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    La Légion étrangère recrute des réservistes

    Castelnaudary

    Suite à la décision du président de la République de grossir les rangs de l'armée de terre, la Légion étrangère recrute des réservistes d'ici cet été.

     

     

    La Légion étrangère recrute des réservistes.
    La Légion étrangère recrute des réservistes.

    La Légion étrangère recrute 27 personnes d’ici l’été 2016 et au moins 95 personnes d’ici fin 2017. Ces embauches interviennent après la décision du président de la République de renforcer les effectifs de l’armée de Terre suite aux attentats qui ont touché la France en 2015.

    Le 4ème régiment d’instruction prévoit donc de recruter des réservistes opérationnels afin de pouvoir répondre ponctuellement à des déploiements notamment dans le cadre de l’opération “Sentinelle”. Réserviste signifie donc “travail d’appoint”. La Légion s’engage à former les volontaires sur plusieurs mois, formation qui pourra être étalée en fonction de la disponibilité des candidats. Le réserviste ainsi formé pourra être appelé pour des missions ponctuelles. Chaque jour de formation est rémunéré au même titre que les jours travaillés à hauteur de 62 euros au minimum par jour, non imposable.

    Le communiqué de recrutement prévient :

    Il s’agira d’un engagement au service de la Nation dans un contexte de menace terroriste. Cet emploi opérationnel : entraînement, projections (Sentinelle en priorité) permettra une  intégration complète au sein du régiment et de la Légion étrangère (appellations, tenues et traditions, esprit de corps…)

    La formation assurée est un peu plus “cool” que celle dispensée aux légionnaires du 4ème régiment étranger. Le contrat du réserviste peut varier entre 1 à 5 ans d’engagement. Jusqu’à présent, les réservistes n’étaient pas formés au combat, comme nous l’explique François Hervé-Bazin, officier supérieur adjoint du 4ème régiment :

    Ce genre de contrat existait au préalable mais seulement pour des réservistes au sein de l’administration. Le fait de les former pour le terrain est une nouveauté. Nous ne pouvons pas envoyer nos jeunes en formation au 4ème régiment justement parce qu’ils ne sont pas encore formés !

    Le régiment espère grâce à cette opération renouer les liens avec la population locale puisqu’il serait préférable que les candidats viennent du bassin chaurien et alentours.“Ça sera plus facile pour eux de venir et ça permettra d’injecter de l’argent dans l’économie locale “, nous confie l’officier supérieur adjoint.

    Contactez le CBA Pierre SAVY au 04 68 23 77 01 ou pierre.savy@intradef.gouv.fr

    11400 Castelnaudary
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    SERAIT-CE LE RETOUR DES «CI-DEVANT» ?

    Source : www.ar-gedour-mag.com

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    Reconnaissons que la «laïcité à la française» a une «merveilleuse» constante dans son héritage révolutionnaire, fidèle à elle-même, sourcilleuse de son identité, mais qui nie sans vergogne  l’héritage chrétien de l’Europe, de la France, et par voie de conséquence celui de la Bretagne. Cette laïcité, faux-nez  d’une  christianophobie  maladive, rejeton  d’une  République  formolisée  dans des «valeurs» marquées par  toute la vieillesse du monde, renoue, une fois de plus,  avec l’un de ses démons, les  célèbres et sinistres «CI-DEVANT» de la Révolution française.

    Rappelez-vous l’Histoire de la Révolution : le langage citoyen branché était imposait que pour rompre avec  le temps des tyrans , tout se devait de devenir « ci-devants ».  On  débaptisait  et  l’on renommait :  la noblesse, le clergé,  les cathédrales,  les églises, les places et les rues, les villes et villages, les fêtes, le calendrier, privés de leurs identités  séculaires,  devenaient des  « ci-devants ».  Les  Provinces perdaient parfois jusqu’à  leur nom tout aussi multiséculaire qui avait imprimé leur Histoire et se voyaient affubler  de  noms nouveaux.  Ainsi, pour la Bretagne dont le nom disparaissait dans les culs-de-basse–fosse de la Révolution, les antiques Pays, les fameux  Broioù . Les "Bro Leon" et "Bro Gerne" (Cornouaille),  devinrent le Finistère ; les Bro Dreger et Penthièvre / Goëlo les Côtes-du-Nord, requalifiés plus tard en Côtes- d’Armor.  Le Bro Gwened (Pays de Vannes) devint le Morbihan (seul département à recevoir un nom en breton) ; le Bro Sant-Malo, le Bro Zol (Dol) et le Bro Roazhon devinrent l'Ille–et-Vilaine, qui laissera la place à la Brétilie ou au moins aux Brétiliens, le nouveau nom des habitants de ce département (sic). Le Bro Naoned est quant à lui devenu la Loire- Atlantique après être passé en Loire Inférieure. La Révolution, en quelques séances de palabres citoyennes, rayait des siècles d’Histoire.

    A propos de «Citoyen» : depuis plus de dix ans, renouant également avec le langage révolutionnaire, tout aujourd’hui se doit d’être « Citoyen » : vous vous devez de naître citoyen (si on vous laisse naître…) et mourir citoyen (là, « pour faire de la place », on vous y aidera …) ; vous devez respirer, manger, dormir, consommer, marcher, rouler de manière citoyenne. Encore un effort, et nos besoins les plus naturels se devront d’êtres citoyens. Il est recommandé aussi de « penser citoyen » et si possible d’engendrer de manière citoyenne, c’est-à-dire d’éviter…d’engendrer.  La République et  ses « valeurs » n’ont pas encore imposé de remplacer Monsieur, Madame, Mademoiselle par « Citoyen, citoyenne »  mais ne désespérons pas, il y aura bien un sous-ministre  avide de laisser par une loi son nom à l’Histoire pour nous faire le coup ; et le pire, c’est que ça risque de marcher. Au final, le citoyen sera un citoyen  de nulle  part…

    DES  NOMS TROP CHRETIENS

    Mais venons-en au cœur de notre sujet : la «réforme des départements» et le «regroupement des communes», avec en coulisse les  charcutages électoraux  entre copains- coquins pour conserver la bonne gamelle, sont autant de prétextes  à  renouer  avec les vieilles  traditions sans-culottides  :  comme le subirent les Broioù bretons, renommer les villes, villages et  lieux-dits.  Cible  privilégiée  de ces  renominations rampantes :  le «Grand-Ouest»,  comme ils disent. Nous avons eu les  catastrophiques  remembrements  des campagnes, détruisant  bois, bocages, talus et  zones humides, pulvérisant les arbres plus que centenaires, et introduisant aux inondations que l’on connait aujourd’hui, voici le remembrement des communes. L’idée est simple et «lumineuse» comme le «Siècle des Lumières» : l’Etat pousse les villages et les bourgs  de petites tailles à fusionner.  Ce mouvement est motivé par de puissantes incitations financières :   plus de dotations de l’Etat et mise en commun des finances, des équipements de diverses natures. Bref, rien que des économies, nous assure-t-on. La réalité est surtout…idéologique, dans la droite ligne des tables rases révolutionnaires. Qui dit  regroupements  et fusions dit forcément  nouveaux  noms, à l’instar de ces mariages d’entreprises.

    C’est ainsi que dans le Perche, St Hilaire-le- Lierru et Tuffé  fusionnent pour devenir le 1er janvier 2016 « Val de la  Chéronne». Quelques kilomètres plus loin, le village de Saint-Aignan fusionne avec cinq autres communes pour devenir « Val-au-Perche ». Dans la Manche, Blon, Villechien, Mortain, Notre-Dame-du-Touchet  et Saint-Jean-du-Corail deviennent «Mortain Bocage». Dans le Finistère, Audierne et Esquibien fusionnent pour ne donner qu’une entité : Audierne. Adieu Eskibien, dont les racines remontent au moins à 1110. En Ille-et-Vilaine, la Chapelle-du-Lou-du-Lac regroupe la Chapelle-du-Lou et de Lou-du- Lac. Dans le Morbihan, La Chapelle-Caro, Quily, le Roc-Saint-André ont fusionné pour créer « Val d’Oust ». Naizin, Remungol et Moustoir-Remungol forme les «Evellys » tiré des noms de deux ruisseaux : l’Evel et Lillys qui arrosent ces communes. On appréciera la «haute recherche culturelle» des promoteurs…  En Loire-Atlantique, le village de La Chapelle-Basse-Mer,  si cher à l’historien-écrivain Reynald Secher, fusionne avec  celui de Barbechat, pour devenir « Divatte-sur-Loire ». Ce nouveau nom met en fureur Reynald  Secher, qui le trouve ridicule, d’autant qu’il s’agit du nom d’une rivière à sec six mois de l’année. L’historien, qui a écrit précisément un livre sur le martyre sous la Révolution de La Chapelle-Basse-Mer (1) n’hésite pas à affirmer que cette décision a des relents de christianophobie  dissimulée : « Plusieurs conseillers municipaux ont estimé  que le nom de La Chapelle-Basse-Mer sonnait «trop religieux », ou « trop médiéval ».  Avec le nouveau  nom « Divatte-sur-Loire », il n’y a plus de références religieuses et historiques.  La «laïcité à la française»,  le «respect de l’Autre» et le «bien-vivre-ensemble» sont sauvés (n’est-ce pas mieux ainsi, se demanderont certaines bonnes consciences).

    A remarquer que les élus ne cherchent plus guère à cacher la vraie raison de ces changements : retirer l’identité historique et chrétienne des villes, villages, paysages ne semble pas leur poser un cas de conscience. Il faut dire que le dogme de la laïcité dans l’espace public les y aide beaucoup, les décomplexe, leur donne toutes les audaces.

    On notera donc «l’originalité» des choix : les références identitaires et chrétiennes sont gommées. On veut toutefois nous rassurer en affirmant que  les communes qui se regroupent garderont leurs noms d’origine. La preuve : les panneaux resteront en place, ce qui dans un premier temps est exact.  Mais le  temps et l’usage passant, on en viendra à ne plus parler que de «Divatte-sur-Loire» ou des  «Evellys», comme on dit le 9/3 pour la Seine-Saint-Denis, trop historiquement chrétien…et pour cause. Et comme souvent cela se produit, les panneaux avec les anciens noms seront enlevés pour cause de vétusté ou de travaux, et ne seront jamais remis.  Autre question qui mériterait que les Bretonnants se posent : ne serait-ce pas  une autre façon de lutter de manières dissimulées contre la rebretonnisation des noms ? En effet, comment traduire en breton «Les Evellys» ? En ce début d’année, ce sont 33 communes bretonnes qui vont fusionner, pour fonder 13 communes nouvelles ; 90 sont en projets  dans les cinq départements bretons. Ouest-France rapportait que pour le seul Finistère, "au Nord, Plounéour-Trez, Brignogan et Kerlouan pourraient faire le grand saut. L'Hôpital-Camfrout, Daoulas, Logonna-Daoulas y songent aussi. Entre Saint-Thégonnec et Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec, la réflexion est lancée", ajoutant que "c'est plus compliqué dans le Sud, mais Briec, Edern, Landrévarzec, Landudal et Langolen ne renoncent pas."

    Devons-nous nous attendre à voir disparaître des noms  bretons ou français « trop marqués chrétiens », c’est-à-dire tous les lieux affichant un nom de saint, de sainte, du Christ (comme Pleyber-Christ, Kergrist, Saint-Sauveur), de la Vierge, comme les Locmaria, Maria-Grâce ? Non ! Impossible, personne ne le permettrait !

    Nous savons, hélas, que de nos jours tous les « impossibles », les « impensables » deviennent les possibles  et les pensables de demain. C’est  une question  d’esprit à remodeler dans le « bon sens », surtout si c’est au nom du respect des « convictions de l’autre ». Tolérance oblige, c’est une question de temps.

    En France, 242 communes doivent ainsi  fusionner d’ici  le 30 juin 2016 pour bénéficier et conserver leurs dotations pour 2017-2018.  Derrière ces « noces citoyennes» il y a bien évidemment des histoires de gros sous…"citoyens", en somme les "dots citoyennes". Il y a, nous venons de le dire, un dessein idéologique à peine dissimulé : déchristianiser encore davantage ces  terres des terroirs et des clochers, briser ce qui reste d’identité à ces régions. Il y a aussi une autre volonté, à savoir imposer à ces nouvelles communes qui du coup, par fusion, verront  leurs  habitants  augmenter de manière citoyenne, la fameuse loi  de la politique de la ville, imposant 20 à 30% de logements sociaux pour satisfaire l’arrivée de populations nouvelles "citoyennes", autre manière de briser le substrat identitaire et religieux de ces territoires. Il importe donc que ces nouveaux citoyens ne se sentent pas agressés par des noms dans lesquels ils ne se reconnaissent pas.  Qu’importe aussi la destruction des terres agricoles, des forêts par plus de bétonnisation.  Dépersonnaliser notre patrimoine, nos paysages, il n’y a pas mieux pour achever la déchristianisation de l’Europe, et faire ce sale travail par ceux-là même qui devraient s’y opposer.  Un peuple qui ne connait plus son histoire est  mûr pour toutes les servilités. La Bretagne, par la négation de son Histoire en sait quelque chose. Mais il semblerait que la leçon n’a été ni comprise, ni retenue : « Citoyen sans-culotte, remettez-nous-çà !... »  

    Dans toute l’Europe, et la Bretagne est en tête, ce sont des milliers de villes et surtout villages et autres lieux-dits qui portent des noms de saints, de saintes, ou encore,  sous divers appellations, celui du Christ ou de sa Mère, démontrant magistralement que nos paysages, nos champs, nos forêts, nos villes, nos villages sont aussi les leurs. Des «locataires», des «propriétaires» que n’agrée pas la République qui veut  leur signifier leur congé. Pas de place pour eux dans l'hôtellerie de Bethléem il y a 2000 ans, et toujours persona non-grata aujourd'hui. A  l’évidence, le «bien-vivre ensemble», ce n’est pas pour eux.  Chez nous, ils  ne sont plus chez eux, car ces terres ne sont désormais  chrétiennes  que d’apparence ; encore un effort, et elles ne le seront plus du tout…

    Dans les années 1970-1980, pour le plus grand bénéfice de  sociétés conceptrices, les communes furent invitées  à abandonner leurs antiques blasons héraldiques, jugés ringards, trop marqués religieusement et historiquement.  Les dites sociétés ayant commis des « artistes » proposèrent aux élus des «blasons»,  pardon... des « logos » qui ressemblaient davantage aux soulagements naturels de quelques renards ou chouettes, à moins que ce ne fut une bouse «artistiquement produite et déposée» par une brave vache. De peur de paraître aussi ringard que leurs anciens blasons, les élus acceptèrent quasiment tous la chose, et déboursèrent des fortunes.

    Ces logos rappelaient, nous y revoilà, les destructions systématiques de tous les blasons des Ci-devant nobles, évêques, églises et villes. Les changements programmés  des  noms de nos communes, villes et villages n’est que la suite logique de l’abandon des blasons historiques.  On occulte  ainsi l’Histoire d’un lieu, il ne reste  qu’à lui enlever son nom, comme les régimes totalitaires qui, pour déshumaniser un opposant lui retirent son histoire, son nom avant de lui retirer la vie. La République, elle au moins est fidèle à son histoire, ses «Grands  Ancêtres», ses «traditions», ses dogmes. Elle  ne se renie jamais…

     

    LES  CI–DEVANT  ELITES

    Une interrogation se pose : à chaque remise en question de l’identité historique, culturelle et spirituelle d’une région, d’une province, de ses traditions -en ce qui nous concerne de la Bretagne - nous n’entendons aucune protestation  de la part des élites civiles, culturelles, intellectuelles,  ou religieuses. Aucune protestation de la part des organismes ou associations sensées défendre la culture, la foi  du pays, pourquoi ? Ne cherchez pas, la réponse est dans la tyrannie de la  laïcité à la française et des médias. Elles ont ce pouvoir quasi-magique de châtrer ce que nous pensions naïvement être une  élite responsable, cultivée…et courageuse. Il fut une autre époque où les élites bretonnes, car il y en avait, savaient faire preuve d’un viril courage couronné par le sens de l’honneur et,  ayant le verbe haut, elles auraient envoyé la République, ses «valeurs»  et sa laïcité, ses médias ... dans leur néant mental.

    Mais chut ! Tendez l’oreille, écoutez ! Non … Rien… silence total, les  élites bretonnes sont absentes ! Y en a-t-il encore une, d'ailleurs ?  Ah ! On oubliait...  la Bretagne…danse et chante ;  elle s’est faite cigale pendant que les termites de la laïcité et autres  idéologies  invasives travaillent à  ronger ce qui lui reste de son identité chrétienne et bretonne…

                                                                     

    YVON  ABGRALL

    Source : www.ar-gedour-mag.com

    ______________________ 

    1 - « La Chapelle-Basse-Mer, Révolution et contre-révolution » de Reynald Secher (1986. Edition Perrin.

    « Vendée, du génocide au mémoricide » de Reynald Secher ( 2011, Editions du Cerf )

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    Le général Didier Tauzin en colère contre Hollande

    30 novembre 2015


    Le Général Didier Tauzin en colère
    Le général Didier Tauzin, ancien commandant du 1er RPima et membre des forces spéciales
     
    Le général Didier Tauzin en colère contre Hollande : c’est un MOU, c’est pas un CHEF !  si pas de chef la débandade…
     
    Et poursuit son engagement politique et répond, point par point, aux annonces du président de la République à Versailles.
     
    Pour lui, il faut désigner l’ennemi qu’est le wahhabisme. Il convient aussi de privilégier une alliance en Syrie avec la Russie.
     
    Mais plus que tout, il faut tourner le dos à François Hollande car ” en tant de guerre, il faut à la France un vrai chef” ayant pour simplement devise : ” Courage, confiance et calme”.
     
    Le wahhabisme derrière DAECH
     
    Les groupes Daesh, Al-Qaïda, Boko Haram et les Talibans, défendent tous « des idéologies religieuses basées sur des interprétations extrémistes du wahhabisme ».
     
    Mais ce sont aussi nos clients et financiers : l’Arabie saoudite, le Qatar qui contaminent : la Tunisie, l’Afghanistan, le Pakistan…
     
    Le livre « Rebâtir la France », du général Tauzin, aux éditions Mareuil (1).
    Rebâtir la France », du général Tauzin
     
     
    Le livre du général Didier Tauzin, Rwanda je demande justice pour la France et ses soldats (2)
    Le Général Didier Tauzin demande justice pour la France  Rwanda
     
    —–
    (1) http://www.enquete-debat.fr/archives/rebatir-la-france-general-tauzin-mareuil-editions-27163
    (2) http://www.marianne.net/blogsecretdefense/Rwanda-le-general-Tauzin-demande-justice_a206.html

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    Le Larzac prêt à accueillir la Légion

    OUEST FRANCE par PHILIPPE CHAPLEAU

    ACTUALITÉ

    La 13e Demi-brigade de la Légion Étrangère (DBLE) quitte les Émirats Arabes Unis et va rejoindre le Larzac avec 1 200 soldats. L’annonce d’investissements de plus de 115 millions d’euros ont convaincu les élus d’ouvrir leurs bras aux légionnaires. « Même José Bové est pour », se félicite le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

    Ce n’est pas tous les jours que l’armée française crée des unités de combat. 2016 va voir quelques chamboulements qui iront à contre-courant de la tendance déplorée depuis près de vingt ans, avec des suppressions de postes en cascade et les dissolutions inexorables de dizaines de régiments. Cette année, bénéficiant de la décision présidentielle de ne plus supprimer quelque 16 000 postes d’ici à 2019, les armées vont pouvoir recruter, remettre à niveau des effectifs parfois squelettiques et même, dans le cas de l’armée de terre, créer de nouvelles unités.

    La DBLE va plier paquetage

    C’est ainsi que sera recréé le 1er juin le 5e régiment de cuirassiers qui ira s’installer aux Émirats Arabes Unis (EAU). Avec la quinzaine de chars Leclerc, les blindés VBCI et les canons CAESAR du futur « 5e Cuir », la France disposera ainsi aux EAU « d’une capacité de coercition terrestre », comme l’a expliqué, le 2 janvier, Jean-Yves Le Drian en tournée dans le Golfe Persique.

    Lors de sa visite, le ministre de la Défense a rencontré les légionnaires de la 13e DBLE (Demi-brigade de la Légion Étrangère). Eux se préparent à « plier paquetage ». En effet, ils quitteront les Émirats, le 31 mai prochain, pour aller s’installer en métropole.

    La 13e DBLE, créée en 1940, a passé 49 ans à Djibouti et 5 ans aux EAU. À l’été, la fameuse unité qui s’est battue à Narvik, Bir-Hakeim, El Alamein, rejoindra le camp national du Larzac, à cheval sur les communes de Millau, La Cavalerie et Nant.

     

    Actuellement, l’unité ne compte que 300 soldats dont un noyau de 70 légionnaires affectés pour trois ans dans le Golfe. (Photo : Ouest-France)

     

    « Même José Bové est pour »

    Créé en 1902, le camp du Larzac (3 043 hectares) avait été, entre 1972 et 1981, le théâtre de mouvements de contestation. Mollement, l’été dernier, cette contestation a repris. Les vieux slogans (« Des moutons, pas des canons ! ») ont retenti. En août a circulé une lettre ouverte au président de la République lui demandant d’annuler l’arrivée des légionnaires et un collectif baptisé « Gardarem lo Larzac » a fait circuler une pétition. En septembre, une petite manifestation a eu lieu à Millau (Aveyron) contre la hausse des effectifs militaires au Larzac puisque le camp accueille actuellement le Centre d’entraînement de l’Infanterie au tir opérationnel (CEITO).

    Mais l’annonce d’investissements d’une valeur de plus de 115 millions d’euros, la perspective d’injections d’argent frais dans l’économie locale ont convaincu les élus d’ouvrir leurs bras à la 13e DBLE. « Ils interagissent, dépassent leurs divergences pour mener à bien ce projet qui va créer de l’économie et de l’emploi sur le territoire », explique Jean-Michel Monbelli-Valloire, ancien colonel de l’armée terre et nouveau conseiller technique du Département de l’Aveyron. « Même José Bové est pour », se félicite, pour sa part, Jean-Yves Le Drian.

    Recrutements à marche forcée

    Actuellement, la 13e DBLE n’est plus que l’ombre d’elle-même. Aux EAU, seuls 70 légionnaires en font partie. Les autres militaires viennent d’unités tournantes, comme le 2e REP et le 40e RA qui y déploient actuellement 200 hommes au total.

    Or l’unité, en 2018, devra compter 1 200 légionnaires répartis dans sept compagnies dont cinq de combat. D’où un intense effort de recrutement.

    Au quartier Danjou de Castelnaudary, le 4e Régiment étranger, l’unité chargée de la formation et de l’instruction des cadres et des légionnaires, a dû totalement s’adapter à la hausse du recrutement. Pour 2015, alors que le plan de formation portait sur un millier d’engagés, le nombre de nouvelles recrues à former a fait un bond à 1 700. « On passe donc d’une présence constante, sur le site, de 250 à plus de 600 légionnaires en formation initiale », explique le commandant François Hervé-Bazin.

    Pédagogie légionnaire

    Pour la 13e DBLE, comme l’a dit Jean-Yves Le Drian, « une page supplémentaire dans le livre d’or de cette unité au passé prestigieux » va bientôt s’écrire. La dernière page écrite l’a été à Bagdad. Depuis un an, les légionnaires du Détachement d’Instruction opérationnelle (DIO 13) forment les membres de l’ICTS (Iraqi Counter Terrorism Service) qui a constitué le fer de lance des unités irakiennes qui ont repris à Daech la majeure partie de la ville de Ramadi.

     

    Jean-Yves Le Drian s’est fait présenter la formation dispensée à Bagdad lors de son passage aux EAU. (Photo : Ouest-France)

     

    Ce succès de l’ICTS démontre la qualité de la formation dispensée. Et témoigne des petits plus de la Légion : « Une partie des cours est donnée en arabe par des légionnaires arabophones, explique le lieutenant-colonel Philippe, premier patron du DIO. En plus, le cursus et les méthodes pédagogiques de la Légion sont vraiment adaptés à la formation des étrangers. »

    À Bagdad, la 13e DBLE va passer le témoin aux paras du 3e RPIMa. Dans six mois, les légionnaires arpenteront le plateau du Larzac. On les y attend de pied ferme et avec le sourire. Pour preuve : le site web de la communauté de communes de Millau s’ouvre sur un bandeau écarlate : « Bienvenue à la 13e DBLE !