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Verdun 1916 – On ne passe pas ! Hommage au Colonel Driant et aux combattants de Verdun

   
   

 

Verdun 1916 – On ne passe pas ! Hommage au Colonel Driant et aux combattants de Verdun


par Alexandre Delport

Vice-Président & Secrétaire général du SIEL,

Délégué régional du SIEL en Ile-de-France.


Il est 7h le 21 février 1916 quand au bois des Caures, alors qu’il donne les ordres à ses hommes, les premiers obus tombent. Verdun vient de commencer et elle va trouver ses premiers héros : « Vaniteuse est l’histoire des hommes mais humble est celle des héros » dit la chanson de la promotion colonel Cazeilles !

Le premier d’entre eux : le lieutenant-colonel Driant. Rappelons qui il est. Saint-Cyrien mais également député de Nancy, il aurait pu se cacher derrière ce paravent politique pour rester à l’abri. Mais il se trouve que cette génération d’hommes politiques n’avait rien à voir avec ceux d’aujourd’hui qui nous gouvernent. Il demande donc à reprendre un commandement quand l’offensive s’annonce et c’est ainsi qu’il se retrouve dans le bois des Caures à la tête d’une demi-brigade de chasseurs à pieds commandant ainsi les 56è et 59è bataillons de chasseurs à pied, troupes prestigieuses.

Revenons sur la bataille : la pluie d’obus est incessante et dès 10h le bois est devenu impraticable, terrain retourné, terrain fantôme. Les hommes sous leur fragile protection face à ce déluge d’acier s’arque boutent dans leur trous, dans leurs tranchées. 17h, l’assaut allemand est donné. La défense des chasseurs est chevaleresque mais malgré cela, à la nuit tombée, les premières lignes de tranchées françaises sont occupées par l’ennemi. C’est sans compter la détermination des chasseurs à pied : ils se rappellent les faits d’armes de leurs aïeux lors de la bataille de Sidi-Brahim en 1845 !

Alors ils contre-attaquent ! Dans la nuit glacée, ils reprennent leurs tranchées et sèment le doute chez l’ennemi persuadé que tous les chasseurs sont hors de combat. Toutefois, les lignes ennemies restent très proches et dès le lendemain, en ce 22 février, de nouveau la terre tremble sous l’impact de l’artillerie allemande. On se bat à la grenade, au corps-à-corps ! Driant est tout au long de la bataille au milieu de ses hommes et fusil à la main il fait feu ! A 16h, ils ne sont plus que 80 hommes sur les 1.200 dont disposait initialement Driant. Puis c’est la fin. Alors que les hommes se regroupent, l’officier lorrain est atteint de plusieurs balles : « Oh là ! Mon Dieu ! » s’exclame-t-il ! Plusieurs divisions du XVIIè corps d’armée allemand ont ainsi buté sur 2 bataillons de chasseurs. Quelle disproportion des forces engagées. Ont-ils réellement permis de modifier le déroulement de la bataille en freinant la première offensive allemande : nul ne peut le dire. Une chose est sûre, ils ont par leur sang démontré leur héroïsme, leur engagement, leur fidélité au drapeau. Pour finir sur la chanson de la promo du colonel Bazeilles « Un chef de guerre tombant au premier rang ». Telle est l’histoire de Driant, honneur à l’héroïsme de nos poilus !

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