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Breizh - Page 4

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    Le para ne va pas au ciel, il y retourne

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    Le para ne porte pas de béret rouge, il arbore un béret amarante.
    Le para ne dort pas, il récupère.
    Le para ne mange pas, il restaure ses forces.
    Le para ne boit pas, il se désaltère.
    Le para n'avance pas, il progresse.
    Le para ne monte pas à l'assaut, il bondit.
    Le para ne fuit pas, il se replie en combattant.
    Le para ne se planque pas, il manoeuvre.
    Le para ne s'abrite pas, il se camoufle.
    Le para ne rampe pas, il utilise le terrain.
    Le para ne tire pas, il rafale.
    Le para ne drague pas, il ratisse.
    Le para ne conte pas fleurette, il évoque ses campagnes.
    Le para ne baise pas, il saute.
    Le para ne saute pas, il passe la portière.
    Le para ne saute pas au combat, il plonge dans la mêlée.
    Le para n'a jamais peur, même s'il lui arrive de baliser parfois.
    Le para n'a pas d'opinion, il n'a que des certitudes (qu'il est le meilleur par exemple).
    Le para ne méprise personne, il lui arrive d'admettre qu'il puisse exister d'autres bataillons paras que le sien.
    Le para ne joue pas des coudes, il roule les mécaniques.
    Le para n'est pas immodeste, il a tout simplement conscience de sa valeur.
    Le para n'est pas un héros, il est para, ce qui ne veut pas dire la même chose.
    Le para n'a jamais de rhume de cerveau, il a des crampes aux mollets.
    Le para ne meurt pas, il exécute son ultime saut.
    Le para ne va pas au ciel, il y retourne.
    Et d'ailleurs, un para est un para, et réciproquement.

    Erwan Bergot

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    Jugon : l’envol de Maurice Halna du Fretay (15 novembre 1940)


    Le 15 novembre 1940, Maurice Halna du Fretay, de Saint-Igneuc (Jugon) est un des premiers Français à rejoindre de Gaulle. Il est abattu au dessus de Dieppe en août 1942 après s’être brillamment illustré dans la Royal air force (RAF).

    Né en 1920, Maurice Halna du Fretay prend ses premiers cours de pilotage en 1937, à l’aéro-club de Dinan et achète un petit avion tchécoslovaque, un Zlin 45 CV.

    Vient la guerre. Il veut s’engager. Trop jeune : « On me répond : Pas besoin de pilotes. Il y en a tant qu’on veut », écrit-il plus tard. Dans la propriété familiale de Ranléon, à Saint-Igneuc, le Zlin est démonté et caché.

    Elève-radio navigant, Maurice est à Aulnat (Puy-de-Dôme) pendant la débâcle. Il rentre à Ranléon en septembre, avec une seule idée, rejoindre ce de Gaulle dont il a entendu parler et qui incarne la pérennité de la France. Sa conviction est renforcée par ce qu’il voit de son pays sous le joug. Comme ces odieuses affiches rouges : « Je me rappelle celle qui m’a appris l’exécution, je devrais dire l’assassinat, d’un ouvrier électricien que je connaissais bien. Encore un à venger », dit-il à Maurice Schumann, sur les ondes de la BBC le 12 décembre 1940.

    Sa mère, la baronne du Fretay (1), encourage son idée de partir tout en canalisant son impatience : « Il ne s’agit pas de partir, mais d’arriver. » En novembre sa décision est prise. Il s’envolera sur le Zlin et la piste d’envol sera la belle allée de la propriété familiale. L’avion est remonté, l’essence trouvée.

    Un baiser d’adieu

    Le 15 novembre, la baronne embrasse son fils et va prier. Se doute-t-elle qu’elle vient de lui donner le baiser d’adieu ? « Je mets plein gaz, je lève la main. L’avion bondit, s’embarque un peu à droite, un peu à gauche, évite les arbres de justesse. J’arrache l’avion. Il passe tangent aux pommiers. C’est une chance que sans essai, tout fonctionne si bien », écrit-il. Quelques heures plus tard, il est en Angleterre. Il crie : « Je ne suis plus un vaincu ! »

    Sa famille aura deux fois de ses nouvelles, par la BBC. Son nom, bien sûr, n’est pas cité. Mais les Halna du Fretay n’ont aucun mal à reconnaître la voix et le sang de ce garçon de 20 ans qui le 12 décembre déclare à Schumann : « Je suis décidé à tout plutôt qu’à leur donner (aux Allemands) mes bras pour nous maintenir en esclavage. »

    Puis, plus de nouvelles. « Ce n’est qu’à la Libération que notre mère apprendra la mort de Maurice. Ce fut un grand chagrin », témoigne Pierre, son frère cadet.

    Pilote dans la RAF, squadron 174, il est « tenu pour un vrai tigre dans son escadrille », selon Henri Avril, préfet de la Libération. « Notre travail consiste à faire de l’assaut. Je pilote un Hurricane, bombardier de 12 000 chevaux, avec 12 mitrailleuses. Cela me change de mon avion de 45 CV qui a l’air d’un jouet d’enfant » explque-t-il à la BBC.

    C’est sur un avion légèrement différent qu’il prend part au débarquement de Dieppe, le 18 août 1942. La RAF effectue 2 617 sorties. Cent six appareils ne rentreront pas, dont le sien.

    Sur la carlingue de son Hurricane, Maurice Halna du Fretay avait fait inscrire : « Breiz dalc’h mad » (Tiens bon Bretagne) et « Kentoc’h mervel » (Plutôt mourir).

    (1) Futur membre du comité départemental de la Libération.

    Source : http://almrd22.fr/Jugon-l-envol-de-Maurice-Halna-du


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    Ana et Bill imposent le code rouge à Octo Finances

    Après Ana, un second cyclone se forme en Atlantique Nord, contraignant Octo Finances à repasser en Code Rouge : pas de départ prévu dans les 6 jours. On espère une nouvelle fenêtre météo le 26 août.

    "Cela fait 10 jours que nous faisions les derniers préparatifs, en vue d'un départ prévu mardi 11 puis samedi 15 août. On était fin prêts. précisent Benoît et Pierre-Yves. En constante relation avec notre routeur, nous étions confiants dans la fenêtre de samedi, quasi idéale, même si dès mardi Christian nous avait alertés sur l'apparition d'une dépression tropicale au niveau du Golfe du Mexique. Les derniers fichiers ont éteint tous nos espoirs avec le passage d'Ana en tempête tropicale, rejoint maintenant par Bill qui devrait évoluer en cyclone. Il y a un risque qu'ils arrivent sur notre trajectoire : c'est dur d'attendre de nouveau, mais nous n'avons pas le choix face à ce type de phénomène météo."

    " L’Ouragan Bill qui s’est créé juste derrière la tempête tropicale Ana est le premier cyclone de l’année. Il devrait éviter la Floride en suivant une route Nord et revenir vers l’Europe vers le 27 Août sous forme d’une très grosse dépression. Sa trajectoire est prévue au Nord des Açores. Il va générer une mer très forte avec des creux de plus de 10 mètres, des conditions à éviter à tout prix pour Octo Finances. Une nouvelle fenêtre pourrait s’ouvrir après son passage au large de New York prévu le week-end prochain", ajoute Christian Dumard, routeur du Défi.

    http://www.ocean-express.org/ny/index.php/fre/blog/ana_et...
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    Atlantique. Le bon tour des goélettes

    21 août 2009

    516886_5820382-etoilebis-t114a.jpgPendant que les trimarans Banque Populaire et Groupama avalaient l'Atlantique en moins de quatre jours, deux goélettes de 1932 bouclaient leur tour commencé il y a quatre mois. La Belle Poule et l'Etoile sont rentrées, hier, à Brest. En pleine forme.

    Jamais les deux voiliers école de la Marine n'avaient poussé aussi loin dans le Sud et dans l'Ouest. Habituées aux côtes de la vieille Europe, les goélettes s'étaient déjà frottées aux brumes islandaises mais n'avaient jamais poussé au-delà. En participant à la Tall Ships Atlantic Challenge, réunissant une trentaine de voiliers de toutes tailles et de tous les âges, les deux voiliers de la Marine ont touché les Bermudes, goûté à la moiteur de Charleston, plongé dans les lumières de New York en juillet... En partant d'Halifax, l'Étoile et la Belle Poule se sont offert un retour des plus musclés, en 17 jours, jusqu'à Belfast.

    Grands calmes...

    Après 10.000 milles nautiques (18.000km), les deux goélettes n'ont pas failli à leur réputation de robustesse. Le commandant de la Belle Poule, Olivier Lebosquain a, une fois de plus, observé «leur magnifique comportement à la mer». «Un jour où nous étions plutôt contents de dévaler entre 10 et 12 noeuds, on a vu quelque-chose arriver sur notre arrière. Il faisait gris, la nuit commençait à tomber. C'était Groupama 3 lancé à plus de 40 noeuds (80km/h). Il nous restait une douzaine de jours de mer. Eux, à peine 36heures pour arriver de l'autre côté!», précise, non sans humour, Patrice L'Hour, le commandant de l'Étoile. Ils n'oublieront justement pas les grands calmes entre Tenerife et Hamilton, aux Bermudes. Une semaine complète sans vent, en pleine course... À peine 16milles nautiques (30km) parcourus le plus mauvais jour... L'accueil aux États-Unis a, une nouvelle fois, offert l'occasion de vérifier la grosse cote des marins français. En dépit des drastiques dispositifs de sécurité «11-Septembre», les goélettes ont pu évoluer à leur guise autour de New York. «On nous a même autorisés à naviguer sur des canaux qu'aucun navire militaire n'avait encore emprunté».

    ... et coups de tabac

    D'autres images resteront solidement accrochées au hunier, notamment lors de la dernière traversée. Un monument que les plus jeunes marins du bord, les élèves officiers et les réservistes embarqués, n'oublieront pas de sitôt! Deux coups de tabac balayant l'Atlantique Nord en dix jours, deux journées avec plus de 50noeuds de vent (100km/h, 62noeuds à l'anémomètre) pour une descente vertigineuse jusqu'à Belfast. Pour ce sprint final, l'Étoile grimpe sur le podium en temps réel et compensé mais la Belle Poule ne termine pas très loin derrière. Une autre fois, l'une des goélettes a fait demi-tour pour franchir la ligne en même temps que sa jumelle, sous l'oeil ébahi des organisateurs anglophones. Au-delà de la course, resteront le périple et l'aventure humaine. Une vie spartiate et plutôt inconfortable sur la durée, à bord de voiliers construits dans la pure tradition des morutiers paimpolais. Combien de fois n'ont-ils pas eu une pensée pour ces pêcheurs qui partaient vers les bancs d'Islande, sabots aux pieds et toile de jute sur le dos?

    Le projet d'un grand voilier école

    Après quatre mois de mer, le sillage des goélettes a ravivé le projet d'un grand voilier école français, un trois-mâts de 80m de longueur. Du vent pour carburant, une école d'humilité à toute épreuve, une carte diplomatique incomparable et un budget de fonctionnement riquiqui comparé aux autres bâtiments de la Royale: et si cela devenait le grand projet de la Marine après le retrait de la Jeanne d'Arc?

     

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    Digne du Tiers-monde

    Les quelque 1 500 (!) candidats (et surtout candidates), parfois venus de loin, qui ont subi le 25 mars dernier les épreuves du "concours d'entrée à l'I.F.S.I. de l'I.F.P.S." (en clair : école d'infirmières) de LA ROCHE SUR YON (Vendée) auront le plaisir d'y retourner le 25 avril prochain.

    Motif : "Un aléa majeur dans l'acheminement par Colissimo des copies de l'épreuve de tests psychotechniques de notre concours du 25 mars a provoqué la perte de 300 copies". Sic.

    La directrice de l'"Institut de formation aux professions de santé" précise qu'"il est aussi inutile d'adresser vos plaintes à la direction de l'I.F.P.S..." et que "L'impossibilité de vous présenter à la convocation du samedi 25 avril 2009 ne vous autorise pas à solliciter le remboursement des frais d'inscription au concours".

    Lesquels s'élèvent à 70 (soixante-dix) euros par candidat(e)s, qui ont du être avancés dès le mois de janvier. Soit un pactole de plus de 100 000 (cent mille) euros, sur lequel les organisateurs auraient peut-être pu prélever le montant d'un envoi sécurisé, vu la fiabilité, disons relative, de La Poste.

    Un établissement privé qui se livrerait à de pareilles pratiques se retrouverait probablement en justice, mais dans la Fonction publique l'on n'est ni responsable ni coupable.

    Et gageons que la presse locale, fort diserte sur d'autres sujets mineurs, se montrera ici d'une discrétion exemplaire.

    Dernier gag : l'en-tête de la correspondance adressée aux candidats précise "Formation financée par la région Pays de la Loire".

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