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    Hervé Ghesquière, ancien otage, condamné en appel pour diffamation

    Ancien otage des talibans, le grand reporter Hervé Ghesquière a été condamné ce lundi à une amende avec sursis de 2 000 euros. Dans une interview aux Echos du Touquet, il avait qualifié un ancien militaire français de "lâche".

    • France 3
    • Publié le 08/12/2014 | 18:56, mis à jour le 08/12/2014 | 18:58
    Le journaliste a été condamné en appel à 2 000 euros d'amende avec sursis. © PHILIPPE HUGUEN / AFP
    © PHILIPPE HUGUEN / AFP Le journaliste a été condamné en appel à 2 000 euros d'amende avec sursis.
    La Cour d'appel de Douai a rendu aujourd'hui son jugement et a condamné le grand reporter, Hervé Ghesquière à 2 000 euros d'amende avec sursis pour diffamation.

    Le journaliste avait qualifié Jackie Fouquereau, ex-lieutenant-colonel, ex-porte-parole des forces françaises en Afghanistan, de "lâche" dans une interview donnée à l'hebdomadaire Les Echos du Touquet. 

    Début novembre, l'avocat de l'officier supérieur avait estimé que le journaliste n'avait pas mené une enquête sérieuse et qu'il avait tenu des propos extrêmement graves pour un militaire.

    Les deux hommes se sont connus en Afghanistan peu de temps avant la prise en otage d’Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier et de leur traducteur. A leur retour, une polémique était née sur les risques que pouvaient prendre certains journalistes pour obtenir des informations et dont, Jackie Fouquereau était à l’origine, selon le journaliste.

    Claude Guéant, alors secrétaire général de l’Elysée, avait à ce moment là parlé de"chasse au scoop à tout prix".

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    Les Sept derniers gladiateurs

    samedi 20 décembre 2014

    Expression des militaires - A propos des 7 derniers gladiateurs

     
    Depuis le départ récent à la retraite de l'un et le passage en 2ème section de l'autre, il n'y a plus que 7 blogs tenus par des militaires - hors Gendarmerie - encore en activité et ayant un rythme de publications non erratique.

    Dommage.

    Un jugement qui ne néglige évidemment pas l'apport que représente les jeunes ou moins jeunes retraités de tous grades qui en tiennent un, ainsi que les officiers généraux en 2ème section.

     
    Traitant de sujets extrêmement divers (Histoire, cyber, tactique, OTAN, etc.),  les 7 derniers (si je n'en ai pas manqué) sont :
    Ils sont tous tenus par des Terriens, n'ayant pas, d'une certaine façon, attendu le récent lancement du pôle Rayonnement de l'armée de Terre, une initiative à 1ère vue prometteuse. 



    Même si ce chiffre peut paraître faible par rapport à un vivier de plus de 210.000 militaires, il n'est pas complétement anecdotique non plus. Si aux Etats-Unis, avec un vivier d'auteurs largement supérieur (plus d'un million), le nombre de blogs est de plusieurs dizaines, en Grande-Bretagne (avec un vivier quasi équivalent), le nombre de blogs est aussi limité (à 1ère vue) qu'en France.
     

    De plus, l'expression publique (et le qualificatif est d'importance) des militaires français est loin d'être morte. Il suffit d'observer :
    • les différents ouvrages qui sont publiés ces derniers mois (et dont ce blog essaye modestement de se faire l'écho de certains) ;
    • les conférences tenues devant des cercles plus ou moins d'initiés (en région parisienne comme en province) ;
    • les événements de relations publiques (même si aujourd'hui environ 30 départements sur 101 n'ont plus d'unités sur leur territoire et sont donc moins "touchés") ;
    • les interventions (plus ou moins discrètes, et trop rares), et hors membres de la chaîne opérationnelle de communication, sur d'autres médias (Twitter, très rarement à la TV, etc.). 

    Les "coûts d'entrée" (pour prendre une comparaison économique) dans cette agora publique numérique seraient-ils devenus trop élevés (concurrence, temps à consacrer, etc.) ? Ce moyen de communication est-il considéré (à tort ?) comme en mort lente ? Répond-il vraiment de manière efficiente à un objectif de partage de savoirs, d'influence, de réflexion ? Peut-être.
     

    Quoiqu'il en soit, longue vie à ces 7 gladiateurs encore debout dont les propos, bien que n'engageant évidemment que leurs auteurs (selon la formule consacrée), sont accessibles à qui veut (nourrissant souvent la réflexion plus qu'étant repris tels quels). 

    Ils permettent d'effectuer une brève (et partielle) plongée au sein des forces armées par un petit bout de la lorgnette, ce qui n'est pas le dernier des intérêts.

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    Petite histoire de la classe préparatoire à Saint-Cyr ("Corniche") du lycée Bugeaud d'Alger

     

    La création officielle de la Corniche d'Alger remonte à la rentrée d'octobre 1883, au "Grand Lycée".
    Mais déjà, depuis 1864, l'établissement avait fourni des aspirants aux écoles militaires. La première trace officielle d'une intégration à Saint-Cyr concerne Bader, Leautier et Tassin, à la promotion "du Shah" (1872-1874).
    On peut également remarquer le premier musulman cyrard en 1875, Mohamed ben Kouty ben Ezzedine, dans la promotion "Dernière de Wagram" (1875-1877).
    Mais, bien évidemment, le succès en 1909 d'un certain fils de gendarme, signalé en 7ème position de la liste, Alphonse Juin, né à Bône, inaugurera la première carrière d'un Pied-Noir qui conduira au bâton de Maréchal de France.
    Il sortira major de la promotion "de Fès "(1909-1912), avec un camarade qui se signalera à sa manière dans l'histoire de l'Algérie : Charles De Gaulle...
    A partir de cet événement, on peut alors suivre plus précisément la vie de la Corniche, jalonnée par ses tribulations et les carrières des quelques hommes remarquables qui sont passées à l'Histoire militaire, si ce n'est à l'Histoire tout court.
    Trois intégrés sur quatre de la promotion de la Grande Revanche (1914), dont le Z Henri Verner, tomberont Sous-Lieutenants à la tête de leurs sections.
    Dans la promotion du Rif (1924-1926), on note un certain Edmond Jouhaud, qui va choisir l'Armée de l'Air, y faire une brillante carrière, résistance comprise, jusqu'à un certain 13 mai 1958... La suite est connue, mais ce qui l'est moins, ce sont les 229 nuits que cet homme, viscéralement attaché à sa terre natale, a endurées dans sa cellule de condamné à mort, dans l'attente du fourgon fatal, avec une dignité qu'honorèrent deux Généraux, un Officier supérieur et trois Capitaines qui fusillèrent leurs carrières plutôt que d'obtempérer aux ordres d'exécution.
    Tous les Légionnaires connaissent le Commandant Barthélemy Raffalli, magnifique combattant au 2ème Bataillon Etranger de Parachutistes, tombé au combat de Chuyen-My-Truong-Ha, alors qu'il venait de passer son commandement, mais qu'il avait sollicité l'honneur d'une dernière opération avec ses hommes !..
    En 1941, la "Corniche Algérienne" change de nom, pour s'appeler "Corniche Weygand", le Général étant alors présent à Alger, nommé par le Maréchal Pétain Commandant en Chef des Forces Françaises en Afrique.
    Maxime Weygand ! Etrange et fabuleux destin de cet homme au père et à la mère inconnus, mais qui tourne autour de l'aventure de Maximilien de Habsbourg au Mexique. 
    Elevé en France sous le nom de "de Nimal", il intègre à Saint-Cyr, change ce nom pour adopter celui définitif de Weygand, prend la nationalité française, et va servir dans l'honneur son pays d'adoption au cours d'une longue et riche carrière qui, de l'Etat Major de Foch pendant la Grande Guerre, en passant par la campagne de Pologne en 1920, le Liban où il effectue deux séjours, débouche sur les responsabilités suprêmes en 1940. 
    Il est en effet rappelé en catastrophe par Paul Reynaud pour sauver à coup de baguette magique une situation que la clique politicienne a bien provoquée en désarmant consciences et arsenaux entre les deux guerres.
    On connaît la suite, mais le "politiquement et historiquement correct" camoufle soigneusement l'action discrète de ce chef, justement nommé en Afrique du Nord, qui reconstitua des forces de revanche, plus tard victorieuses en Italie et au sein de la 1ère Armée.
    Il faut également citer Jean-Jacques Beucler, Député, Secrétaire d'Etat à la Défense Nationale, aux Anciens Combattants, qui débusqua le traître Georges Boudarel, déserteur devant l'ennemi, commissaire politique communiste au camp 113 du Viêt-minh, tortionnaire de prisonniers français, et...coulant scandaleusement des jours paisibles de retraité sous haute protection du pouvoir !
    On connaît enfin la carrière de baroudeur du Général Bernard Janvier, présent en Afrique, au Liban à la tête du 2ème R.E.P., mais surtout victorieux au cours de la guerre du Golfe, au commandement de la Division Daguet. La "Corniche" d'Alger a bouclé ses cantines d'Archives un certain 30 juin 1962. Sur son dernier cahier, l'Archiviste de cette année-là a laissé, après un flot de révolte, quelques mots de foi et d'espoir.
    Ce patrimoine est à présent sauvegardé au Musée du Souvenir, à Saint-Cyr-Coëtquidan, par les bons soins de l'association L.1901 "les anciens des corniches algérienne et weygand".