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    Honneur au soldat Steeve Cocol, mort pour la France et la liberté!

     

    Le soldat tué vendredi en Afghanistan avait déjà été engagé dans ce pays

    Le soldat français tué vendredi en Afghanistan, un brigadier du 1er régiment de hussards parachutistes (1er RHP) de Tarbes d'origine guadeloupéenne, avait déjà été engagé dans ce pays en 2008, a indiqué l'armée de terre dans un communiqué.

    Steeve Cocol, 29 ans, s'était engagé au 1er régiment d'artillerie de Belfort en décembre 2004. Deux ans plus tard, il avait rejoint les rangs du 1er RHP de Tarbes avec lequel il était déployé en Afghanistan, a précisé l'armée de terre, en évoquant un parachutiste qui "faisait preuve d'une rare force de caractère".

    Il avait été engagé au Tchad en 2007, une première fois en Afghanistan en septembre 2008, puis de nouveau, en janvier 2010, sur un blindé de reconnaissance AMX 10 RC.

    Vendredi, il a été très grièvement blessé par un tir d'artillerie des insurgés qui a frappé le poste de combat avancé Hutnik dans la vallée de Tagab, à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Kaboul.

    Evacué par hélicoptère vers l'hôpital militaire français de Kaboul, il a succombé à ses blessures. Un interprète afghan a également été grièvement blessé lors de cet incident mais ses jours ne sont pas en danger, avait indiqué samedi l'état-major des armées à Paris.

    Le brigadier Cocol était décoré de la médaille d'Outre-mer ("agrafe Tchad"), de la médaille de bronze de la Défense nationale, de la médaille commémorative française ("agrafe Afghanistan") ainsi que de la médaille Otan.

    A son tour le président de la région Guadeloupe, Victorin Lurel (PS), a adressé samedi soir "ses plus sincères condoléances à sa famille, originaire de Sainte-Rose", en Basse-Terre, selon un communiqué.

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    Mort du général Marcel Bigeard

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    Le colonel Bigeard (à droite) pendant la guerre d'Algérie, en avril 1956 DALMAS / SIPA

    Le général Marcel Bigeard s'est éteint ce matin, à son domicile de Toul, vient d'annoncer son épouse. Il avait 94 ans.

    L'ancien combattant, grande figure de la Seconde Guerre mondiale et des conflits d'Indochine et d'Algérie (son nom reste lié à la bataille de Dien Bien Phu : parachuté avec son bataillon de parachutistes coloniaux sur le camp retranché encerclé par le Vietminh, Bigeard avait participé aux combats jusqu’à la chute le 7 mai 1954), avait déjà été soigné plusieurs jours en mars et en mai au centre hospitalier universitaire de Nancy.


    Né le 14 février 1916 à Toul (Meurthe-et-Moselle), il fut d'abord employé de banque à la Société générale avant de combattre dans l'armée lors de la défaite de juin 1940. Blessé puis fait prisonnier, il s'était évadé avant de rejoindre les Forces françaises libres en Afrique.

    Il est surtout connu pour son action lors de la bataille d'Alger en 1957, lorsque les parachutistes qu'il commandait avaient repris le contrôle de la ville aux indépendantistes.

    Il fut dans les années 1970 secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Défense dans le gouvernement Chirac, sous Valéry Giscard d'Estaing, puis député de la Meurthe-et-Moselle.

    Les anciens de la Très Bahutée Corniche Hoche rendent un dernier hommage au combattant fidèle, à l'homme intègre et au grand soldat que fut Bigeard.

    Il fut un guide et un exemple pour notre jeunesse. Alors que d'autres se vautraient dans les combines et les compromissions, Bigeard a su garder sa noblesse et les mains propres.

     

    Claude Guillemain

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    Saint-Cyr-Coëtquidan (56). L'armée au secours des managers

    Confrontées à une crise du management, de plus en plus d'entreprises et d'institutions, comme HEC, font appel à l'armée pour aider cadres et futurs dirigeants à devenir des leaders plus efficaces. Reportage avec de curieux militaires à Saint-Cyr- Coëtquidan (56)

    Source : http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/saint-cyr-coetquidan-56-l-armee-au-secours-des-managers-23-05-2010-926671.php?xtor=EPR-3-[quotidien]-20100523-[detailarticle]

    gwenn_anim.gifUn râle glaçant s'échappe d'une tente militaire. Au compte-gouttes, les victimes du tremblement de terre sont acheminées par civières vers un camp de fortune. Les treillis s'organisent, les ordres fusent par radio. Malgré la gravité de la situation, David, 37 ans, est d'humeur badine. «Je n'ai pas fait mon Service militaire et je ne m'attendais pas à ce que l'armée puisse se recycler dans ce genre d'exercice», s?étonne-t-il. Comme les 200 apprentis soldats qui ont investi l'école de Saint-Cyr-Coëtquidan, David est étudiant en Master en administration des affaires à HEC-Paris et suit dans l'enceinte de la célèbre école militaire une formation très prisée par les futurs dirigeants et cadres supérieurs qui souhaitent aguerrir leurs compétences de leader et prétendent à de hautes sphères hiérarchiques.

    Exercices physiques et intellectuels

    Dans le cadre de ce cursus, ils viennent durant deux jours se former à l'art du management et de la gestion du stress auprès de l'armée. Construire un pont, gérer un scénario catastrophe, suivre un parcours du combattant: autant d'exercices pratiques réalisés sous le regard inquisiteur d'officiers censés tester les limites de leurs stagiaires. Ces cols blancs ont d'ailleurs dû présenter un certificat d'aptitude sportive. Ces deux jours de stage, facturés autour de 500euros par tête, n'ont-ils pas un petit goût de vacances sous les drapeaux? «C'est tout sauf un gadget, coupe Nicolas, ex-ingénieur chez Ericsson. Ce genre de situation nous force à comprendre un scénario donné, à nous imposer comme chef d'un groupe malgré le stress, faire accepter des décisions. L'armée est tout à fait légitime à nous enseigner cela. Comme nous, les militaires appliquent des stratégies, ont des ?concurrents ?. Le parallèle entre le marché et la guerre n'est pas infondé».

    De grosses entreprises

    DCI Campus Entreprise joue les intermédiaires entre l'armée et HEC. Créée en 2006, cette société propose des formations au management, au leadership et à la cohésion d'équipe en partenariat avec les armées françaises. De plus en plus d'entreprises françaises sont friandes de ce genre de stage: Michelin, Doux, Bouygues comptent déjà parmi les clients de DCI. Son chiffre d'affaires a augmenté de 60% l'année passée. Des pourparlers sont en cours avec Orange contre qui a été récemment ouverte une information judiciaire pour harcèlement moral. Même du personnel d'encadrement de l'Éducation nationale est venu passer quelques jours à Saint-Cyr.

    «L'armée experte en façonnage»

    Une tendance qui n'étonne en rien le commandant Barth, directeur des stages: «L'armée est experte en façonnage d'individu. Sinon, comment expliquer que les jeunes entrant dans l'armée, sortant tout juste du système éducatif, sont prêts à mourir pour la patrie un an et demi après?». Et d'ajouter: «Dans ces stages, nous transmettons surtout un savoir être: apprendre à faire adhérer à la discipline, gérer un groupe et le flot d'informations qui crée souvent l'incertitude et le stress. On transmet aussi des valeurs de solidarité, essentielles au combat, en remettant l'humain au coeur de tout. Ça, le monde civil l'a peut-être moins cultivé ces dernières années».

    «L'intérêt de la France»

    Pour l'armée, ces stages seraient l'occasion de consolider le lien Nation-armée et de rénover l'image jugée caricaturale du militaire, toujours à mi-chemin entre Rambo et l'adjudant de sérieB. Autre avantage à en croire le Commandant Barth, durant ces stages, «les officiers rencontrent et tissent des liens étroits avec les élites du civil. Cela rendra notre action plus efficace quand tous se retrouveront sur des théâtres de guerre. Il en va de l'intérêt de la France».

    • Glen Recourt

    Les réserves d'un sociologue de l'entreprise



    Vincent de Gaulejac, sociologue, est directeur du laboratoire du Changement social à Paris-Dauphine. Il est l'auteur de «La société malade de la gestion» (éditions Le Seuil). Il précise ses réserves sur l'organisation de stages militaires destinés aux cadres et futurs dirigeants d'entreprise.

    Qu'est-ce qui caractérise aujourd'hui la souffrance au travail?
    Le travail reste un moyen d'accomplissement, un élément important pour avoir une existence sociale. Mais en même temps, on assiste à une intensification, une pression de plus en plus forte qui contribue à produire un mal être, tant dans le secteur privé que public. Auparavant, le problème était la pénibilité physique au travail, à laquelle les travailleurs répondaient collectivement par la grève. Désormais, on est face à une charge psychique parfois difficilement supportable. La réponse est alors individuelle: le travailleur va chez le médecin se faire prescrire des antidépresseurs.

    Des stages comme ceux organisés à Saint-Cyr-Coëtquidan peuvent-ils servir de remèdes?
    L'objectif de ces stages est de mobiliser les individus, d'obtenir leur adhésion pour qu'ils intériorisent la culture de la haute performance, mais pas de donner du sens à leur existence. L'humain n'est plus la finalité mais seulement un moyen au service d'une organisation performante. C'est comme certaines entreprises qui vont chercher des entraîneurs de football: c'est toujours l'idéologie de la performance qui prévaut. Dans les grandes entreprises, moins les missions sont claires et font sens pour les employés, plus elles sont obligées d'aller chercher à l'extérieur pour réinsuffler du sens. Elles font donc appel à des «managers de l'âme». Mais, d'expérience, ces importations de sens ont du mal à prendre car elles sont souvent artificielles. Et c'est à double tranchant, car pour avancer dans leurs carrières, les gens sont obligés d'adhérer à cette logique, mais en même temps ils en retirent une tension, ils ne donnent plus de sens à leur action. Ça les met dans un désarroi qui peut mener au burn-out, au suicide et à la dépression.

    Par ses valeurs, l'armée ne peut-elle pas participer à une certaine «moralisation du capitalisme»?
    On peut se poser la question. L'économie doit-elle se calquer sur le modèle militaire? L'image d'une guerre économique à gagner est dangereuse car ça justifie une compétition exacerbée et généralisée. Cela prouve que nous sommes encore dans une logique de domination et pas de solidarité. Et si c'est ça redonner du sens, ça m'inquiète beaucoup...