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    3 ème RIMa de Vannes

    Les binious et bombardes ont toujours accompagné les soldats bretons , ici ou là-bas , de Djibouti à Galway , comme diraient les Kilt Brothers ..... Un p'tit air de cornemuse , rien de tel pour rappeler le pays et pour le moral des troupes .....Lire à ce sujet le n° 244 de "Musique bretonne " paru cet été , la revue de l'lassociation DASTUM .. "Sonne , sonne , mon sonneur " , l' un des nouveaux titres qui figurera sur le prochain CD des Kilt Brothers .......Sur la photo , un biniaouer du 3 ème RIMa de Vannes ..

     
    Photo de Alain Herve.
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    La tradition des crèches de Noël de la Légion Etrangère

     

    crèche de la Légion à Aubagne

    crèche de la Légion à Aubagne

     Noël est une fête importante à la Légion Etrangère.  Tous les légionnaires, cadres et hommes de troupe, passent et fêtent Noël ensemble telle une famille. Mais ce n’est pas tout, le concours des crèches de Noël fait partie de la tradition qui se perpétue année après année.

    Les légionnaires créent leur crèches avec du matériel de récupération et font parfois preuve de beaucoup d’imagination pour arriver à de beaux résultats. A Castelnaudary, un « cuistot » a troqué ses ustensiles de cuisine contre des pinceaux pour remettre à neuf le vestiaire avant de commencer les crèches. Pendant ce temps, ses collègues s’organisent en cuisine pour prendre en charge son travail. Bricomarché a donné des palettes en bois que les légionnaires vont transformer. Chaque compagnie fait sa crèche et ce dans tous les régiments que ce soit au Fort de Nogent, Groupement de Recrutement de la Légion Etrangère, à Aubagne, le siège de la Légion ou bien encore sur les théâtres d’opération. Ainsi le colonel à la retraite Joël Padovani raconte à La Dépêche « C’est toujours un moment d’émotion. Mon premier Noël dans la Légion, j’étais à Madagascar, et voir la crèche faite par un légionnaire avec les moyens du bord, ça m’a fait pleurer. » Les crèches doivent représenter Noël et la Légion. Il n’y a aucun prix matériel à la clef mais le concours n’en reste pas moins important et renforce un peu plus la cohésion de ce corps. Le jury est composé de personnes issues de la société civile, religieuse et militaire.

    crèche de la Légion au fort Nogent en 2007

    crèche de la Légion au fort Nogent en 2007

    Les thèmes des crèches sont donc variés. A Castelnaudary, la crèche des Cadres aura pour thème la Grande Guerre puisqu’on célèbrera en 2014 le centenaire du début de la première guerre mondiale. La compagnie d’engagés volontaires, elle, a choisi les tranchées.  Au fort de Nogent, elle retrace le quotidien d’un soldat. A Aubagne, on retrouve l’évocation de l’Afghanistan avec la représentation d’un poste avancé. On a aussi une représentation de l’institution des invalides de Puyloubier, au pied de la montagne Sainte-Victoire, et encore la jungle guyanaise avec une fusée Ariane V, et enfin le portail d’une caserne à Djibouti. Parfois, les légionnaires font aussi des scénètes vivantes.  Dans une crèche avec une colline d’Indochine et des santons, deux légionnaires jouent l’histoire d’un ancien sur son lit de mort qui raconte sa campagne d’Indochine à son fils. Par-là, les légionnaires rendent hommage aux anciens.  Depuis quelques années, les crèches sont ouvertes au public qui peut venir les visiter. Au Fort de Nogent, elle sera ouverte au public le samedi 4 janvier de 14h à 18h. Hier à Nîmes, les légionnaires ont joué au public des scènes où l’on voit entre autre des militaires peignant des santons pour confectionner leur crèche.

    Les crèches de la Légion Etrangère ont toujours impressionné ceux qui ont pu les voir. On découvre que ces hommes de guerre peuvent faire preuve d’imagination, de créativité et de sens artistique. Certains ont parfois un vrai talent. C’est un des moyens d’intégration de la Légion qui inculque par là un esprit de famille et de débrouillardise. Quelque soit la nationalité ou la religion, aucun légionnaire ne déroge à la tradition et tous y mettent beaucoup de fierté !

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    Legio patria nostra

    L'aquilifer

    L'« aquilifer » était un signifer de rang supérieur, porteur de l'emblème de l'aigle dans une légion romaine. Le nom provient de l'emblème représentant l'aigle (en latin, « aquila »), qui était le type d'emblème communément utilisé depuis la réforme marianique en 104 av. J.-C. Avant cette date, le loup, le sanglier, le taureau et lecheval ont été aussi utilisés. L'emblème de l'aigle était la possession la plus importante de la légion et sa perte était une honte terrible.

    L'emblème

    L'emblème « aquila » portait généralement des ailes levées entourées par une couronne de laurier. Il était monté sur une base trapézoïdale étroite, montée sur une hampe qui permettait de le porter bien haut.

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    L’aquilifer, le porteur de l'emblème de l'aigle romaine, bénéficiait d'un prestige considérable ; son statut le situait juste en dessous ducenturion, et devant l’optio ; il arrivait d'ailleurs qu'un aquiliferdevienne centurion. Ce poste d'honneur était souvent attribué à un vétéran, dont il constituait en quelque sorte le « bâton de maréchal ». Il recevait de plus une solde double de celle du légionnaire ordinaire.

    À la différence d'autres porteurs d'emblèmes, l’aquilifer ne portait sans doute pas de peau d'animal, et allait sans doute nu-tête, puisque aucune représentation de l'époque d'un aquilifer ne le montre avec une coiffure ou un casque.

    L'importance de l’aquilifer était grande, puisqu'il constituait le point de ralliement que tous suivaient des yeux, celui dont l'attitude pouvait galvaniser les troupes. L'exemple le plus fameux, qui provient des Commentaires sur la Guerre des Gaules de Jules César, est celui de l’aquilifer anonyme et héroïque de la legio X Equestris : alors que Jules Césarvient de toucher terre sur les côtes de « Bretagne », et que les troupes hésitent à débarquer, l’aquilifer de la formation favorite de César saute à terre en s'écriant :

    « Suivez-moi, camarades, si vous ne voulez pas voir notre aigle tomber aux mains de l'ennemi ! Car moi, en tous cas, je compte faire mon devoir vis-à-vis de ma patrie et de mon général ! »

    Ses compagnons, enflammés par son exemple, sautent promptement à terre pour le suivre.