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    Lieutenant Damien Boiteux

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    Lieutenant Damien Boiteux, Mort pour la France.
    Hommage.

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    Le général François CANN, repond aux vilenies du sénateur communiste Guy FISCHER envers le Général Marcel BIGEARD

    Il est indispensable de rétablir la vérité historique que le président normal semble méconnaître .
    Merci au général Cann .
    Récemment, dans son voyage en Algérie, la président normal a célébré un traître communiste à son pays pourtant gouverné par une république légale .
    Il faut toujours se rappeler que les communistes trahissent comme ils respirent .

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    Le torchon brûle entre Le Drian et les chefs militaires .

    Par Jean Guisnel sur le Point : 

     

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    Pour le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, nommé le 16 mai 2012, c'est déjà la fin de l'état de grâce. De grosses tensions se sont fait jour avec la hiérarchie militaire. Alors que le Livre blanc promet des lendemains difficiles, que confirmeront très vite la loi de finances 2014 et la future loi de programmation militaire, la gouvernance du ministère est mise en cause, de même qu'un gros programme de réformes structurelles.

    Dans l'esprit des socialistes définissant actuellement la future politique de défense, qui sont le plus souvent membres du cabinet civil du ministre appuyés par un certain nombre de CGA (contrôleurs généraux des armées), la situation peut se résumer de manière simple : les réformes conduites sous Nicolas Sarkozy pour renforcer le rôle et la fonction du chef d'état-major des armées (CEMA) se sont traduites par une forme de prise de pouvoir du premier des militaires français. L'amiral Édouard Guillaud, chef d'état-major des armées, n'est pas attaqué personnellement ; mais l'exercice de sa fonction définie par les décrets de 2005 (Décret n° 2005-520 du 21 mai 2005) et 2009 (Décret 2009-869 du 15 juillet 2009) est mise en cause : "Le CEMA se voit comme un aubergiste qui "hébergerait" le ministre dans ses murs, entend-on chez Le Drian. Ce n'est pas notre conception." Le décret de 2009 précise par exemple les points suivants : "Sous l'autorité du ministre de la Défense, le chef d'état-major des armées est responsable : 1. de l'organisation interarmées et de l'organisation générale des armées ; 2. de l'expression du besoin en matière de ressources humaines civiles et militaires des armées et des organismes interarmées. Il participe à la définition de la politique des ressources humaines du ministère. Au sein des armées et des organismes interarmées, il est responsable de la mise en oeuvre de cette politique, de la condition militaire et du moral." Or il est aujourd'hui très clair que, sur ces points, Le Drian et ses hommes veulent prendre la main. Et pas sur des détails...

    "Restaurer la primauté du politique"

    Cette réalité est précisée explicitement dans un courrier du ministre à Jean-Marc Ayrault, en date du 21 septembre dernier. Le Drian y affirme sa volonté de "restaurer dans ce ministère la primauté du politique". On ne savait pas qu'elle aurait été contestée par un seul militaire français depuis le putsch d'avril 1961, mais chez Le Drian, on pense autrement... Plus précisément, poursuit le ministre, "il est désormais indispensable que l'effort ne porte plus pour l'essentiel sur les unités opérationnelles, au détriment, qui plus est, de leur efficacité. (...) Les travaux engagés doivent aboutir à recentrer le plus possible les administrations centrales dans un rôle de conception, d'animation, d'orientation, d'évaluation et de contrôle." Aux yeux du politique, le pouvoir lui revient sur la gestion quotidienne des armées, de leurs opérations et de leurs hommes. Et doit concrètement quitter les mains du CEMA pour rejoindre celles du SGA (secrétaire général pour l'administration du ministère de la Défense), actuellement le contrôleur général des armées Jean-Paul Bodin.

    Retirer la gestion des ressources humaines au CEMA

    Une mission du CEMA est tout particulièrement visée par cette reprise en main : celle des ressources humaines. Sans jamais dire un mot des responsabilités éventuelles du concepteur du calamiteux logiciel de paiement des soldes, le système Louvois, on veut croire dans l'entourage du ministre de la Défense que ces dysfonctionnements "traduisent un déficit managérial de grande ampleur lié au décret de 2009. C'est la source de ce gigantesque bazar." On admet chez Le Drian que, sur ce point des ressources humaines, "nous sommes dans un petit rapport de force. Nous souhaitons exercer toute la responsabilité confiée par le président de la République." Mais à l'état-major des armées (EMA), c'est un tout autre son de cloche. "Si le CEMA ne peut pas abandonner la fonction ressources humaines, c'est qu'il donne des ordres qui conduisent à la mort. C'est aussi simple que ça, confie un officier. L'année 2011, particulièrement chaude au plan opérationnel, n'aurait pas été possible sans le décret de 2009."

    Une réforme voulue par Le Drian

    Voulue par Le Drian, conduite à la hache par son directeur de cabinet Cédric Lewandowski(voir nota 1 source Le Figaro du 09/12/2012), la réforme est menée par une poignée de contrôleurs généraux. Dans un rapport remis en octobre au ministre, l'ancien directeur des ressources humaines du ministère, le CGA Jacques Roudière, abonde dans le sens du politique en écrivant que le fonctionnement hiérarchique des armées s'accommode mal de la nécessité d'introduire une relation "fonctionnelle", assise sur des contrats entre les différents acteurs : "la relation fonctionnelle au ministère de la Défense souffre de la comparaison avec le mode hiérarchique considéré comme le seul efficace (...) Un seul credo est reconnu : un chef, une mission, des moyens, et l'alternative un responsable, un contrat, une performance ne convainc pas. Le contrat, pourtant si fort dans d'autres organisations, a du mal à supplanter l'exercice du pouvoir hiérarchique." En un mot, le fossé se creuse...

    Le groupe CL32

    Le politique veut convaincre les chefs militaires de la pertinence de ses choix. Des discussions se déroulent notamment au sein d'un groupe ad hoc, le CL 32, animé par le directeur adjoint du cabinet civil et militaire, Jean-Michel Palagos. Il se trouve être, comme il se doit, contrôleur général des armées, et étudie le possible retrait au CEMA de ses compétences en matière de ressources humaines, de finances et de relations internationales. Sur ce dernier point, l'EMA ne se bat pas très vigoureusement. Concernant le point dur (les ressources humaines), trois options sont à l'étude. La première n'est autre que le transfert total de cette compétence à la Direction des ressources humaines du ministère de la Défense, structure civile spécialisée du secrétariat général pour l'administration (SGA). Deuxième option : le maintien de la gestion des militaires par l'EMA, mais le retrait des personnels civils de la défense. Troisième option : la définition des objectifs généraux par le SGA et le transfert des compétences de proximité aux états-majors.

    "Des mecs à présumer coupables, aux mains sales"

    Mais tout comme le directeur de cabinet est parfois accusé de "caporalisme", son adjoint Palagos ne fait pas l'unanimité. En témoigne ce message électronique, dont nous avons reçu une copie, envoyé par un collaborateur militaire de Jean-Yves Le Drian à l'un de ses supérieurs. Il a tout l'air d'un appel de détresse, que nous livrons in extenso, "dans son jus" : "Je suis un peu inquiet. Il commence à être défendu l'idée par le cab [directeur adjoint, NDLR] qu'il existe des militaires fiables, ceux qui ne portent pas les armes : contrôleurs généraux, ingénieurs d'armement ou infra, etc. Et les non-fiables, ceux qui portent les armes, que Mahé, Carcassonne et Uzbeen ont démasqués, des mecs à présumer coupables, aux mains sales. On m'a récemment fait le reproche d'avoir du sang sur les mains car faisant partie des opérationnels. Qu'ainsi la gouvernance du ministère ne doit pas appartenir à des assassins présumés ou avérés, mais à des militaires aux mains propres. Nous avons tué sur ordre, cela faisait sens, nos consciences sont pures et légères. Jamais nous n'endosserons ce qu'ils veulent faire passer pour des crimes. Nos épaules ne supporteront jamais les responsabilités qui incombent aux décideurs politiques. Nous devons une bataille contre cela à nos subordonnés. Demain ne doit pas les mettre en taule de nous avoir obéi. Respectueusement."

    Le Drian, réveille-toi ! Ils sont devenus fous...

    Nota : L'arrivée de Jean-Yves Le Drian et de son directeur de cabinet Cédric Léwandowski, deux frères, au ministère a fait jaser dans les loges. Cédric Léwandowski possède un réseau étendu, constitué au fil de sa carrière: il a, entre autres, travaillé comme conseiller au groupe socialiste à l'Assemblée, chargé de mission auprès du frère député Christian Pierret, chef de cabinet du frère Jean-Jacques Queyranne à la mairie de Bron, assistant parlementaire puis collaborateur du ministre de la Défense Alain Richard, chef de cabinet du président d'EDF, le frère François Roussely, et membre du groupe de réflexion sur la recherche stratégique piloté en 2007 par le frère Alain Bauer. Un CV très maçonnique - que l'intéressé ne commente pas - qui explique en partie sa nomination comme bras droit de Jean-Yves Le Drian .

    Et aussi :

    La directrice de l'ECPAD dans le collimateur

    Isabelle Gougenheim, la directrice de l'ECPAD (Etablissement de communication et de production audiovisuelle de la défense), pourrait quitter son poste dans les prochaines semaines, contre son gré. Elle fait l'objet de critiques de la part du cabinet du ministre de la défense et de son autorité de tutelle, le délégué à la communication (Dicod), Philippe Germain. Un rapport interne a été remis, courant décembre, au cabinet du ministre et son sort pourrait être décidé dans les prochains jours. Son deuxième mandat de trois ans arrive à expiration le 30 mars 2013 et Isabelle Gougenheim souhaitait être prolongée d'un an.

    Qu'un haut fonctionnaire ne soit pas renouvelé n'a rien d'extraordinaire, mais cette affaire est entourée de suspicions et d'accusations désagréables. Plusieurs choses lui sont reprochées : le contenu de certains documentaires coproduits par l'ECPAD, des liens jugés trop étroits avec la Chaîne Histoire dirigée... par Patrick Buisson, l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy et des problèmes de gestion interne.  Bref, Isabelle Gougenheim n'est plus en odeur de sainteté, si l'on ose dire. Un homme semble avoir juré sa perte : Alain Simon, haut fonctionnaire des finances et surtout membre éminent du Grand Orient - dont ont connait l'influence dans l'équipe Le Drian, comme le raconte, par exemple, le journaliste Vincent Nouzille

    Sur le fond, plusieurs documentaires sont contestés. L'un "Par le sang versé" met en cause Elisabeth Guigou, alors ministre de la Justice, dans la décision d'accorder la nationalité française aux légionnaires blessés. Un autre "Algérie, mémoires meurtries", coproduit avec l'Union nationale des combattants (UNC) fait la part belle aux thèses Algérie française, comme un autre sur les "Harkis, histoire d'un abandon". Enfin, un film récemment diffusé sur Arte et consacré à la Légion donnait la parole à des défenseurs de la torture.

    Un autre point de la gestion d'Isabelle Gougenheim est contesté. L'un des responsables de l'ECPAD - qui l'a quitté depuis - a fait travailler son épouse documentariste à plusieurs reprises. Cette collaboration a cessé à la suite d'un rapport du Contrôle général des armées, mais la Direction des affaires juridiques du ministère de la défense n'a rien trouvé de juridiquement répréhensible. Nota : Aux dernières  nouvelles ECPAD : l'affaire pourrait prendre un tour judiciaire

    Enfin, l'ECPAD travaille régulièrement avec La Chaine Histoire, ce qui n'a rien d'étonnant. Dans quelles conditions financières l'a-t-elle faire ? Selon l'ECPAD, les tarifs appliqués l'ont été en toute transparence et sont les mêmes que pour d'autres diffuseurs.

    Reste une question : si le contrat d'Isabelle Gougenheim n'est pas renouvelé, qui lui succédera à la tête de cet établissement public ? La réponse à cette question permettra peut-être de comprendre le climat délétère qui règne aujourd'hui autour de cette affaire.

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    La Prière du Parachutiste.

    Cette prière fut trouvée sur le corps de l’Aspirant Zirnheld, tué en juillet 42, en Libye, au cours d’un raid sur les arrières de l’ennemi. Elle avait été écrite en avril 1938, alors qu’André Zirnheld était professeur de philosophie au lycée de Tunis.

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    Reportage : les cyberguerriers de l’armée française


    Pour protéger sa vie, le matériel coûteux et éviter l’enlisement notamment lors de combats en milieu urbain, le fantassin du futur sera bardé d’électronique et relié en réseau avec l’ensemble des blindés et aéronefs. Il ne s’agit plus de science-fiction, mais d’une réalité que Futura-Sciences a pu vivre dans le cadre d’une intense démonstration de guerre moderne. Reportage.

    Sissonne, dans l’Aisne. Nous sommes en 2020, il fait froid, pluvieux, les rues de cette petite ville de 5.000 habitants sont désertes, et pour cause ! Elle a été envahie par un ennemi dont les troupes sèment la terreur. L’objectif pour les militaires français est de bouter hors de la ville cet envahisseur en évitant absolument l’enlisement. Un drone qui survole discrètement l’agglomération vient de repérer les positions des forces ennemies dissimulées dans une dizaine d’immeubles et de maisons au sud-est de la ville. Quelques secondes plus tard, un hélicoptère de combat Tigre arrive bruyamment pour confirmer leur présence.

    Dans la foulée, des fumigènes viennent masquer les rues, puis c’est un déferlement de blindés qui roulent à vive allure dans la ville. Des fantassins en débarquent à couvert. Ils sont équipés d’un gilet bourré d’accessoires électroniques. Grâce à cet équipement, ils sont tous connectés à un réseau informatisé. Chaque combattant dispose d’un écran lui permettant de connaître sa position et celle de ses camarades via GPS. Ils peuvent s’organiser et communiquer entre eux avec un ostéophone, un système qui capte la voix via la résonance des os et peut retransmettre les sons par le même procédé. Pratique au milieu des explosions et des coups de feu.

    Des fantassins reliés en réseau

    C’est la poignée avant du fusil mitrailleur (Famas) qui permet de commander la radio. Ainsi, pas besoin d’arrêter un tir pour actionner un interrupteur. Ces mêmes commandes permettent de régler un tir sans se mettre à découvert (et donc en danger) grâce à une lunette de visée spéciale placée sur le Famas qui retransmet les images de la cible au combattant. Ce même dispositif est doté d’options infrarouges, ou de vision de nuit.

     
    Le futur, c'est maintenant. Le combattant porte un équipement électronique qui le connecte en réseau avec la troupe, les aéronefs et les véhicules blindés.
    Le futur, c'est maintenant. Le combattant porte un équipement électronique qui le connecte en réseau avec la troupe, les aéronefs et les véhicules blindés. © Sylvain Biget, Futura-Sciences

    Les troupes évoluent très rapidement et investissent les bâtiments et immeubles d’habitation les uns après les autres. Ce manège est cadencé par les ordres du chef qui se trouve dans un blindé. Sur deux tablettestactiles, la position de tous ses hommes, des hélicoptères, des drones, des blindés et des chars Leclerc ainsi que ce qu’ils peuvent voir sont retransmis en temps réel, tout comme les mouvements des ennemis. Ainsi, les informations retransmises automatiquement par un simple fantassin permettent de guider instantanément un tir d’artillerie ou d’aéronef.

    Éviter l'enlisement

    À Sissonne, le nettoyage de la ville se poursuit au rythme des échanges de données à haut débit. Mais voilà… Un char vient ralentir l’évolution des troupes. L’information est aussitôt retransmise visuellement par un des fantassins. Quelques instants plus tard, un simple coup de canon provenant d’un char Leclerc relié au réseau neutralise le char ennemi. L’attaque est musclée, les véhicules et les hommes coordonnés et le tout ne dure pas bien longtemps. « Pas question de s’enliser, il n’y a rien de pire, les hommes se fatiguent vite au combat et les risques augmentent », explique un officier. La ville est libérée au bout d’une petite heure, on ne compte qu’un seul blessé parmi les troupes françaises, évacué rapidement malgré de rudes échanges de tirs.

    Le LOCC, Logiciel opérationnel de conduite du combat, est l’outil de suivi des opérations du chef. C’est une sorte de gros iPad façon militaire, qui peut afficher en temps réel l’intégralité des combattants, véhicules et unités sur le terrain. Les positions des ennemis y sont affichées ainsi que les champs de vision et les directions de déplacement des uns et des autres. Dans un blindé, il est présenté sous la forme d’un double écran tactile. Sur le terrain, les chefs de sections sont quant à eux équipés d’une tablette tactique de plus petite taille.
    Le LOCC, Logiciel opérationnel de conduite du combat, est l’outil de suivi des opérations du chef. C’est une sorte de gros iPad façon militaire, qui peut afficher en temps réel l’intégralité des combattants, véhicules et unités sur le terrain. Les positions des ennemis y sont affichées ainsi que les champs de vision et les directions de déplacement des uns et des autres. Dans un blindé, il est présenté sous la forme d’un double écran tactile. Sur le terrain, les chefs de sections sont quant à eux équipés d’une tablette tactique de plus petite taille. © Sirpa armée de terre

    Cette scène de guerre a l’allure d’un jeu vidéo, et pourtant il pourrait bien s’agir de la réalité, avec la vie de soldats en jeu. Il ne s’agit pas de science-fiction ou d’un projet futuriste : cette démonstration en grandeur nature réalisée par l’armée de terre française, Futura-Sciences l’a vécue. Les outils high-tech de ces soldats sont pratiquement opérationnels, et ils équipent déjà en partie neuf régiments. L’équipement s’appelle Félin, pour Fantassin à équipements et liaisons intégrées. Mixés avec des véhicules bardés d’électronique intelligente (vétronique), les dispositifs permettent de gagner en efficacité, de protéger les hommes et les matériels actuellement surexposés dans leurs missions. Et surtout, si l’investissement initial est conséquent, cela coûte beaucoup moins cher au final. Cette démonstration baptisée Decazub (Démonstration des capacités en zone urbaine) avait pour objectif de montrer aux parlementaires qui doivent décider des orientations budgétaires que l’armée peut faire mieux et moins cher en devenant high-tech. Le programme qu’elle propose s’appelle Scorpion.

    Zoom sur les équipements de demain

    Les Russes s’y intéressent déjà, les Américains et les Britanniques travaillent également à un programme similaire. Il semblerait que les Français aient de l’avance sur le sujet. Le colonel Cadapeaud, l’officier du programme Scorpion, nous a expliqué qu’avec un tel dispositif, « la lecture du combat est simplifiée, fluide, ce qui permet d’'anticiper les situations, de faciliter les initiatives et d’accélérer la manœuvre ». C’est selon lui tout le contraire de ce qui se passe actuellement, où les hommes manquent de protection car ils sont souvent obligés de se mettre à découvert. De plus, les moyens de communication et de commandement ne sont pas en temps réel.

     
    Le combattant équipé pour le combat moderne porte en moyenne une trentaine de kg. Le système Félin vient alourdir la charge de 4 à 6 kg selon les configurations.
    Le combattant équipé pour le combat moderne porte en moyenne une trentaine de kg. Le système Félin vient alourdir la charge de 4 à 6 kg selon les configurations. Sylvain Biget, Futura-Sciences

    L’équipement Félin (Fantassin à équipements et liaisons intégrées)

    L’équipement du fantassin du futur est donc déjà utilisé par 9 régiments. Il intègre de nombreux dispositifs électroniques qui permettent de connecter le soldat au reste de la troupe et de faciliter les communications. Voici le détail de quelques équipements.

    La jumelle infrarouge multifonction de Sagem. Placée sur le fusil mitrailleur, cette jumelle permet d’effectuer des tirs déportés. Autrement dit, le soldat n’a pas besoin de se mettre à découvert pour viser et tirer. La jumelle est également capable de filmer, elle est dotée de la fonction d’image de nuit et d’infrarouge.

    De jour, les images prises par la jumelle sont restituées sur une sorte de monocle (OVD) fixé au casque.
    De jour, les images prises par la jumelle sont restituées sur une sorte de monocle (OVD) fixé au casque. Sylvain Biget, Futura-Sciences

    La détection et la localisation acoustiques de tirs d’armes légères. Ce système permet de détecter la dangerosité et la provenance des tirs d’armes légères. Plusieurs produits existent. Chez Sagem, c’est le système DELOC. Le casque est doté de capteurs qui analysent les ondes acoustiques générées par le tir. Il détermine la position du tireur sur trois dimensions (distance, site, gisement), la trajectoire de la balle, son calibre et le nombre de munitions tirées. Metravib propose le même type de technologie rassemblée dans un microphone spécial positionné directement sur l’arme.

    La pile à combustible. C’est connu, Bic fait des stylos, des rasoirs et des briquets. Ce qui l’est moins, c’est que le fabricant développe aussi des piles à combustible en partenariat avec le CEA. Les fantassins qui doivent désormais alimenter un équipement électronique conséquent le font via des cartouches spéciales incluant une pile à combustible. Ce système permet d’alléger l’équipement en remplacement de batteries à lithium-ion. Ces batteries fournissent trois fois plus d’énergie qu’une batterie classique.

    L’équipementier Nexter propose le Nerva LG. Léger, petit et très robuste, il se destine à l’ouverture d’itinéraires potentiellement minés ou piégés. Pour l’utiliser, il est possible de le jeter. Il est doté de deux caméras.
    L’équipementier Nexter propose le Nerva LG. Léger, petit et très robuste, il se destine à l’ouverture d’itinéraires potentiellement minés ou piégés. Pour l’utiliser, il est possible de le jeter. Il est doté de deux caméras. © Sylvain Biget, Futura-Sciences

    Des robots téléguidés. L’armée travaille avec plusieurs constructeurs pour le développement de petits robots ultrasolides répondants aux exigences et aux normes des militaires. Ils sont souvent employés pour le déminage ou pour analyser discrètement les positions ennemies. Ainsi, ECA Robotics produit ce type de robot pour l’armée de terre avec le Minirogen. On trouve également le Cobra MK2, étrange petit robot motorisé pouvant porter un canon permettant de neutraliser à distance des engins explosifs.

    Des drones de reconnaissance. Outre les désormais classiques drones de reconnaissance, l’armée teste également des quadricoptères. D’allure semblable à ceux du commerce, tel celui de Parrot, ces drones sont capables de voler de façon stable malgré des vents de 40 km/h.

    Les ingénieurs qui développent les technologies militaires ont créé des accessoires capables de pousser les entraînements assez loin. Ainsi, cette veste bardée d'explosifs permet de simuler de façon virtuelle les blessures provoquées par son éventuelle explosion sur les troupes situées à proximité.
    Les ingénieurs qui développent les technologies militaires ont créé des accessoires capables de pousser les entraînements assez loin. Ainsi, cette veste bardée d'explosifs permet de simuler de façon virtuelle les blessures provoquées par son éventuelle explosion sur les troupes situées à proximité. © Sylvain Biget, Futura-Sciences

    La simulation. S’entraîner à la guerre coûte cher. C’est pourquoi, pour s’exercer de façon réaliste et sans gâcher des munitions à blanc et user les armes, des capteurs sont placés sur les tenues et les armes des combattants. Le fantassin est doté d’un petit indicateur électronique, indiquant la gravité de ses blessures en cas d’impact. S’il est sérieusement touché, son arme est désactivée. Des gadgets techniques que les amateurs de Laser game connaissent déjà, sauf qu’ils répondent aux normes de solidité et de fiabilité militaires. Sur le même principe, il est également possible d’utiliser des grenades électroniques, ou des mines antipersonnel. De même, les ingénieurs ont pensé à tout, et même à la ceinture d’explosifs électronique.

    Source: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/high-tech-4/d/reportage-les-cyberguerriers-de-larmee-francaise_43699/