par les Talibans lors de ce reportage, fin décembre 2009.

    A la rigueur on peut dire « un con qui va en zone de guerre malgré les mises en garde risque sa peau, mais c’est son affaire ». Oui mais.. Dans cette affaire le gouvernement français a mis en mouvement une énorme infrastructure pour tenter de repérer ce dingue, des agents supplémentaires de la DGSE ont été envoyé sur place, plusieurs opérations militaires ont même été montées.

    Au bilan, selon le général Gergelin, chef d’état-major des armées françaises, la recherche a couté «plus de 10 millions d’euros. Somme rondelette, à laquelle on doit ajouter 9 morts, militaires français, lors des operations (ratées) de sauvetage… Et 20 millions d’euros, somme de la rançon payée par l’Elysée, malgré les dénégations de Sarkozy, pour la libération de Ghesquière, 547 jours plus tard.On ajoutera la libération de 17 chefs talibans en échange de la libération de ce cameraman.

    30 millions d’euros, 9 morts, 17 chefs terrosistes libérés, plusiers agents DGSE « grillés », voila un beau palmarès pour un trou du cul se prenant, depuis sa libération, pour un grand reporter alors qu’il n’était qu’un simple cameraman.

    Yves Debay, un vrai Grand Reporter belge et vrai baroudeur ayant roulé sa bosse (Voir son CV  ici) parle de l’«imbécile ambition des « héros »» et accuse la »recherche malsaine du sensationnel » de Ghesquière d’être responsable de cette prise d’otage.

    Voulant sans doute ressortir de l’anonymat dans lequel il était retombé depuis cette affaire, Ghesquière pète dans le sens du vent et publie une « lettre ouverte » à Marine Le Pen au sujet de l’ignoble affaire d’Etat (LOL) de la publication par MLP de photos que l’on trouve d’ailleurs partout sur internet. Aucun intérêt ici de commenter cette lettre, vous la trouverez ici. Nous avons pour principe de ne pas commenter les degueulis des racailles.

    Renvoyons seulement ce connard à ses 9 morts, 30 millions d’euros et 17 chefs terroristes libérés. Et mon avis strictement personnel est qu’il est vraiment dommage qu’on n’ait pas pu trouver SA photo, en plusieurs parties, à publier sur le net. Dommage. Vraiment dommage… Doit-on souhaiter qu’il soit dans le bilan d’un prochain « exploit » de Daesh ou consorts en francarabia? Je ne répondrai pas mais… vous devinez ma réponse!

    EuroCalifat https://eurocalifat.wordpress.com/

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    Annuaire 2014/2015 des Anciens élèves du Lycée Hoche

    J'ai eu le plaisir de recevoir ce matin, au courrier, le nouvel annuaire, édition 2014/2015, des Anciens du Lycée Hoche. La Très Bahutée Corniche Hoche y figure Page 20, en un excellent article consacré au 100ème anniversaire de notre professeur Gaston Bataille.

    Vous vous y retrouverez, vieux camarades, comme dans un miroir de votre vie.

    Nous avions 20 ans...

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