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    Satan 2

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    Le gouvernement de Vladimir Poutine s’apprête à tester un missile nucléaire si puissant qu’il pourrait à lui seul raser un pays de la taille de la France en quelques secondes. 

    Le missile nucléaire «Satan 2»  sera le plus puissant jamais conçu, et aucune technologie de défense antimissile n’est en mesure de l’arrêter.

    Outre sa puissance, il est équipé d’une technologie furtive pour tromper les systèmes radars ennemis. Son nom officiel est «RS-28 Sarmat». Fabriqué pour remplacer les vieillissants missiles «R-36M»qui étaient surnommés «Satan» par les experts de l’OTAN. C’est donc tout naturellement que son successeur a récupéré le surnom de Satan 2. 

    A lire aussi : Corée du Nord : nouvel échec d'un tir de missile moyenne portée

    Douze têtes nucléaires

    Le missile aura une capacité d’action de 10.000 kilomètres, mettant des villes européennes comme Londres ou Paris, mais aussi des villes de la côte ouest américaine, dans sa ligne de mire. Par ailleurs, le missile pourrait contenir jusqu’à douze têtes nucléaires, lui donnant la capacité de détruire en quelques secondes un territoire «de la taille du Texas ou de la France» selon les informations de la télévision russe. 

    La Russie a déclaré souhaiter tester son missile dès cet été, afin qu’ils puissent entrer en service en 2020.

     

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    Cinq faits d’armes qui montrent que Kim Jong-un est un redoutable dirigeant

    Kim Jong-un, le 22 juin 2015
    Kim Jong-un, le 22 juin 2015 - Yonhap News/NEWSCOM/SIPA

    William Pereira

    Tout comme François Hollande, Kim Jong-un arrive à la fin de son (premier) quinquennat. Initialement présenté comme trop jeune et faible pour gérer le legs de son père, Kim Jong-un est aujourd’hui craint et respecté de tous en Corée du Nord. 20 Minutesrevient sur les décisions politiques qui ont permis au leader suprême d’asseoir son autorité dans le nord de la Péninsule coréenne.

    >> A lire aussi : Corée du Nord: Pourquoi Kim Jong-Un convoque un congrès du parti unique

    Il s’est débarrassé des dirigeants qui lui faisaient de l’ombre

    Quand il accède au pouvoir juste après le décès de son père, Kim Jong-il, le 8 octobre 2011, Kim Jong-un n’a que 28 ans et est loin d’être aussi connu que son prédécesseur. Pour sortir de l’ombre de son père, Kim Jong-un procède à un écartement progressif – principalement par la violence - de membres de l’entourage politique de Kim Jong-il restés en poste après le décès de ce dernier. Ainsi, en 2013, Kim Jong-un a fait exécuter son oncle et ancien mentor, Chang Song-taek - il l’aurait fait dévorer par des chiens bien que l’information reste invérifiable -, un temps pressenti pour succéder à Kim Jong-il avant que celui-ci ne désigne finalement son fils cadet à la place. Il est donc plus probable qu’il s’agisse d’un coup politique à la Game of Thrones que d’une peine appliquée pour corruption et trahison, comme l’avancent les sources officielles. Outre son mentor, Kim Jong-un aurait fait exécuter plusieurs ministres, vice-ministres et autres hauts représentants pour asseoir son autorité, à tel point qu’aujourd’hui, il n’y a plus grand monde pour rire du despote en Corée du Nord.

    Il a intensifié la politique nucléaire agressive de son pays

    Le dirigeant nord-coréen a profité du congrès du parti unique pour faire le point sur l’avancée de la politique nucléaire du pays et saluer ses chercheurs, à l’origine d’un « événement miraculeux en faisant retentir le son magnifique et grisant de la première bombe H de notre république », le 6 janvier 2016. Si l’on est en mesure de douter de la nature de la bombe – des experts estiment que l’énergie libérée par la bombe lors de l’essai était trop faible pour qu’il puisse s’agir d’une bombe H -, l’avancée de l’Etat communiste en matière nucléaire s’avère incontestable. Le jeune tyran se défend toutefois de s’armer à des fins bellicistes. « Le renforcement de notre dissuasion nucléaire est un exercice légitime de nos droits à l’autodéfense, qui continuera aussi longtemps que se poursuivra la politique américaine hostile », a ainsi avancé le ministère des affaires étrangères. Une déclaration qui confirme que Kim Jong-un a bien l’intention de se munir d’un arsenal nucléaire d’envergure.

    >> A lire aussi : Corée du Nord: Kim Jong-un assied encore un peu plus son pouvoir

    Il s’est positionné en faveur de la réunification des deux Corées

    S’il est vrai que les relations entre les deux Corées relève parfois de la schizophrénie, il semblerait, du moins en apparence, que le « Grand Soleil du XXIe siècle » soit motivé à changer de cap concernant les relations avec le Sud. En 2014, la presse faisait état de contacts officieux entre le numéro deux du régime Hwang Pyong-so et Ryoo Kihl-jae ministre de l’unification sud-coréen, dans le cadre de la cérémonie de clôture des jeux asiatiques à Incheon. « Tous les efforts possibles devraient être déployés pour une réunification pacifique car nous ne voulons pas qu’une guerre éclate sur le sol coréen et que la nation coréenne soit de nouveau touchée par la flamme de guerre », a dit ce week-end Kim Jong-un, cité par le quotidien Rodong Sinmun. Des déclarations relativisées par les tensions nucléaires quasi annuelles entre les deux camps, la dernière en date remontant à août 2015, quand la Corée du Nord avait tiré un obus sur la ville de Yeoncheon.

    Il a ouvert le secteur privé coréen aux marchés étrangers

    L’URSS a eu la Perestroïka. La Corée du Nord a, depuis le début de règne du cadet de Kim Jong-il, le « byungjin », à savoir le développement simultané du nucléaire et de l’économie du pays. Aussi surprenant que cela puisse paraître, Kim Jong-un a ouvert le marché privé nord-coréen à l’extérieur dans le but d’enrichir son pays, avec un petit succès. Ainsi, d’après un rapport détaillé du chercheur russe Andreï Lankov, le secteur privé génère aujourd’hui 30 à 50 % du PIB du pays et est à l’origine de la quasi-totalité de sa croissance. Mais cette timide ouverture freine relativement une croissance qui prendra bien plus de temps que si le pays s’ouvrait totalement à l’extérieur.

    >> A lire aussi : La Corée du Nord n'utilisera l'arme nucléaire qu'en cas d'agression, selon Kim

    Il a repositionné le parti unique au centre de la vie politique nord-coréenne

    Kim Jong-un a été élu président du parti des travailleurs de Corée, lundi 9 mai, à l’occasion du congrès du même parti dont il était déjà premier secrétaire. Un acte plus symbolique qu’effectif, puisque le dirigeant disposait déjà des pleins pouvoirs, mais qui permet de remettre le parti des travailleurs au centre de la vie politique coréenne, au détriment du corps militaire, dont les pouvoirs avaient été accentués lors des deux dernières décennies par Kim Jong-il. Le but avéré de la démarche est de redonner à la Corée du Nord une vie institutionnelle similaire à celle des années 1970.