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    LA CIA APPELÉE AU SECOURS PAR L’ANTITERRORISME FRANÇAIS

    Un article Paris Match


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    Je vous en avais parlé il y a quelques semaines. C’est désormais officiel. //RO

    “Avec Palantir, les services US vont disposer d’une fenêtre grande ouverte sur des informations sensibles et notre lutte antiterroriste.

    C’est un moindre mal, mais il ne faut pas être dupe”.


    Submergée par les données informatiques liées au terrorisme, la DGSI vient de signer un contrat déléguant leur traitement à une société américaine, créée par la CIA. Une décision nécessaire dans un souci d’efficacité mais qui donne des informations secrètes aux services de renseignements américains et pose une question de souveraineté nationale.

    La guerre contre le terrorisme se mène aussi sur Internet. Or, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ne dispose pas des moyens technologiques pour traiter l’afflux de données informatiques liées ou échangées entre les djihadistes. Fin novembre, après plusieurs mois de négociations, le service policier de renseignement français a signé un contrat avec la firme américaine Palantir. Cette société, basée à Palo Alto en Californie, va désormais analyser le Big Data en matière de terrorisme pour le compte de la DGSI. Concrètement, la très puissante technologie de Palantir et ses experts, qui ont formé des agents français à leurs outils, vont extraire, recouper et décrypter les précieuses données informatiques permettant d’identifier et de remonter des réseaux terroristes, voire de déjouer des attentats.

    Depuis la Syrie et via Internet, des djihadistes de l’État islamique, notamment le Français Rachid Kassim, ont pu recruter et commanditer plusieurs attentats. Celui-ci était en contact direct avec les auteurs des attaques de Magnanville, Saint-Étienne-du-Rouvray et de la tentative avortée d’attentat à la voiture piégée bourrée de bonbonnes de gaz en plein coeur de Paris. Pour communiquer, les terroristes utilisent des messageries cryptées, comme  Telegram. Ils ont aussi recours à des forums en ligne, tel Ansar-alhaqq (Les compagnons du Vrai) ou, plus simplement, à Facebook où les communications se comptent par plusieurs dizaines de milliers. Littéralement submergée, la DGSI n’a eu d’autre choix que de recourir à l’expertise et à l’expérience de Palantir. Cette firme a été créée en 2004 par la CIA via son fonds d’investissement In-Q-Tel, avec Alex Karp et Peter Thiel, le fondateur du système sécurisé de paiement en ligne PayPal.

    Outre son activité pour la CIA, Palantir œuvre dans le traitement des données pour le compte de la NSA, du FBI et des forces armées américaines. On lui prête un rôle majeur dans la localisation d’Oussama Ben Laden qui a conduit à son élimination en mai 2011.


    Lire la suite sur http://www.msn.com

     

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    AUSTERLITZ : LA GLOIRE DE NAPOLÉON

     

    AUSTERLITZ : LA GLOIRE DE NAPOLÉON

    LA BATAILLE D'AUSTERLITZ, EN 1805, VIT LES FORCES NAPOLÉONIENNES DÉFAIRE AVEC MAESTRIA L'ARMÉE AUSTRO-RUSSE, POURTANT SUPÉRIEURE EN NOMBRE.

    C'est le lundi 2 décembre 1805 qu'eut lieu, dans le sud de la Moravie (aujourd'hui, en République tchèque), cette bataille qui opposa la Grande Armée aux forces austro-russes de François II du Saint-Empire et d'Alexandre Ier. Considérée comme le chef-d'œuvre tactique de Napoléon, elle est aujourd'hui encore enseignée dans les écoles militaires : en effet, le chef de l'armée française put choisir le terrain, y amener l'ennemi et lui imposer son plan.

     

    Le 17 décembre 1805, Le Journal de l'Empire, alors le journal le plus diffusé de la presse parisienne, fait un compte-rendu complet de la bataille. Il commence par détailler les préparatifs de Napoléon. Le plan de ce dernier, convaincu que "la présomption, l'imprudence et l'inconsidération régneraient dans les décisions du cabinet militaire, comme elles avaient régné dans celles du cabinet politique", consiste à faire croire à l'ennemi que les forces françaises sont insuffisantes pour vaincre. Il s'y emploie par de nombreuses ruses.

     

    La veille du combat, rapporte le journal, il s'adresse ainsi à ses officiers :

     

    "Voilà la plus belle soirée de ma vie ; mais je regrette de penser que je perdrai bon nombre de ces braves gens. Je sens au mal que cela me fait qu'ils sont véritablement mes enfants et, en vérité, je me reproche quelquefois ce sentiment car je crains qu'il ne finisse par me rendre inhabile à faire la guerre."

     

    Puis, le matin du 11 frimaire, "une des plus belles journées de l'automne", qui est aussi la date anniversaire du couronnement de l'Empereur, c'est la bataille. L'ennemi fonce dans le piège de Napoléon, sans attendre les renforts du sud.

     

    "Le prince Murat s'ébranle avec sa cavalerie. La gauche, commandée par le maréchal Lannes, marche en échelons par régiments comme à l'exercice. Une canonnade épouvantable s'engage sur toute la ligne : 200 pièces de canon et près de 200 000 hommes faisaient un bruit affreux ; c'était un véritable combat de géants. Il n'y avait pas une heure qu'on se battait, et toute la gauche de l'ennemi était coupée."

     

    Malgré son infériorité numérique, l'armée napoléonienne remporte une victoire éclatante, qui assoit pour de bon la légitimité de l'Empereur. Le compte-rendu du Journal de l'Empire, clément envers les vaincus, s'achève par une adresse à l'Angleterre, jugée responsable de la guerre. C'est elle, en effet, qui est à l'origine de la coalition anti-française :

     

    "Il faudra trois jours pour que tous les blessés ennemis soient évacués sur Brünn. Le cœur saigne. Puisse tant de sang versé, puissent tant de malheurs retomber enfin sur les perfides insulaires qui en sont la cause ! Puissent les lâches olygarques de Londres porter la peine de tant de maux !"

     

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    POUR LE 2S